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Votre enfant a été diagnostiqué diabétique de type 1 ? En adaptant son mode de vie, il pourra tout à fait vivre normalement et en bonne santé.
Un traitement à base d’insuline et un contrôle régulier de la glycémie font partie du quotidien des enfants diabétiques. Une équipe médicale vous accompagnera dans la gestion du diabète de type 1 de votre enfant et vous aidera à mettre en place les soins appropriés, chez vous ou à l’école.
Progressivement, avec l’aide de professionnels de santé et de leurs parents, les enfants apprennent à gagner en autonomie et à mieux gérer leur maladie.
La glycémie a tendance à être trop élevée chez les diabétiques de type 1. Les symptômes d’hyperglycémie suivants peuvent se manifester:
Afin d’éviter que ces signes ainsi que d’autres complications liées à sa maladie se présentent, un enfant atteint de diabète de type 1 doit donc contrôler son taux de sucre dans le sang plusieurs fois par jour, en particulier avant les repas, le sport et le coucher.
Par ailleurs, dès le diagnostic posé, un traitement journalier à base d’insuline en injection doit être initié. Ce traitement associera le plus souvent:
Selon la glycémie et le mode de vie de votre enfant, des doses spécifiques seront à délivrer.
Les injections sont à faire quotidiennement, de préférence avant de manger ; ce qui permet de mieux gérer la quantité de glucose apportée par les aliments ingérés. Elles pourront être réalisées via un stylo ou une pompe à insuline qui sont plus pratiques à utiliser, inspirent davantage confiance et font souvent moins peur aux enfants que les seringues habituelles!
Préférez l’abdomen, les flancs, les fesses ou les cuisses pour effectuer ces injections, plutôt que les bras.
En parallèle de ce traitement, il est nécessaire de faire adopter à votre enfant un régime alimentaire adapté à la gestion du diabète de type 1 [1,5]. Ses repas doivent être variés et équilibrés, et composés idéalement de:
Il faut limiter, autant que possible, le sucre raffiné (bonbons, gâteaux, sodas, etc.) et les aliments contenant de mauvaises graisses tels que la charcuterie, le fromage et les fritures. Son alimentation doit être suffisante pour assurer sa croissance, mais sans excès pour éviter le surpoids.
Une attention particulière doit être apportée aux glucides. Aucune quantité spécifique n’est recommandée : ils doivent être calculés de manière à respecter la dose d’insuline injectée au préalable pour une gestion optimale de la glycémie.
Même lorsqu’il se trouve dans un établissement scolaire, la glycémie d’un enfant avec un diabète de type 1 doit être contrôlée régulièrement et son traitement en insuline se poursuit. De ce fait, il est important que l’école prenne en compte la maladie de votre enfant et qu’elle permette les aménagements nécessaires.
Vous devez informer la direction, le personnel enseignant et soignant, mais également ses camarades de classe des mesures à adopter.
L’école doit s’adapter à certaines pratiques pour votre enfant:
En fonction de son âge et de son autonomie, le personnel infirmier peut également aider votre enfant à effectuer ses injections d’insuline.
Parallèlement à la gestion de son alimentation, il recommandé à votre enfant de pratiquer une activité physique régulière. Le sport fait partie intégrante de la gestion du diabète de type 1 d’un enfant, car il participe à le maintenir en bonne santé sur le long terme.
Afin que tout se passe bien et prévenir une éventuelle hypoglycémie, mieux vaut ajuster la dose d’insuline injectée avant le repas précédant l’exercice, augmenter l’apport en glucides et contrôler sa glycémie avant, pendant et après l’effort.
Ce nouveau mode de vie peut provoquer de fortes périodes de stress sur votre enfant, mais également sur l’ensemble de votre famille. Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue.
Comme il impose un traitement médical contraignant et un régime adapté, le diabète juvénile peut faire ressentir à un enfant qu’il est différent des autres. Le rôle des parents est donc de prendre soin de sa santé tout en favorisant son épanouissement social. À titre d’exemple, votre enfant pourra très bien participer aux goûters d’anniversaire de ses amis d’école tant qu’il évite de manger trop de sucreries!
