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2020 : les chiffres du diabète en Europe et dans le monde
463 millions : c’est le nombre de personnes diabétiques âgées de 20 à 79 ans dans le monde, soit 1 adulte sur 11.
Mais dans le détail, où en sommes-nous avec le diabète en 2020 ? Quel est le profil des personnes affectées et dans quelles régions du monde vivent-elles ?
État des lieux et tour d’horizon des chiffres du diabète en 2020*.
Les rapports de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et de la FID (Fédération Internationale du Diabète) présentent tous deux une nette augmentation du nombre total de diabétiques dans le monde durant la dernière décennie.
Alors qu’on dénombrait 285 millions de personnes diabétiques en 2010, ce chiffre atteignait 463 millions (soit 8,3 %) in 2019. Un adulte sur 11 souffre donc de diabète sur Terre, un constat qui a doublé depuis la fin du siècle dernier. Le diabète de type 2 est le plus répandu: on estime qu’il touche environ 90 % de toutes les personnes diabétiques.
Il est à noter qu’un adulte sur deux (50,1 %), soit 232 des 463 millions adultes diabétiques, a passé l’année 2019 sans savoir qu’il vit avec le diabète.
Toutes les classes d’âges sont concernées par le diabète, avec néanmoins un pic observé chez les 60-69 ans. Ainsi, une personne diabétique sur cinq a plus de 65 ans.
On estime que, chez les femmes de 20 à 79 ans, la prévalence est légèrement inférieure à celle observée chez les hommes. En 2019, parmi les personnes vivant avec un diabète, on comptait donc environ 17,2 millions d’hommes de plus que de femmes.
À ces chiffres s’ajoute le nombre de personnes présentant un taux de glycémie à jeun plus élevé que le seuil normal, mais inférieur à celui pathologique du diabète. On parle alors de pré-diabète. En 2019, on estime que 374 millions de personnes âgées de 20 à 79 ans souffraient de prédiabète. Près de la moitié des personnes souffrant de pré-diabète a moins de 50 ans, et il est important de souligner que près d’un tiers d’entre eux se situe dans la tranche d’âge 20 à 39 ans. Cet état concerne aussi bien les hommes que les femmes.
Chez les enfants et les adolescents, l’incidence du diabète de type 1 est en hausse dans bon nombre de pays, surtout chez les moins de 15 ans. Le nombre de diabétiques de type 1 de moins de 20 ans est ainsi estimé à 1 110 100 dans le monde. L’augmentation annuelle globale est estimée aux alentours de 3 %, avec d’importantes disparités géographiques.
Le diabète de type 2, lui aussi, touche, de plus en plus fréquemment, les enfants et les jeunes, alors que précédemment il s’observait surtout chez les personnes âgées ou d’âge moyen.
On estime que 3 personnes diabétiques sur 4 vivent dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Les statistiques montrent également que le nombre de personnes diabétiques est plus élevé dans les zones urbaines que rurales.
Les régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental totalisent environ la moitié des cas de diabète à l’échelle mondiale et c’est précisément dans ces régions du monde que le nombre de diabétiques a le plus augmenté au cours de ces dernières décennies.
La population africaine apparaît la moins affectée par le diabète (prévalence 4,7%) par rapport aux autres continents, probablement en raison d’une urbanisation moindre, de la malnutrition et de taux inférieurs de surpoids et d’obésité.
Les données de 2019 révèlent que les trois pays parmi lesquels on trouve le plus grand nombre d’adultes vivant avec le diabète sont la Chine, l’Inde et les États-Unis. Ces trois nations sont également celles qui comptent le plus de diabétique âgés de plus de 65 ans.
Tous ces chiffres sur le diabète mettent en évidence l’extraordinaire ampleur du problème. Toutefois, il montre également que la tendance actuelle peut être inversée, notamment grâce à la mise en place de politiques de prévention pour lutter contre les facteurs de risques, mais aussi en améliorant l’accès aux traitements.
* Les données de cet article proviennent d’études portant sur l’année 2019 et publiées en 2020.
Qu’est-ce que le diabète de type 1 ?
