Je verlaat deze site
Je staat op het punt de Making Diabetes Easier Website te verlaten.
Weet je dat zeker?
L’hypoglycémie survient lorsque les taux de glycémie (sucre, ou glucose, dans le sang) chutent en dessous d’un niveau optimal [1]. C’est l’une des complications les plus fréquentes du diabète de type 1 chez les enfants [2].
L’hypoglycémie est particulièrement préoccupante chez les enfants, car elle est susceptible d’affecter le développement cognitif (en particulier avec le diabète de type 1 d’apparition précoce) et peut être une expérience angoissante pour les enfants et leurs familles [2]. C’est pourquoi la prévention et le traitement de l’hypoglycémie constituent la pierre angulaire de la gestion du diabète chez les enfants [2].
Si votre enfant est atteint de diabète, il se peut que vous ayez des questions ou des préoccupations concernant l’identification et la gestion des épisodes d’hypoglycémie — communément appelés « hypos ».
Dans cet article, nous examinons à quoi ressemble l’hypoglycémie chez l’enfant, ce qu’il faut faire quand elle se produit, et comment s’assurer que votre enfant soit pris en charge lorsque vous êtes absent(e).
Être capable de reconnaître les signes et symptômes de l’hypoglycémie chez l’enfant vous permet d’intervenir de manière précoce pour prévenir et traiter l’hypoglycémie [1].
L’hypoglycémie est généralement catégorisée en hypoglycémie légère et hypoglycémie sévère [3, 4, 5].
Une hypoglycémie légère survient lorsque la personne peut identifier elle-même l’affection et s’autotraiter sans l’aide d’autres personnes [3, 5].
En cas d’hypoglycémie légère, les taux de glycémie sont inférieurs ou égaux à 70 mg/dl [3].
Cependant, le seuil auquel un enfant commence à présenter des symptômes d’hypoglycémie varie d’un individu à l’autre [1].
Les symptômes d’une hypoglycémie légère comprennent [1, 3, 4] :
Il se peut que les jeunes enfants ne soient pas capables de reconnaître eux-mêmes les symptômes d’une baisse de leur glycémie [1], c’est pourquoi il est important de savoir à quoi il faut faire attention chez votre enfant ou chez un enfant dont vous vous occupez. Ils pourraient aussi avoir besoin d’aide pour la traiter [1].
L’hypoglycémie sévère survient lorsque l’enfant perd conscience ou présente une crise convulsive induite par une glycémie basse et/ou ne peut pas se traiter seul [3].
Les signes d’une hypoglycémie sévère peuvent inclure [4] :
L’hypoglycémie sévère est le danger le plus immédiat pour les enfants diabétiques [4].
Certaines des principales causes d’hypoglycémie comprennent [1, 3, 4] :
Parfois, la cause d’un épisode hypoglycémique est tout simplement inconnue [1]. Cela peut être très frustrant pour les enfants, les soignants et le personnel scolaire lorsque tous est mis en œuvre pour éviter l’hypoglycémie [1].
Une chose essentielle à avoir à l’esprit lors du traitement d’une hypoglycémie est de ne jamais laisser l’enfant seul [3, 4]. Voici deux étapes principales à suivre.
Si votre enfant présente des symptômes d’hypoglycémie légère, administrez-lui immédiatement du glucose à action rapide à une dose de 0,3 gramme/kilogramme (g/kg) [3]. Pour un enfant pesant environ 50 kg, il s’agira d’une dose de 15 g de glucides.
L’équivalent de cette dose de glucides peut être :
Si l’hypoglycémie a été causée par un repas ou une collation manqué(e), mais que l’enfant a pris un traitement par insuline comme d’habitude, la FID recommande que l’étape 1 soit suivie en prenant un repas ou une collation incluant une quantité appropriée de glucides [3].
Ensuite, attendez 10 à 15 minutes avant de mesurer à nouveau la glycémie de votre enfant pour voir si elle s’est stabilisée [3, 4, 6]. Une glycémie normale est supérieure à 5,6 mmol/l (100 mg/dl) [3].
La prise de 15 grammes de glucides suivie d’une attente de 15 minutes est également appelée « règle des 15/15 » [1, 6].
Si la glycémie n’est toujours pas dans la plage, répétez l’étape 1 [1, 3, 4].
Une hypoglycémie sévère est une urgence médicale. Si votre enfant est inconscient ou a des convulsions, demandez une assistance médicale et appelez immédiatement une ambulance [1].
Si votre enfant présente une hypoglycémie sévère et est incapable d’ingérer quoi que ce soit, placez-le en position latérale, et assurez-vous que ses voies respiratoires ne sont pas obstruées et qu’il peut respirer [3, 4].
Si l’enfant vomit ou présente une hypoglycémie sévère avec perte de conscience et/ou des convulsions ou des crises convulsives, il se peut qu’il ait besoin de glucagon — une hormone qui augmente la glycémie [3, 4, 5].
Si du glucagon est disponible, une injection intramusculaire ou sous-cutanée (sous la peau) de glucagon doit être administrée aux doses suivantes [3] :
Il se peut que vous soyez capable d’administrer le glucagon vous-même, si on vous a montré comment faire, ou que vous ayez besoin d’une aide médicale [5]. Discutez à l’avance avec l’équipe soignante pour déterminer le meilleur plan de traitement des hypoglycémies sévères.
En tant que parent ou soignant, il peut arriver que votre enfant présente un épisode hypoglycémique pendant votre absence. Dans ce cas, son enseignant(e) ou son assistant(e) maternel(le) devra peut-être traiter l’hypoglycémie lui-même/elle-même. Pour gérer ces moments, il est préférable de se préparer à l’avance et de mettre en place un plan d’action.