Les parents redoutent souvent d’avoir à aborder des sujets difficiles avec leurs enfants. Par peur de mal faire, ils préfèrent parfois se terrer dans le silence. Ainsi, avant de savoir comment s’y prendre, il est aussi important de savoir pourquoi parler ouvertement de ces sujets est essentiel.
Expliquer le diabète de type 1 à un enfant qui en est atteint a généralement deux vocations:
En effet, beaucoup d’enfants ont conscience qu’ils sont obligés de se soigner, mais ne comprennent pas les raisons pour lesquelles ils doivent le faire. En atteignant l’adolescence, certains enfants n’ont encore qu’une connaissance très limitée de leur état, le traitement étant souvent entièrement pris en charge par leurs parents. C’est pourquoi il ne faut pas avoir peur d’expliquer le diabète de type 1 à un enfant dès son plus jeune âge. La compréhension est la clé d’un passage de flambeau réussi des parents vers l’enfant, dans sa prise en charge de façon autonome de la maladie. Le savoir favorise son implication, l’aide à s’approprier le traitement, et à gagner en responsabilités.
Dans quel but expliquer le diabète de type 1 à un enfant ?
Une des caractéristiques d'une bonne explication est sa simplicité. Les informations que vous donnez à votre enfant doivent donc être adaptées à son âge, son vocabulaire, et sa compréhension du monde.
Ainsi, lorsque vous tentez d’expliquer le diabète de type 1 à votre enfant, simplifiez votre langage. Évitez le jargon médical et les mots complexes.
Afin de favoriser son intérêt et son engagement, n’hésitez pas également à utiliser des adjectifs positifs pour lui parler de son traitement, par exemple : “extraordinaire”, “fantastique”, “magique” ou “spécial”. Ces termes permettront de rendre certains soins, comme les injections d’insuline, moins effrayants. C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des supports informatifs sur le diabète de type 1 destinés aux enfants utilisent la fantaisie et présentent les médicaments et/ou les médecins comme ayant des pouvoirs magiques.
Toujours dans un souci de simplification, envisagez de métaphoriser vos explications, en comparant l’organisme à un objet qui est familier à votre enfant. En effet, les maladies impliquent des mécanismes invisibles à l'œil, et il peut donc être difficile pour un enfant de se les représenter.
Vous pouvez donc illustrer vos explications en prenant, par exemple, une voiture. Celle-ci serait l’équivalent du corps humain. Expliquez à votre enfant qu’une voiture a besoin de carburant pour avancer, de même que l’organisme a besoin de sucre pour fonctionner. Si la voiture est défectueuse, elle ne pourra pas se servir du carburant. Il en va de même pour les personnes diabétiques qui ne peuvent plus utiliser le sucre comme carburant parce que le pancréas ne fonctionne plus correctement.
Vous voulez protéger votre enfant d’une sensation de détresse et d’anxiété en lui cachant certaines informations ? Vos intentions sont bonnes, mais cela pourrait avoir l’effet inverse de celui escompté, et le conduire à un sentiment de privation.
Votre enfant doit être conscient du risque de complications, car une méconnaissance de son état pourrait l’empêcher de prendre conscience de la nécessité de se soigner. En revanche, il pourra adopter les bons gestes pour prendre soin de lui s'il comprend les mécanismes sous-jacents impliqués dans la maladie.
Les enfants ont soif de savoir. Ils posent de nombreuses questions, car ils recherchent activement des explications dans leur conversation avec les adultes.
S’il est confronté au diabète de type 1, votre enfant vous questionnera forcément, et, que la maladie le concerne directement ou pas, il est important de lui répondre en lui fournissant des informations cohérentes et logiques. En effet, de nombreuses études ont montré que les enfants sont sensibles à la qualité des explications qu’ils reçoivent:
Ainsi, les enfants préfèrent les explications de cause à effet.