Le diabète de type 1 touche des millions de personnes sans distinction d’âge ni de genre à travers le monde.
Cette maladie, caractérisée par une carence en insuline, résulte du développement d’auto-anticorps par le système immunitaire. Ces derniers vont venir détruire partiellement ou entièrement les cellules β du pancréas.
Or, les cellules bêta-pancréatiques sont chargées de sécréter l’insuline, une hormone essentielle à la régulation de la glycémie. Leur destruction cause une diminution de la production d’insuline qui elle-même entraîne une accumulation du sucre dans le sang, pouvant mener à un risque accru d’hyperglycémie et à d’autres complications (maladie cardiaque, cécité, insuffisance rénale...).
C’est la raison pour laquelle les diabétiques de type 1 sont également qualifiés d’insulino-dépendants : les injections d’insuline sont indispensables pour maintenir un taux de glucose stable , l’organisme n’étant plus en mesure de la produire en quantité suffisante.
Le diabète de type 1 se manifeste généralement via deux symptômes:
une fréquente envie d’uriner;
une sensation de soif excessive.
Chez les enfants, la maladie entraîne aussi communément une perte de poids significative, tandis que chez les adultes, elle se traduit souvent par une perte de poids avec un appétit le plus souvent conservé.
En dépit de nombreuses études, on ne sait pas prévenir l’apparition d’un diabète chez des patients à risque. En effet, dans sa phase de développement, la maladie ne présente aucun symptôme. La durée de cette période asymptomatique tend à considérablement varier, s’étalant sur plusieurs mois ou plusieurs années d’un individu à un autre.
Pour comprendre le développement de la maladie, il est nécessaire de prendre en compte un ensemble combiné de facteurs.
Si certains individus possèdent des prédispositions génétiques, les causes du diabète de type 1 demeurent multiples, et les facteurs non-génétiques sont encore méconnus.
Le poids de l’hérédité dans le diabète de type 1 n’est pas clairement défini. Seul 13% des malades possèdent au moins un parent diabétique de type 1. Bien que le risque de transmission augmente si les deux parents sont atteints, cette statistique suggère que des influences environnementales participent également au déclenchement de la maladie.
Les études menées ces dernières années cherchent ainsi à mettre en évidence certains modes de vies, habitudes alimentaires et autres facteurs environnementaux, périnatals ou pré-natals, comme potentielles causes d’un diabète de type 1 [1,2,3].
Un certain nombre d'études ont été menées pour étudier les effets d'un large éventail de facteurs, notamment:
Toutefois, les résultats obtenus ne semblent pas assez probants pour affirmer avec certitude qu’ils représentent de potentielles causes de diabète de type 1, et des études supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer leur véritable implication.
Votre enfant ou vous-même présentez des symptômes du diabète de type 1 ? Dans ce cas, un contrôle de glycémie grâce à une prise de sang pourra se présenter comme un premier diagnostic fiable.
À jeun, un taux de sucre dans le sang supérieur à 126 mg/dL est un signe révélant la présence de diabète.
Un autre paramètre peut également être posé : celui de la concentration d’hémoglobine glyquée (HbA1c). Dans le cas où cette mesure est supérieure à 6,5% ou 48 mmols/mole, la personne diagnostiquée présente des risques augmentés de diabète.
Le contrôle de la glycémie reste la clé dans le traitement du diabète de type 1.
Les progrès technologiques récents facilitent la vie des diabétiques de type 1, notamment en leur permettant de limiter les risques d’une hypoglycémie sévère.
Parmi les derniers appareils mis à leur disposition, on trouve les systèmes de mesure de la glycémie en continu (MGC): ils veillent à contrôler le taux de sucre dans le sang en continu. Les pompes à insuline, quant à elles, viennent administrer de manière régulière l’insuline manquante par voie sous-cutanée.
Quel que soit votre type de diabète, boire de l’alcool avec modération est tout à fait possible. Les recommandations internationales préconisent seulement aux personnes diabétiques de ne pas ingérer plus d’une dose par jour pour les femmes et deux pour les hommes.