Voici quelques conseils pour garantir la prise en charge de votre enfant dans les meilleures conditions lorsque vous êtes absent(e) :
Si vous êtes un(e) enseignant(e) ou un(e) assistant(e) maternel(le) et que vous devez traiter une hypoglycémie légère à modérée chez un enfant, suivez la règle des 15/15 et les étapes indiquées dans la section précédente de cet article [1, 3, 4]. Le plan de soins individualisé de l’enfant ou de l’adolescent précisera le traitement nécessaire [8].
Souvenez-vous de ne jamais laisser l’enfant sans surveillance lorsqu’il est en hypoglycémie [1, 3, 4].
Si l’enfant présente une hypoglycémie sévère et est inconscient, placez l’enfant sur le côté, en position latérale de sécurité [9]. Dans ce cas, appelez une ambulance, signalez-leur que l’enfant est atteint de diabète de type 1, puis contactez les parents ou le soignant [1, 4, 9].
Si vous êtes membre d’un personnel formé à la gestion du diabète et que vous êtes à l’aise par rapport à la façon d’administrer le glucagon, administrez le traitement [4]. Dans certaines écoles, il se peut que le personnel ne soit pas formé à l’administration du glucagon, mais celui-ci peut y être conservé en cas d’urgence, pour y être utilisé par les parents ou par le personnel médical d’urgence [8].
L’hypoglycémie est une complication fréquente du diabète et une préoccupation majeure chez les enfants diabétiques et leurs parents ou soignants. Cependant, il y a de nombreuses choses que vous pouvez faire pour traiter les hypoglycémies légères à modérées chez votre enfant, comme la règle des 15/15 [1, 3, 4, 6].
En cas d’hypoglycémies sévères, l’administration de l’hormone glucagon peut être un traitement efficace [3, 4, 5].
Avoir un plan établi à l’avance peut vous aider à prévenir et à gérer efficacement l’hypoglycémie chez votre enfant [7].
Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète, vous vous demandez peut-être en quoi cela va affecter votre mode de vie et votre santé. Vous vous êtes peut-être posé la question de savoir si cela allait modifier votre façon de pratiquer une activité physique. Tout ce qui relève du jeu dans l’enfance, de la pratique d’un sport à l’adolescence, ou de la course à pied à l’âge adulte est une forme d’activité physique. Il est donc naturel de s’interroger sur la façon dont votre diabète va affecter la pratique des activités que vous aimez.
Cet article vous aidera à comprendre comment l’activité physique va interagir avec votre glycémie et les mesures que vous pouvez prendre pour garder votre diabète sous contrôle.
L’activité physique est essentielle pour une bonne gestion de la glycémie [1]. Il est également crucial de maintenir votre état de santé général quand vous êtes atteint(e) de diabète [1]. Il est recommandé à toute personne atteinte de diabète de type 1 d’être physiquement active [1].
Tous les types d’activités physiques peuvent être pratiqués par les personnes atteintes de diabète de type 1 dans la mesure où elles ne présentent pas de complications du diabète et ont un bon contrôle glycémique [2]. Les recommandations en matière d’activité physique et d’exercice doivent être adaptées à vos besoins individuels [1, 3].
Les effets de l’activité physique sur la glycémie peuvent fortement varier d’une personne à l’autre [1]. Ces effets dépendent non seulement du type d’activité physique que vous pratiquez, mais également du moment auquel vous la pratiquez [1].
Être capable d’ajuster votre prise d’insuline et de nourriture afin de pouvoir faire de l’exercice et de participer à d’autres activités physiques est une partie importante de votre stratégie de gestion du diabète [2] ; vous pouvez en discuter avec votre équipe soignante.
Il arrive que l’activité physique entraîne des épisodes d’hypoglycémie (faibles taux de sucre, ou glucose, dans le sang) chez les personnes atteintes de diabète de type 1, à la fois pendant et après l’activité physique [4].
L’activité physique peut accentuer les effets hypoglycémiants de l’insuline et est parfois connue pour augmenter votre sensibilité à l’insuline [4].
Une activité physique particulièrement vigoureuse peut agir en masquant les symptômes habituels d’un épisode hypoglycémique [4], il est donc important de connaître ces risques. Cependant, avec une gestion rigoureuse, l’hypoglycémie associée à l’activité physique peut être évitée [2].
À l’inverse, de courtes périodes d’activité physique intense « anaérobie » peuvent provoquer une hyperglycémie (taux de glucose élevés dans le sang) chez les personnes diabétiques [5].
Ceci est dû au fait que, pendant l’activité physique, une hormone est libérée qui favorise la production de glucose comme carburant pour les muscles [5]. Cela est tout à fait normal et survient chez les personnes diabétiques et non diabétiques [5].
Chez les personnes non diabétiques, après la fin de l’activité physique, les taux d’insuline augmentent pour réduire le taux de glycémie [5].
Cependant, chez les personnes diabétiques, les taux d’insuline n’augmentent pas de la même manière après l’activité physique, et les taux de glycémie peuvent rester élevés [5].
Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, une carence en insuline peut entraîner une glycémie élevée et provoquer la production de substances chimiques appelées cétones [3]. Si vous êtes déjà en cétose (vous produisez trop de cétones), votre contrôle glycémique et votre production de cétones pourraient se détériorer si vous commencez à pratiquer une activité physique [3].
Si vous êtes atteint(e) d’un diabète de type 1, vous devez mesurer votre glycémie avant de commencer à pratiquer une activité physique [1].