Évitez les réponses fermées telles que “je ne sais pas” ou “parce que”. Vos réponses doivent avoir des vertus explicatives, alors n’hésitez pas à partager vos connaissances avec lui et à prendre le temps d’en discuter.
Les explications causales ont de nombreux bienfaits pour les enfants. En plus de faciliter leur raisonnement, elles leur donnent envie d’en savoir plus. Ils s’en souviennent également plus facilement et sont ainsi plus susceptibles d’en tirer des leçons.
Livres, images, coloriages, applications… De nombreux supports pédagogiques et ludiques aux vertus thérapeutiques existent pour vous aider à expliquer le diabète de type 1 à un enfant. Attrayants et impactants, ils peuvent étayer vos explications et sont pensés pour encourager l’autogestion de la maladie.
Les représentations visuelles, notamment, facilitent la compréhension. Choisissez de préférence des images avec des couleurs vives, car elles attirent davantage l’attention des jeunes enfants et les poussent à s’engager.
Les livres sont également un support privilégié pour vous aider à expliquer un sujet, à faire réfléchir votre enfant et à parler de ses préoccupations. La lecture fait partie intégrante de l'enfance. Elle permet aux enfants d’en apprendre davantage sur certaines complexités de la vie: lorsque les enfants s'identifient à des situations et personnages fictifs, ils sont plus aptes à affronter des sujets sensibles. Les livres les aident également à se sentir moins seuls, car ils réalisent que leurs expériences peuvent être partagées par d’autres.
Si votre enfant interrompt la lecture avec une question ou un commentaire, écoutez patiemment et prenez le temps de lui répondre. Vous pouvez aussi lui poser des questions pour l’aider à faire le lien entre ses propres expériences de vie et les personnages du livre.
Comme les livres, le jeu permet de favoriser l’interaction avec un enfant. Vous pouvez donc expliquer le diabète à votre enfant de façon ludique, en racontant une histoire via la mise en scène de marionnettes, de peluches ou de poupées. N’hésitez pas à faire intervenir différents jouets/personnages, et à leur donner des noms courts et faciles à retenir (Max, Sam, Lili…) pour qu’il puisse s’identifier plus facilement.
Dans un contexte de maladie ou d’hospitalisation, les activités ludiques aideront non seulement votre enfant à développer ses connaissances sur le diabète de type 1, mais aussi à comprendre la nécessité de procéder aux soins pour éviter les complications.
En effet, plusieurs études ont montré que les enfants perçoivent les aiguilles comme douloureuses et intimidantes. S’ils subissent des soins médicaux pénibles sans en comprendre le but, leur sentiment de peur augmente. Les histoires ont la capacité de réduire le stress, la peur et la douleur, car les craintes d’un enfant diminuent s’il se familiarise avec la situation et comprend ce qui est en train de se passer. La narration via le jeu peut donc s’avérer très utile si vous devez procéder aux soins de votre enfant, comme les injections d’insuline par exemple. En comprenant l’intérêt de se soigner, votre enfant sera plus enclin à accepter un traitement douloureux ou désagréable, et donc à l’intégrer à sa vie quotidienne.
Le diabète de type 1 est le trouble métabolique le plus courant chez les enfants et les adolescents.
Cette maladie auto-immune chronique découle de la destruction des cellules β productrices d’insuline dans le pancréas, et se caractérise par une forte concentration de glucose dans le sang appelée hyperglycémie.
À l’échelle mondiale, l’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant et l’adolescent est en augmentation croissante. Grâce à de nombreuses études, la connaissance de cette maladie s’est nettement améliorée au cours des 25 dernières années. Bien que certaines zones d’ombres subsistent, une meilleure compréhension des symptômes annonciateurs du diabète de type 1 a permis de mettre en place des traitements efficaces pour améliorer la vie des enfants qui en souffrent.