On considère qu’une dose d’alcool équivaut à 340 g de bière, 140 g de vin ou 42 g de spiritueux, soit environ un verre.
Bien qu’alcool et diabète ne soient pas incompatibles, les personnes diabétiques suivant un traitement médical à base d’insuline ou de médicaments stimulant la sécrétion d'insuline (sulfamides et glinides) s’exposent à un risque accru d’hypoglycémie lorsqu'elles en consomment.
En effet, les études montrent que boire de l’alcool augmente la sensibilité à l’insuline, réduisant par conséquence le taux de sucre dans le sang. Cet effet secondaire peut survenir jusqu’à 24 heures après l’ingestion selon la quantité et le type de boisson; on parle alors d’hypoglycémie retardée.
Afin de perturber le moins possible son équilibre glycémique, une personne atteinte de diabète doit éviter de boire de l’alcool trop chargé en glucides. Lors de sorties entre amis dans un bar ou d’événements familiaux, il faut donc plutôt commander un cocktail sans sucres ajoutés.
De plus, les études montrent que les bières apportent dans le sang des quantités de sucre bien plus importantes que les vins ou le gin par exemple.
C’est pourquoi, pour limiter les risques, il est conseillé de se servir un verre de vin pour accompagner un repas, plutôt qu’une chope de bière.
L’index glycémique (IG) correspond à la capacité d’un consommable à augmenter la glycémie. Chaque type d’alcool possède une valeur qui lui est propre.
Les bières, dont l’IG équivaut à 89, et le sirop de canne, dont la valeur de l’IG atteint 78, font partie des catégories d’alcools au plus fort pouvoir glycémique. Suivent ensuite les softs qui entrent pour la plupart dans la composition de nombreux cocktails. Ils comprennent notamment: les boissons énergisantes (IG 70), suivies des jus de fruits (IG 66), de la limonade (IG 59) puis des colas (IG 58) [4].
Les vins et les spiritueux (vodka, gin…) appartiennent aux catégories d’alcools au plus faible index glycémique (IG 0). Leur consommation est donc à privilégier lorsqu’on est atteint de diabète.
Dans la mesure où vous ne souffrez d’aucune complication secondaire, les conseils liés à la consommation d’alcool demeurent les mêmes que pour les personnes non-diabétiques. Il faut simplement accorder une attention particulière au contrôle régulier de votre glycémie.
De plus, dans la mesure du possible, il est préférable de boire en mangeant au cours d’un repas. En effet, consommé à jeun, l'alcool favorise les épisodes d’hypoglycémie chez la personne diabétique.
Enfin, préférez les boissons alcoolisées dont l’index glycémique est le plus bas, tels que les vins. Aussi, et quoiqu’il en soit, pensez toujours bien à boire de l’alcool avec modération!
Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète de type 1 et que vous envisagez d’utiliser une pompe à insuline, vous voudrez probablement en savoir plus sur ce type d’insulinothérapie et son mode d’action.
Dans l’article ci-dessous, nous examinons de plus près le traitement par pompe à insuline, le fonctionnement d’une pompe à insuline, ainsi que les avantages et les inconvénients d’en utiliser une.
Une pompe à insuline est un dispositif fonctionnant avec une batterie qui administre l’insuline dans la circulation sanguine d’une personne de deux façons — par administration avec un débit de base continu de petites quantités d’insuline à action rapide, et un bolus d’insuline (doses discrètes et uniques) au moment des repas [1,2, 3]. L’insuline est l’hormone qui contrôle la glycémie et qui est sécrétée par le pancréas [4, 5].
Chez les personnes diabétiques, l’insuline n’est pas produite en quantité suffisante ou elle ne fonctionne pas correctement. En imitant le processus naturel d’administration de l’insuline, les pompes à insuline aident les diabétiques à réguler leur glycémie [3, 6].
Le traitement par pompe à insuline, également connu sous le nom de perfusion sous-cutanée continue d’insuline (PSCCI), est généralement utilisé pour la prise en charge du diabète de type 1 [1, 2]. Cependant, l’utilisation de pompes à insuline pour les personnes atteintes de diabète de type 2 est en augmentation à l’échelle mondiale [1].