Le tableau suivant vous donne une idée de ce que vous devez cibler :
| Glycémie avant l’activité physique | Mesure à prendre |
|---|---|
|
< 90 mg/dL |
Ingérez entre 15 et 30 g de glucides à action rapide avant de commencer l’activité physique. Surveillez votre glycémie car vous pourriez avoir besoin de plus de glucides si l’exercice est prolongé. |
|
90 - 150 mg/dL |
Commencez à consommer des glucides au début de l’activité physique |
|
150 - 250 mg/dL |
Commencez votre activé physique, retardez la prise de glucides jusqu’à ce que la glycémie soit < 150mg/dL |
|
250 - 350 mg/dL |
Faites un test de dépistage des cétones. Ne pratiquez pas d’activité physique en cas de présence de cétones en quantités modérées à importantes. Pratiquez uniquement une activité physique modérée, car une activité physique de haute intensité pourrait aggraver l’hyperglycémie |
|
≥ 350 mg/dL |
Faites un test de dépistage des cétones. Si les taux de cétones sont modérés à élevés, ne pratiquez pas d’activité physique. Si le résultat est négatif pour les cétones, envisagez de corriger vos taux de glycémie avec de l’insuline. Ne pratiquez pas d’activité physique de haute intensité |
Il convient de noter que cela ne remplace pas un plan de gestion complet établi entre vous et votre équipe soignante.
Chaque personne diabétique va réagir de manière sensiblement différente à l’activité physique [1].
Il se peut que vous deviez consommer des glucides supplémentaires pour maintenir votre glycémie suffisamment élevée et rester ainsi dans la plage normale [1]. Vous pourriez aussi constater que vous devez réduire votre dose d’insuline pour éviter que votre glycémie ne soit trop basse [1].
Si vous êtes atteint(e) d’un diabète de type 1, vous devez contrôler votre glycémie fréquemment après une activité physique ; il se peut que deviez consommer des glucides supplémentaires ou ajuster votre dose d’insuline [1].
Une hypoglycémie (faible taux de glucose dans le sang) peut survenir peu de temps après une activité physique, généralement dans les quatre heures [3]. Elle peut également survenir jusqu’à 24 heures après la pratique d’une activité physique ; c’est ce qu’on appelle une hypoglycémie tardive [3, 5].
L’épuisement des réserves d’énergie de l’organisme et l’augmentation de la sensibilité aux effets hypoglycémiants de l’insuline qui sont susceptibles de survenir après une activité physique peuvent entraîner des événements hypoglycémiques [3]. Ils surviennent fréquemment la nuit ; on parle d’hypoglycémie nocturne [3]. Pour compenser ce risque, il se peut que vous deviez prendre une collation le soir ou que vous deviez réduire votre dose d’insuline du soir si vous avez pratiqué une activité physique ce jour-là [3].
L’activité physique est importante et présente des bénéfices considérables dans le diabète de type 1 et le diabète de type 2 [1]. Toute personne diabétique doit s’efforcer d’être physiquement active [1].
Certains des effets importants sont [1] :
L’activité physique comporte une série de bénéfices pour l’état de santé général, et pour la gestion du diabète [1].
L’activité physique est extrêmement importante pour les personnes diabétiques, avec de nombreux bénéfices pour leur santé [1].
Une gestion rigoureuse de votre diabète sera nécessaire, incluant des modifications de votre apport glucidique et de votre régime d’insuline [1], pour que vous puissiez profiter pleinement de votre activité physique.
Comme toujours, votre équipe soignante sera là pour vous aider à comprendre comment gérer votre diabète ; elle vous fournira un soutien et des conseils afin de s’assurer que vous puissiez pratiquer une activité physique de manière agréable.
Les pompes à insuline peuvent améliorer le contrôle glycémique et permettent une administration plus précise et plus flexible de l’insuline chez les adultes diabétiques, mais sont-elles adaptées aux enfants [1] ?
Dans cet article, nous nous penchons sur l’utilisation des pompes à insuline chez les enfants, en répondant à des questions telles que : votre enfant peut-il avoir une pompe à insuline et est-il un bon candidat pour cela ? Quels sont les avantages et les inconvénients de l’utilisation de pompes à insuline chez les enfants ? Y a-t-il un âge minimum requis pour qu’un enfant obtienne une pompe à insuline ?
Découvrez les réponses à ces questions ci-dessous.
Une pompe à insuline est un petit dispositif électronique qui administre de l’insuline à action rapide à l’organisme au moment où il en a besoin [1]. Elle peut rester en place pendant 2 à 3 jours d’affilée [2].
Il existe essentiellement deux types de pompes à insuline [1] :
La pompe à insuline traditionnelle administre de l’insuline par un petit cathéter (un petit tube muni d’une aiguille) qui est inséré sous la peau et fixé par un adhésif. C’est ce qu’on appelle souvent un « set de perfusion » ou une « canule de perfusion » [1].
La tubulure en plastique relie le set de perfusion à la pompe et achemine l’insuline de la pompe vers la peau [1].
La « pompe patch » n’utilise pas de tubulure et est collée sur la peau à l’aide d’un patch. Les pompes patch sans tubulure contiennent un réservoir d’insuline. L’insuline est administrée par la canule de perfusion et la pompe est contrôlée à distance à l’aide d’une technologie sans fil [1].
Les pompes à insuline administrent l’insuline de deux façons essentiellement [1, 2] :
La plupart des pompes à insuline possèdent un calculateur de bolus qui détermine une dose de bolus recommandée à partir des taux de glycémie à ce moment-là, du nombre total de grammes de glucides consommés et saisis par l’utilisateur, et de l’insuline restante des doses de bolus précédentes [1].