Parmi les signes d’un diabète de type 1 chez l’enfant et les symptômes les plus courants d’une hyperglycémie, on retrouve:
une envie d’uriner de jour comme de nuit plus fréquente qu’à l’habitude
Plus rarement, l’enfant diabétique de type 1 peut également être sujet aux vomissements, être essoufflé ou ressentir des douleurs abdominales.
Ces symptômes, qui surviennent aux premiers stades de la maladie, sont difficiles à détecter pour les parents, car ils se confondent avec ceux d’un grand nombre d’autres maladies infantiles courantes.
Des études mettent en lumière que le délai entre le début des symptômes de diabète de type 1 chez l’enfant et la pose du diagnostic par le médecin est d’environ de deux semaines. Le principal risque d’un retard de diagnostic est l‘acidocétose diabétique, une complication de l’hyperglycémie potentiellement mortelle, qui peut également avoir des conséquences irréversibles sur le cerveau, comme des troubles de la mémoire ou cognitifs.
Le dépistage du diabète de type 1 est essentiellement recommandé chez les personnes ayant des antécédents familiaux. Cependant, les recherches montrent qu’entre 85% et 90% des enfants diabétiques nouvellement diagnostiqués n’ont pas de parenté atteinte de la maladie.
En présence des symptômes typiques évoquant un diabète de type 1 chez l’enfant, une mesure de la glycémie par test capillaire est réalisée, ce qui suffit à poser le diagnostic dans la grande majorité des cas.
Dès qu’un diagnostic de diabète de type 1 chez un enfant est établi, celui-ci doit être immédiatement pris en charge par un professionnel de santé spécialiste ou un pédiatre expérimenté en diabétologie. Plus l’enfant est pris en charge tôt et commence un traitement adapté, plus les risques de complications et de mortalité diminuent.
Une fois le diagnostic du diabète de type 1 chez l’enfant posé, ce dernier aura besoin d’un traitement à base d’insuline à vie et devra quotidiennement surveiller son taux de glycémie.
Plusieurs solutions thérapeutiques sont possibles. L’insuline peut être administrée soit par:
Les doses d’insuline sont calculées en fonction de sa consommation de glucides, de son activité physique, et des mesures régulières de sa glycémie.
Pendant l’enfance et l’adolescence, le contrôle glycémique doit être effectué de manière très rigoureuse pour éviter les complications à long terme, des problèmes de croissance ou des troubles cognitifs.
Lorsque le traitement n'est pas bien suivi, on peut observer à terme des complications ophtalmologiques, cardiaques ou rénales. Ces risques sont très nettement diminués chez les enfants recevant des doses d’insulines quotidiennes.
Le développement physique normal des enfants et des adolescents diabétiques de type 1 est notamment vérifié par une mesure régulière de leur taille et de leur poids.
À ce jour, même diagnostiqué tôt chez l’enfant, le diabète de type 1 est une maladie que l’on ne peut guérir. Toutefois, avec la mise en place d’un traitement adapté, l’enfant pourra vivre une vie la plus normale possible, tout en minimisant les incidences sur sa santé.
Plusieurs solutions existent pour prévenir et traiter la maladie. Le traitement initial du diabète de type 2 consiste à mettre en place un régime alimentaire équilibré associé à une activité physique régulière. Si ce changement de l’hygiène de vie ne suffit pas, un traitement médicamenteux à base d’antidiabétiques et des injections d’insuline peuvent être proposées.
Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque reconnus du diabète de type 2. Ils découlent généralement de mauvaises habitudes nutritionnelles et d’une inactivité physique prolongée. C’est pourquoi le premier traitement du diabète de type 2 repose sur l’amélioration de l’hygiène de vie.
Pour cela, un régime alimentaire adapté couplé à la pratique d’une activité physique régulière sont proposés. Ces changements dans le mode de vie visent à la fois la perte de poids et la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang).
Les objectifs de perte de poids sont propres à chaque personne et dépendent de son âge et de son état de santé.
Dès le diagnostic posé, l’alimentation doit être améliorée en traitement du diabète de type 2. L’objectif est d’avoir des apports nutritionnels adaptés à ses besoins et notamment à sa dépense énergétique.