Les pompes à insuline peuvent être utilisées chez les enfants et les adolescents atteints de diabète de type 1, et peuvent leur apporter de nombreux bénéfices en termes de santé [1]. Cependant, il existe des facteurs importants à prendre en compte avant de décider si une pompe à insuline est appropriée pour votre enfant.
Certains des aspects auxquels les parents et les soignants doivent réfléchir soigneusement sont les suivants [2] :
Il faut aussi garder à l’esprit le fait que vous et votre enfant devrez apprendre à bien connaître les pompes à insuline pour pouvoir les utiliser.
La mise en place d'un traitement par pompe à insuline ne peut se faire que dans des centres spécialisés en Belgique et au Luxembourg.
L’utilisation d’une pompe à insuline chez l’enfant présente de nombreux avantages, dont beaucoup sont similaires à ceux d’un traitement par pompe à insuline chez l’adulte :
Le traitement par pompe à insuline pour les enfants peut également poser plusieurs problèmes qu’il faut absolument prendre en compte :
Il est important de peser le pour et le contre du traitement par pompe à insuline pour votre enfant avant de prendre une décision finale. Votre équipe de soins du diabète pourra vous aider à ce sujet.
Actuellement, il n’existe pas d’âge minimum défini à l’échelle internationale auquel un enfant peut obtenir une pompe à insuline.
Les pompes à insuline sont souvent proposées à des enfants de moins de sept ans [6]. De nombreuses études mettent en évidence les avantages de l’utilisation des pompes à insuline, même chez les très jeunes enfants, en démontrant un meilleur contrôle glycémique et une réduction de l’hypoglycémie comparativement au recours aux IQM [1]. Les avantages qu’offrent les pompes à insuline dans la gestion des habitudes alimentaires imprévisibles et des faibles besoins en insuline chez les très jeunes enfants peuvent faire du traitement par pompe à insuline une bonne option pour de nombreux jeunes enfants atteints de diabète de type 1 et leurs familles [1].
Il convient cependant de noter que certains essais n’ont montré aucune différence en termes de contrôle glycémique chez les jeunes enfants de moins de sept ans lorsqu’on comparait un traitement par pompe à insuline à un traitement par IQM [1], et que d’autres d’études randomisées — et des études plus vastes — devraient être menées pour comprendre pleinement les avantages et les inconvénients des pompes à insuline pour les enfants [6].
Selon les directives cliniques de diverses organisations du diabète à travers le monde — l’Association américaine du diabète (ADA), la Société internationale pour le diabète chez l’enfant et l’adolescent (ISPAD), ou la Société d’endocrinologie (Endocrine Society) — le traitement par pompe à insuline peut bénéficier à tous les diabétiques de type 1, quel que soit leur âge [1].
Il est important de garder à l’esprit que l’utilisation de pompes à insuline peut poser des difficultés particulières selon les différentes tranches d’âge. Vous pouvez discuter des options les mieux adaptées pour votre enfant avec son équipe soignante.
Il y a de nombreux aspects importants à prendre en compte avant de décider d’acquérir une pompe à insuline pour votre enfant.
Les études montrent que le traitement par pompe présente de nombreux avantages pour les enfants atteints de diabète de type 1, même si, bien sûr, comme pour tout choix de traitement, il existe aussi des inconvénients à l’utilisation de pompes à insuline chez les enfants [1, 2, 4, 5, 6].
Utiliser une pompe à insuline va nécessiter des efforts, une implication et une volonté d’apprendre, en particulier au début [2].
Cependant, si vous êtes formé(e), assidu(e) et soutenu(e), les pompes à insuline pourraient améliorer la qualité de vie de votre enfant [3]. De plus, la technologie des pompes à insuline progresse rapidement. Avec l’apparition croissante de nouvelles options sur le marché, ce traitement est voué à devenir de plus en plus pratique et largement disponible [1].
Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète, ou si vous connaissez quelqu’un dont c’est le cas, vous êtes confronté(e) à de nombreux termes nouveaux à comprendre. Le fait d’apprendre leur signification vous permettra de garder le contrôle sur la gestion de votre diabète.
Vous avez peut-être entendu le personnel soignant parler des cétones et de l’affection qui y est associée, l’acidocétose diabétique (ACD) [1].
Cet article va vous aider à comprendre ce que c’est et ce qu’elles signifient pour la gestion de votre diabète.
Les cétones, parfois appelées corps cétoniques, sont des substances chimiques naturelles produites dans le foie [1]. Elles sont utilisées par votre corps pour transporter l’énergie vers les tissus, comme le cerveau, le cœur, les reins et les muscles [1]. Le plus souvent, les cétones sont utilisées lorsque le glucose n’est pas facilement accessible comme source d’énergie pour l’organisme [1].
Il existe principalement trois cétones produites par votre organisme [1] :
Les cétones sont toujours présentes dans votre sang [1, 2] ; leurs taux sont augmentés par des actions telles que le jeûne ou la pratique d’une activité physique [1].
Le lien entre les cétones et le diabète est observé depuis longtemps, les cétones ayant d’abord été découvertes dans les urines des personnes diabétiques au 19ème siècle [2].
Le diabète est la cause la plus fréquente de taux de cétones anormalement élevés [1].
L’acidocétose diabétique (ACD) est une urgence médicale fréquente chez les personnes diabétiques [1, 3].
Lorsqu’une personne développe une ACD, de faibles taux d’insuline poussent l’organisme à produire de grandes quantités de cétones [1]. Cela est généralement associé à des taux de glycémie très élevés [1]. La présence de taux élevés de cétones provoque aussi une acidité du sang [1].
L’ACD survient le plus souvent dans le diabète de type 1, mais peut également survenir chez les personnes atteintes de diabète de type 2 [1, 3]. Elle peut être causée par plusieurs facteurs, notamment une infection, une dose d’insuline insuffisante ou manquée, un diabète non diagnostiqué, ou d’autres stress pour l’organisme (par ex. une chirurgie) [1].
L’ACD est généralement traitée à l’hôpital par de l’insuline, une réhydratation, le remplacement de substances chimiques dans le sang, et le traitement de sa cause sous-jacente [1].
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles les cétones vont s’accumuler dans votre sang. On peut les répartir globalement en deux groupes. Lorsque cette accumulation fait partie d’un processus corporel normal, la cause est dite « physiologique », et lorsqu’elle fait partie d’une affection, elle est dite « pathologique » [1].
Les causes physiologiques comprennent [1] :
Les causes pathologiques comprennent [1] :
Il existe une série de symptômes pouvant indiquer que vos taux de cétones sont trop élevés et que vous développez peut-être une ACD.
Les symptômes de l’ACD peuvent inclure [4] :
Si vous avez des difficultés à gérer votre diabète, vous pouvez contacter votre équipe soignante.
L’ACD peut être très grave [3]. Si vous craignez d’avoir des cétones dans le sang ou l’urine et pensez que vous pourriez développer une ACD, cela est considéré comme une urgence médicale ; vous devez donc consulter immédiatement un médecin à l’hôpital [3].
Les taux de cétones peuvent être mesurés à la fois à domicile et à l’hôpital ou en clinique [1]. Les méthodes que vous allez utiliser seront peut-être différentes de celles employées à l’hôpital, tant en ce qui concerne la personne qui administre le test et la façon dont le test est réalisé. Dans les sections suivantes, nous examinerons le fonctionnement de chaque méthode et les raisons de son utilisation.
La mesure des taux de cétones dans le sang est importante pour le diagnostic et la prise en charge de l’acidocétose diabétique (ACD) [1]. Les taux de cétones dans votre sang peuvent également être mesurés par le personnel soignant pour déterminer si le traitement de l’ACD agit [3].
Des données probantes ont indiqué que la mesure des cétones à proximité directe du patient, appelée test au point de services, peut prévenir la survenue d’une ACD et également réduire le risque d’admission à l’hôpital [3].
Certains glucomètres destinés à l’automesure, que vous utiliserez pour mesurer votre propre glycémie et gérer votre diabète, encouragent l’utilisateur à mesurer ses cétones sanguines si ses taux de glycémie sont élevés [3].
Les cétones sanguines seront mesurées en milieu hospitalier à l’aide d’un dispositif [1]. Vous pourrez peut-être mesurer les cétones à domicile à l’aide d’un appareil portable similaire à un glucomètre [1].
La surveillance des taux de cétones dans vos urines est un élément important pour contrôler votre diabète [1, 5]. Si vous détectez des cétones dans vos urines, cela peut indiquer que vous présentez un risque d’acidocétose diabétique (ACD) ou que vous l’avez déjà développée [5].
Il est recommandé que toutes les personnes diabétiques analysent régulièrement leurs urines pour détecter la présence de cétones lorsqu’elles sont malades, dans les périodes de stress, lorsque leur glycémie est élevée, lorsqu’elles sont enceintes, ou si elles présentent des symptômes d’ACD [1, 5].
Bien que la mesure des cétones dans vos urines puisse indiquer que vous présentez un risque d’ACD ou que vous l’avez déjà développée, elle n’est pas considérée comme fiable pour le diagnostic et la prise en charge de l’ACD [5].
Les cétones urinaires peuvent être mesurées en trempant une bandelette réactive dans votre urine [1].
Comme nous l’avons vu ci-dessus, les cétones sont une substance chimique naturelle produite par l’organisme [1].
Différentes affections peuvent entraîner une augmentation de vos taux de cétones, la plus fréquente étant le diabète [1]. Une augmentation significative des cétones peut entraîner une affection appelée acidocétose diabétique (ACD) [1]. Il s’agit d’une urgence médicale [3].
Vous pouvez mesurer vos propres cétones, soit dans le sang soit dans les urines [1, 3]. La mesure de vos cétones peut indiquer la présence d’un risque d’ACD [5].
Savoir comment mesurer vos propres cétones vous permettra de comprendre les besoins en insuline de votre organisme, leur relation avec votre consommation de glucides, et d’en discuter avec votre équipe soignante.
Comprendre les cétones vous aidera également à gérer votre diabète et à vous alerter quant à un risque d’ACD.
HbA1c signifie « hémoglobine glyquée » ; il s’agit d’un marqueur important des taux de glycémie et du contrôle glycémique sur le long terme [1, 2].
La mesure du taux d’HbA1c peut aider à diagnostiquer le diabète et le prédiabète [1]. Si vous avez déjà reçu un diagnostic de diabète, un test d’HbA1c peut également vous aider, vous et votre équipe soignante, à gérer la maladie [3].
Dans ce guide, nous examinons de plus près ce qu’est le test d’HbA1c, comment réaliser un test d’HbA1c, pourquoi il est nécessaire de mesurer les taux d’HbA1c, et les différences entre le test d’HbA1c et d’autres formes de surveillance de la glycémie.