Pour prévenir et traiter le diabète de type 2 il est indispensable de réduire ses apports en glucides (sucre) et d’augmenter ceux en fibres. Au-delà de la quantité, il faut porter une attention toute particulière à la qualité et aux sources de glucides. Les fruits et les légumes sont des aliments à privilégier, tout comme les aliments à base de céréales complètes.
Parallèlement, il est nécessaire de réduire les protéines animales, les féculents (pommes de terre, riz, maïs...) et les aliments gras; et de diminuer, voire de supprimer, les produits industriels contenant des sucres simples comme le glucose et le fructose (sucreries, sodas, plats préparés).
Si vous êtes un peu perdus par toutes ces recommandations, sachez que les régimes alimentaires du type méditerranéen et végétarien sont considérés comme sains.
La pratique d’une activité physique régulière fait partie intégrante du traitement du diabète de type 2 et réduit le risque de développer la maladie d'environ 30%.
Une activité physique peut être un sport, mais pas seulement. Le simple fait de ne pas rester assis et de se mettre en mouvement est bénéfique. En effet, bouger et se dépenser chaque jour permet non seulement de brûler des calories, mais impacte également positivement la sensibilité à l'insuline et le taux de glycémie.
Afin de bénéficier des bienfaits de l’activité physique sur le diabète de type 2, il est recommandé de bouger au moins 30 minutes par jour.
Si le diabète de type 2 est trop important ou si une bonne hygiène de vie ne suffit pas à réduire la glycémie de manière significative, un antidiabétique oral peut être recommandé. La metformine est le médicament recommandé en première intention pour le traitement du diabète de type 2, mais en cas d’effets indésirables ou d'inefficience, de nombreuses alternatives sont disponibles.
Parallèlement aux modifications du mode de vie, la metformine est un médicament de référence dans le traitement du diabète de type 2.
L’un des principaux avantages de ce médicament antidiabétique est qu’il agit sur l'insulinorésistance, qu'il n'entraîne pas d'hypoglycémie et qu'il réduit les complications vasculaires du diabète.
La metformine favorise également la perte de poids, c’est pourquoi elle est particulièrement recommandée en cas de surpoids et d’obésité.
La metformine peut être mal tolérée et entraîner quelques effets secondaires indésirables, comme des troubles gastro-intestinaux. Ainsi, en début de traitement, les doses prescrites doivent être faibles.
En cas d’insuffisance rénale (débit de filtration inférieur à 60 ml/min) et de maladie hépatique sévère, la metformine est contre-indiquée.
L'insulinothérapie peut être proposée en traitement du diabète de type 2 afin de réduire le risque de complications et de mieux contrôler la glycémie.
La dose d’insuline à injecter est adaptée individuellement. Elle doit permettre une régulation du taux de sucre dans le sang, tout en évitant l’hypoglycémie et la prise de poids qui est l’une des conséquences d’un dosage trop élevé.
Afin de prévenir ces complications, le dépistage du diabète de type 2 est indispensable et doit se faire même si aucun symptôme ne s’est manifesté. De simples analyses sanguines destinées à mesurer différents indicateurs permettent de poser un diagnostic de diabète de type 2 fiable.
Même lorsqu’il n’est pas suspecté par le patient, le diagnostic du diabète de type 2 est très couramment posé par les médecins. La maladie touche une grande majorité d’adultes et de personnes âgées, et il est donc recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les trois ans dès l’âge de 45 ans.
Certaines personnes ont, quant à elles, plus de risque de développer le diabète de type 2. Si vous êtes concernés par au moins deux des facteurs de risque suivants, un dépistage annuel devra être effectué quel que soit votre âge :
Un diagnostic précoce du diabète de type 2 permettra de limiter l'impact de l'hyperglycémie sur l'organisme, en faisant les ajustements nécessaires sur votre mode de vie ou grâce à des interventions pharmacologiques.