Le test d’HbA1c est également appelé test d’A1C, test d’hémoglobine glyquée ou test d’hémoglobine A1c [2]. Il mesure l’« hémoglobine glyquée », c’est-à-dire l’hémoglobine qui est « enrobée » de glucose dans la circulation sanguine [2]. Une fois que le glucose est obtenu à partir des aliments et qu’il pénètre dans la circulation sanguine, il se fixe à l’hémoglobine, la protéine qui donne au sang sa couleur rouge vif et dont le rôle principal est de transporter l’oxygène des poumons vers toutes les cellules de l’organisme [2]. Ce processus de glycation est normal [1] et fait que tout le monde a du glucose fixé sur son hémoglobine [3].
Des taux de glycémie plus élevés apparaissent à la surface de la protéine d’hémoglobine [2]. Le test d’HbA1c mesure le pourcentage de vos globules rouges présentant une hémoglobine enrobée de glucose [3]. Plus le pourcentage est élevé, plus la quantité de glucose dans votre sang est susceptible d’être importante.
Le test sanguin d’HbA1c permet de déterminer si la glycémie moyenne d’une personne se situe dans la plage « normale » (c’est-à-dire la plage « non diabétique ») ou dans la plage cible, pour le traitement et la gestion du diabète [1, 2]. Ce test fournit une moyenne de la glycémie au cours des 90 derniers jours [2].
Le test d’HbA1c peut soit être réalisé dans un lieu de soins (c.-à-d. à domicile, dans une pharmacie, dans un cabinet médical général, dans un hôpital, etc.), soit être envoyé à un laboratoire [2, 4].
Ce test ne nécessite aucune préparation particulière, comme rester à jeun. Il consiste à prélever un échantillon de sang d’un capillaire à l’aide d’une piqûre au bout du doigt, ou il peut être prélevé dans votre bras [3].
Tous les professionnels de santé qui s’occupent d’une personne diabétique doivent être capables de comprendre pleinement et d’interpréter un test d’HbA1c, qu’il s’agisse d’un médecin, d’un(e) infirmier(ère) ou d’un pharmacien [2, 3].
Les résultats du test d’HbA1c se situent généralement dans les plages suivantes [1] :
Si vous avez un prédiabète, plus votre taux d’HbA1c est élevé, plus votre risque de développer un diabète de type 2 est élevé [3].
En général, si vous présentez un diabète de type 2, votre équipe soignante vous recommande de maintenir les taux d’HbA1c en dessous de 7 %, tout en adoptant un mode de vie sain [1, 5, 6].
Cependant, différents facteurs peuvent entrer en jeu et vont déterminer vos objectifs d’HbA1c personnalisés [3, 6]. Par exemple, les personnes sujettes à l’hypoglycémie qui ont déjà développé des complications sévères ou dont le diabète est présent depuis longtemps peuvent voir cette cible augmentée à moins de 8 % [5, 6].
En revanche, une limite plus stricte inférieure à 6,5 % peut être fixée pour :
Cela peut également être prescrit si le risque d’hypoglycémie sévère ou d’autres effets secondaires du traitement est faible [6].
Pour le diabète de type 1, le risque d’hypoglycémie est plus élevé [6], ce qui signifie que le fait de fixer une limite plus basse et plus stricte de l’HbA1c comporte plus de risques. Bien que les différents pays et les organisations internationales ne soient pas parvenus à un consensus concernant le seuil qui permettrait d’éviter les complications, il est généralement recommandé que les taux d’HbA1c restent compris entre 6,5 et 7,5 % [7].
De nouvelles recherches suggèrent cependant que le risque de complications peut être réduit au minimum dans le diabète de type 1 en maintenant un taux idéal d’HbA1c compris entre 6,5 % et 6,9 % [7].
Les tests d’HbA1c permettent de prédire et d’éviter l’hyperglycémie chronique, soit des taux élevés de glucose dans le sang, ce qui peut aider à réduire le risque de complications sur le long terme [1].
De nombreuses études ont montré qu’atteindre les valeurs cibles d’HbA1c réduisait le risque de développer des complications microvasculaires telles que la rétinopathie, la neuropathie et la maladie rénale diabétique, à la fois dans le diabète de type 1 et le diabète de type 2 [2, 6].
Le risque de crise cardiaque, d’AVC et de maladie cardiovasculaire est également plus faible avec un bon contrôle glycémique [1, 6], en particulier sur le long terme [2].
Cependant, il est important pour les professionnels de santé de garder à l’esprit qu’avec certains patients atteints de diabète de type 1, le risque d’hypoglycémie sévère peut être plus important que les bénéfices potentiels d’un contrôle glycémique constant [6].
Le test d’A1C doit être effectué régulièrement chez tous les patients diabétiques, à partir de l’évaluation initiale, puis dans le cadre de la poursuite des soins de gestion du diabète [6].
Dès que le diabète est diagnostiqué, le taux d’HbA1c doit être surveillé à peu près tous les trois mois pour déterminer si les valeurs glycémiques cibles ont été atteintes et maintenues [5, 6].
Les personnes diabétiques dont le traitement aurait changé doivent également faire contrôler leur HbA1c tous les trois mois [2].
Pour les personnes atteintes d’un diabète de type 1, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une surveillance plus fréquente que le rythme de deux fois par an recommandé pour le type 2 [8].
Le test d’HbA1c et la surveillance de la glycémie peuvent être utilisés pour mesurer les taux de glucose dans le sang, mais il existe des différences entre ces deux types de tests.
Le test d’HbA1c peut fournir un relevé de la moyenne des taux de glucose sur une période de 2 à 3 mois [1, 5], tandis que les tests de glycémie fournissent un relevé à un moment précis [1, 8].