Le diabète de type 2 se diagnostique par une simple analyse sanguine. Le prélèvement est réalisé à jeun le plus souvent, de préférence via une prise de sang.
En cas de résultat positif lors du premier, un deuxième prélèvement sanguin devra être réalisé dans les 14 jours pour confirmer ou infirmer le diagnostic.
Le test de glycémie à jeun consiste à effectuer une prise de sang alors que la personne n’a pas mangé depuis 12 heures au moins. L’objectif est de vérifier que la glycémie n’est pas trop élevée à jeun, et ainsi de dépister un éventuel diabète de type 2. Si deux mesures réalisées à quelques jours d’intervalle sont égales ou supérieures à 126 mg/dL, alors le diagnostic du diabète est avéré.
Comme son nom l’indique, le test de glycémie aléatoire est une prise de sang réalisée à n’importe quel moment dans la journée. Elle permet ainsi de quantifier le taux de sucre dans le sang sans tenir compte de l’heure à laquelle le patient a mangé ou bu. Si les mesures de l’analyse se situent entre 140 et 200 mg/dL il s’agit de pré-diabète, et de diabète si elles excèdent 200 mg/dL.
Le test HbA1c (hémoglobine glyquée) sert à mesurer l’équilibre glycémique des deux à trois mois précédents la prise de sang. Il permet ainsi d’identifier une hyperglycémie chronique, ou une évolution positive ou négative du diabète.
Le taux d’hémoglobine glyquée est trop élevé s’il est supérieur à 5,7% ; et s’il est supérieur à 6,5% alors le diabète est à priori avéré.
Le test HbA1c n’est pas considéré comme la meilleure façon de diagnostiquer le diabète de type 2, car les mesures peuvent être tronquées par divers facteurs. À titre d’exemple, une anémie, une grossesse, une insuffisance rénale ou la prise de certains médicaments peuvent soit abaisser, soit élever les taux d’HbA1c. Des analyses sanguines complémentaires sont donc nécessaires pour confirmer le diagnostic du diabète de type 2.
Le test d’hyperglycémie provoqué par voie orale permet de mesurer le taux de sucre dans le sang. Il est réalisé le matin suite à un jeun de 8 à 12h. Juste avant une première prise de sang, 75 grammes de glucose sont ingérés. Une seconde prise de sang est réalisée deux heures plus tard et si elle révèle une glycémie supérieure à 200 mg/dL alors le diabète est suspecté.
Le diagnostic du diabète de type 2 peut inclure la mesure du peptide-C qui permet de déterminer le niveau de production d'insuline et donc le degré d’avancement de la maladie. Ainsi, le taux de peptide-C est souvent élevé lorsque le diabète de type 2 n’en est qu’à ses prémices, puis réduit au fur et à mesure de son développement.
Le développement du diabète de type 2 est caractérisé par une absence de symptôme. La maladie évolue lentement, parfois durant des années, sans qu’aucun signe annonciateur ne se manifeste.
Certains facteurs de risque favorisent tout de même sa progression. Parmi eux, on retrouve l’avancée en âge, mais surtout le manque d’exercice couplé à une mauvaise alimentation. Tous deux prédisposent au surpoids et à l’obésité qui conduisent ensuite au développement d’un trouble métabolique, appelé résistance à l’insuline, et augmentent ainsi le risque de diabète de type 2.
Par prévention, un dépistage annuel est donc recommandé à partir de la quarantaine, voire plus tôt en cas de prédispositions, et ce même lorsqu’aucun symptôme du diabète de type 2 ne survient.
Les principaux symptômes du diabète de type 2 sont caractéristiques de l’hyperglycémie:
La progression du diabète de type 2 peut être retardée, à condition que le diagnostic soit posé avant que les premiers symptômes de diabète ne se déclarent et que la glycémie ne soit trop élevée. En effet, un diagnostic précoce permet de modifier le mode de vie, notamment l’alimentation et le manque d’exercice physique qui participent tous deux au développement du diabète de type 2.