Ainsi, la surveillance des taux de glycémie peut enregistrer des variations à court terme de votre glucose sanguin, ce que le test d’HbA1c ne peut pas faire [3]. Par exemple, deux personnes peuvent présenter les mêmes résultats d’HbA1c, mais l’une d’entre elles connaît peut-être des pics et des baisses de sa glycémie [3].
Le fait de pouvoir observer la manière dont votre glycémie fluctue tout au long de la journée, et quelles activités ou quels aliments l’affectent, peut vous aider à adopter des mesures thérapeutiques immédiates, par exemple, prendre de l’insuline. Cela peut également vous aider à éviter les épisodes d’hyperglycémie (taux de glucose élevés) ou d’hypoglycémie (taux de glucose faibles) [6].
D’un autre côté, le test d’HbA1c est bien corrélé au risque de complications liées au diabète sur le long terme, c’est donc un bon moyen de surveiller et de gérer une affection chronique comme le diabète [1, 3].
Certaines recherches ont suggéré que le test d’HbA1c était plus précis que la surveillance de la glycémie pour prédire le risque de rétinopathie, d’AVC, de maladie cardiaque et de mortalité toutes causes confondues [9, 10]. Cependant, l’OMS met en garde contre le fait que les données probantes en la matière restent floues [9].
Pour le diagnostic du diabète, le taux d’HbA1c est plus pratique. Vous n’avez pas besoin d’être à jeun pour passer ce test, comme c’est le cas avec le test de glycémie plasmatique à jeun ou le test d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) [8, 9].
Cependant, il existe certains facteurs qui peuvent rendre le taux d’HbA1c moins précis, tels que des facteurs génétiques ou certaines maladies comme le paludisme, ou certaines anémies [9]. Il convient également de noter que si les tests d’HbA1c sont utiles et pratiques pour le diagnostic du diabète, comparativement aux mesures du glucose plasmatique, ils ne sont cependant pas disponibles dans de nombreux pays [9].
L’OMS met également en garde sur le fait qu’un seul test d’HbA1c n’est pas suffisant pour poser un diagnostic de diabète, et sur la nécessité de recherches supplémentaires dans tous les principaux groupes ethniques afin de déterminer si les taux d’HbA1c prédisent avec précision les complications liées au diabète [9].
D’après Sherwani et al. (2016)[1], le tableau de conversion suivant montre la corrélation entre les taux d’HbA1c et les taux moyens de glycémie, et le risque de diabète et de complications liées au diabète :
| Taux d'HbA1c | Statut | Taux de glycémie |
|---|---|---|
| 5% (31 mmol/mol) | Normal (non diabétique) | 5,4 mmol/l (97 mg/dl) |
| 6 % (42 mmol/mol) | 7,0 (126 mg/dl) | |
| 7 % (53 mmol/mol) | Prédiabète | 8,6 (155 mg/dl) |
| 8 % (64 mmol/mol) | Diabète (contrôlé) | 10,2 (184 mg/dl) |
| 9 % (75 mmol/mol) | Diabète (risque accru de complications) | 11,8 (212 mg/dl) |
| 10 % (86 mmol/mol) | 13,4 (241 mg/dl) | |
| 11 % (97 mmol/mol) | Diabète (risque maximal de complications) | 14,9 (268 mg/dl) |
| 12 % (108 mmol/mol) | 16,5 (297 mg/dl) |
Le test sanguin d’HbA1c est la pierre angulaire du diagnostic et de la gestion du diabète [1, 3].
Le test de l’hémoglobine glyquée présente à la fois des avantages et des inconvénients, mais dans l’ensemble, c’est un moyen pratique et précis de mesurer les taux de glucose dans le sang, et la plage d’HbA1c est essentielle pour établir le risque de diabète et de complications liées au diabète.
Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète, vous avez peut-être découvert qu’il existait de nombreux concepts nouveaux à apprendre et à comprendre. L’un de ces concepts est celui de votre plage glycémique cible.
Cet article explique pourquoi il est important d’avoir des taux de glycémie cibles[1, 2] et fournit des conseils pour vous aider à rester dans votre plage cible.
Il peut vous sembler difficile de maintenir votre glycémie dans une plage définie, car cela implique de nombreux tests et un calcul minutieux des doses, mais c’est très important [1]. Si vous êtes atteint(e) d’un diabète de type 1, vous devrez utiliser de l’insuline pour gérer votre glycémie [1]. L’insuline devra être gérée en permanence pour obtenir un contrôle optimal de la glycémie [1].
Une gestion rigoureuse de votre glycémie, de manière à la maintenir dans votre plage cible, aidera à prévenir les complications à court et à long terme [1]. Le fait de rester dans votre plage cible pourrait également aider à améliorer votre énergie et votre humeur [2].
Ci-dessous, nous abordons quelques conseils pour vous aider à maintenir votre glycémie dans votre plage cible.
Il est important d’essayer de maintenir votre glycémie dans votre plage cible aussi longtemps que possible [2]. Cela peut prévenir ou retarder certaines des complications à court et à long terme liées au diabète, notamment les maladies oculaires, cardiaques et rénales [2].
Les plages cibles varient d’une personne à l’autre et peuvent dépendre de plusieurs facteurs, notamment votre âge et tout autre problème de santé que vous pourriez avoir [2]. La décision concernant la plage cible qui vous convient le mieux sera prise dans le cadre d’une conversation entre vous et votre équipe soignante [2].
Il est important d’avoir une routine régulière pour la gestion de votre diabète. Des données probantes montrent que certains adolescents ne mesurent pas régulièrement leur glycémie [3], et oublient 25 % de leurs injections d’insuline [3].
La fréquence à laquelle vous contrôlez vos taux de glycémie va dépendre de plusieurs facteurs [2]. Les moments fréquents pour vérifier la glycémie peuvent comprendre [2] :
Dans certains cas, votre équipe soignante vous proposera de contrôler votre glycémie plus régulièrement [2]. Par exemple, si vous avez présenté de nombreux épisodes de glycémie basse (hypoglycémie) [2].
La vérification de votre glycémie est nécessaire pour s’assurer que vous vous administrez la bonne dose d’insuline [1].
De nos jours, il est plus facile de suivre sa glycémie grâce aux glucomètres et à la mesure continue du glucose (MCG) [1]. Ces dispositifs de gestion du diabète ont automatisé le processus d’enregistrement des données telles que les taux de glycémie, les équivalents glucidiques et les doses d’insuline, rendant ainsi les données plus facilement disponibles [1].
Savoir comment votre glycémie évolue au fil du temps vous permet d’être pleinement informé(e) et de discuter de vos besoins avec votre équipe soignante.
L’activité physique est très importante si vous avez un diabète de type 1 [4].
L’activité physique est bénéfique de plusieurs manières pour les personnes atteintes de diabète [4]. Il a été montré qu’elle améliorait votre sensibilité à l’insuline, réduisait vos facteurs de risque de maladie cardiaque et vasculaire (cardiovasculaire), et améliorait votre qualité de vie [4]. Il est suggéré de viser au moins 150 minutes d’activité physique modérée à vigoureuse réparties sur trois jours minimum, avec au moins deux séances d’exercice de résistance par semaine [4]. Il a été constaté qu’un pourcentage important de personnes atteintes de diabète de type 1 n’atteignaient pas les objectifs d’activité physique recommandés dans ces lignes directrices [4].
Plusieurs obstacles ont été identifiés qui sont susceptibles de dissuader les personnes de pratiquer une activité physique, notamment la peur des hypoglycémies (épisodes hypoglycémiques), le manque de temps, les mauvaises conditions météorologiques, et les pressions au travail [4].
Si vous avez du mal à pratiquer autant d’activité physique que vous le souhaitez, discutez-en avec votre équipe soignante pour voir s’il existe un moyen de vous aider à atteindre vos objectifs.
La santé mentale affecte de nombreux aspects de la vie quotidienne, notamment votre faculté de réflexion et votre bien-être, la manière dont vous gérez le stress et la prise de décision [5]. Elle peut également rendre plus difficile le fait de se conformer à un plan de soins du diabète [5]. Les problèmes associés au diabète peuvent aussi aggraver les problèmes liés à la santé mentale [5]. Les jeunes diabétiques présentent un risque accru de problèmes de santé mentale tels que la dépression [6]. Ces problèmes de santé mentale sont souvent sous-diagnostiqués [6].
Les problèmes de santé mentale qui peuvent survenir chez les personnes diabétiques comprennent la dépression, le stress et l’anxiété, et l’angoisse liée à la gestion du diabète [5]. Les problèmes de santé mentale non traités peuvent compliquer la gestion du diabète [5]. Si vous pensez que vous avez des difficultés liées à votre santé mentale, dites-vous que vous n’êtes seul(e) pour y faire face. Il existe plusieurs moyens grâce auxquels vous pouvez obtenir un soutien ; votre équipe soignante pourra vous orienter [5].
Une alimentation saine est essentielle pour une bonne gestion de la glycémie en continu [7].
Apprendre à calculer ou à estimer la teneur en glucides de vos repas vous permettra d’ajuster les doses d’insuline pour maintenir votre glycémie dans votre plage cible [7]. C’est ce qu’on appelle le « calcul des glucides ».
Pour avoir une alimentation saine et maintenir plus facilement votre glycémie dans la plage cible, il y a aussi certaines habitudes que vous pouvez adopter [2] :
Bien qu’il puisse parfois être difficile de rester motivé(e) et de suivre les directives alimentaires, une alimentation saine est un outil important pour bien gérer ses taux de glycémie [7].
Toutefois, cela ne signifie pas forcément que vous devez modifier votre régime alimentaire de manière radicale. Le régime d’insuline qui vous convient peut généralement être conçu pour s’adapter à votre routine alimentaire et à vos aliments préférés [7]. Des changements de votre mode de vie peuvent aussi aider à intégrer votre régime d’insuline dans vos routines préférées en termes d’alimentation et d’activité physique [7]. Votre équipe de soins du diabète pourra vous aider à ce sujet.
L’autogestion du diabète peut être complexe [8]. Toutefois, elle est importante — on a estimé que 95 % des soins du diabète se faisaient pas autogestion [8]. Cette complexité peut entraîner une mauvaise gestion de la glycémie [8].
L’éducation diabétique qui vous est dispensée par votre équipe soignante peut vous aider à ce niveau ; elle est généralement fournie au moment où vous recevez un diagnostic et à divers autres moments de votre parcours avec le diabète [8].
Si vous trouvez que l’autogestion est difficile, un programme intensif de formation pourra vous aider. Une étude a montré qu’un programme de 6 mois avec un infirmier éducateur produisait une amélioration significative du contrôle glycémique sur le long terme [3].
La gestion du diabète peut être un processus complexe, mais il existe plusieurs mesures simples que vous pouvez adopter pour vous donner toutes les chances de gérer correctement votre diabète [1, 2, 3, 4, 7, 8].
Votre équipe soignante pourra vous fournir plus d’informations et un soutien pour vous aider à maintenir plus facilement votre glycémie dans la plage cible.