Avant son déclenchement, le diabète de type 2 progresse lentement pendant de nombreuses années sans manifester de symptôme.
Appelée pré-diabète, cette phase asymptomatique se caractérise par une résistance à l’insuline de plus en plus marquée et une élévation de la glycémie à jeun. Le pancréas se fatigue, jusqu’à ne plus parvenir à produire la quantité d’insuline nécessaire à la régulation du taux de sucre dans le sang.
Oui. On parle de pré-diabète quand la glycémie à jeun est comprise entre 110 et 125 mg/dL de sang, quand le taux d'HbA1c est compris entre 5,7 % et 6,4 %, ou lorsqu’à l’issue d’un test de tolérance au glucose la glycémie est comprise entre 140 et 199 mg/dL. Au-delà, le diabète de type 2 est avéré.
Du fait de l'absence de symptôme, le pré-diabète est souvent diagnostiqué par accident, lors d’un bilan sanguin réalisé pour une autre raison. Afin d’identifier le diabète de type 2 avant qu’il n’atteigne un stade évolué, et donc potentiellement dangereux, il est donc préconisé d’effectuer régulièrement un bilan sanguin qui permettra de détecter un taux de sucre dans le sang anormal.
Le diabète de type 2, ou diabète insulinorésistant, est le diabète sucré le plus répandu : 90 à 95 % de toutes les personnes diabétiques en sont atteintes.
Ce trouble du métabolisme se caractérise à la fois par une baisse des effets de l’insuline sur les cellules, ce qu’on appelle l’insulinorésistance, et une production d’insuline insuffisante par le pancréas. L’insuline étant chargée de réguler la glycémie (taux de sucre dans le sang), l’organisme entre alors en hyperglycémie, car le taux de sucre dans le sang devient trop élevé. Ces anomalies se déclenchent le plus souvent chez des personnes prédisposées ayant des antécédents de diabète de type 2 et ayant un mode de vie déséquilibré, avec fréquemment un problème de surpoids ou d’obésité.
Avant de se manifester, le diabète de type 2 évolue longtemps et discrètement, sans aucun symptôme apparent. C’est pourquoi de nombreuses personnes concernées découvrent leur diabète de type 2 lors d’une consultation médicale motivée par d’autres soucis de santé. Ainsi, même une personne qui ne ressent aucun symptôme de diabète de type 2 peut être concernée par la maladie.
Le diabète peut se révéler aussi par des symptômes classiques d'hyperglycémie tels que :
Fréquent en cas de surpoids et d'obésité, le diabète de type 2 est défini par un excès de sucre dans le sang, qui survient après que les cellules soient devenues insensibles à l’insuline. On parle alors d’insulinorésistance.
Pour compenser cet excès de glucose, les cellules β pancréatiques, spécialisées dans la sécrétion d’insuline, vont alors tenter de stabiliser la glycémie en surproduisant l’insuline.
Le diabète de type 2 est diagnostiqué lorsque le pancréas n'est plus en mesure d'augmenter la sécrétion d'insuline pour compenser la résistance à l'insuline.
De multiples facteurs génétiques et environnementaux augmentent le risque de développer un diabète de type 2.
D’autres facteurs de risque liés au mode de vie ont été décrits:
L’adoption d’une bonne hygiène de vie est le traitement initial dans la prise en charge du diabète de type 2, mais aussi la meilleure façon de retarder voire de prévenir son apparition. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière permettent de réguler la glycémie et, en cas de surpoids ou d’obésité, de favoriser la perte de poids.
Il arrive qu’une bonne hygiène de vie ne soit pas suffisante. Dans ce cas, un traitement médicamenteux à base d’anti-diabétiques oraux est nécessaire. Si besoin, une supplémentation en insuline pourra également être proposée comme traitement du diabète de type 2 en cas d’échec ou d’inefficacité des antidiabétiques oraux.
En cas d’obésité, la chirurgie bariatrique est un traitement qui peut s’avérer bénéfique pour réduire la surcharge pondérale et le diabète de type 2.