Une pompe à insuline traditionnelle administre de l’insuline à action rapide par un petit cathéter ou tube [1]. Le petit tube est placé sous la couche supérieure de la peau, habituellement sur l’abdomen [7], et fixé par un adhésif [1].
Le tube est appelé canule et l’endroit où il est tenu sous la peau est appelé une « canule de perfusion » ou « set de perfusion » [1].
Le tube relie la pompe au set de perfusion, qui perfuse l’insuline dans le tissu sous-cutané [1]. Le site de perfusion se situe généralement sur la partie supérieure du bras, l’abdomen, la partie inférieure du dos ou la partie supérieure de la cuisse [3].
Certaines pompes à insuline, appelées « pompes à patch », [1, 7] ne nécessitent pas de tube et collent directement à la peau. Ici aussi, l’insuline est administrée par la canule de perfusion, mais ces pompes à patch sont sans fil, sans tubulure et contrôlées à distance [1, 7].
Les pompes à insuline administrent l’insuline de deux manières principales :
La plupart des pompes à insuline contiennent un calculateur de bolus qui calcule une dose de bolus recommandée en utilisant les taux de glycémie actuels, le nombre total de grammes de glucides consommés et l’insuline restante des doses de bolus précédentes [1,7].
Bien que des pompes à insuline commerciales aient été mises à disposition dans les années 1970 [1, 8], il a fallu encore trois décennies pour que les avantages de cette nouvelle technologie deviennent largement populaires [1].
Les bénéfices potentiels de la PSCCI sont devenus clairs après la publication, en 1993, d’un rapport par le groupe de recherche sur le contrôle du diabète et les complications (Diabetes Control and Complications Trial, DCCT) [8]. Cet essai clinique marquant a montré que l’insulinothérapie intensive était importante pour éviter les complications du diabète [1]. Depuis, le traitement par pompe à insuline a évolué de telle sorte qu’il peut aider les patients à obtenir un contrôle glycémique strict tout en minimisant le risque d’hypoglycémie [1].
Le traitement par pompe à insuline présente de nombreux avantages. Ceux-ci comprennent :
Ce sont certains des avantages de l’utilisation d’une pompe à insuline, mais il est important d’être conscient des inconvénients et des risques potentiels.
Il existe plusieurs sources de préoccupation concernant l’utilisation de l’insulinothérapie. Ce sont notamment :
Autres inconvénients potentiels des pompes à insuline :
Évaluer les avantages et les inconvénients peut vous aider à décider si vous souhaitez ou non essayer le traitement par pompe à insuline.
Vous devez consulter votre équipe soignante avant de décider d’utiliser un traitement par pompe à insuline.
En Belgique, votre assurance maladie peut contribuer financièrement à votre programme de pompe à insuline si vous avez les exigences suivantes [12] :
Dans l’ensemble, l’utilisation de pompes à insuline augmente rapidement, en particulier chez les personnes atteintes de diabète de type 1. Un échantillon de plus de 100 000 personnes atteintes de la maladie a montré que son utilisation était passée de 1 % à 53 % sur une période de 20 ans [6].
Le nombre de personnes atteintes de diabète de type 2 qui se tournent vers des pompes à insuline augmente également [1]. La technologie s’améliore considérablement, car les systèmes de surveillance de glucose en continu (CGM) sont intégrés aux pompes à insuline [1,4] pour offrir une expérience fluide et plus simple.
Ensemble, ces innovations remodèlent notre vision du diabète. Ces thérapies peuvent améliorer la qualité de vie des personnes, leur permettant de mieux gérer leur diabète [6].
Vous avez peut-être entendu parler des moniteurs de glucose en continu (MCG) et vous vous êtes demandé si cela pourrait vous convenir.
Cet article vous expliquera de quoi il s’agit, comment cela fonctionne et si le MCG pourrait vous aider à gérer votre diabète.
Il s’agit du moniteur du glucose en continu ou de la Monitoring continu de la glycémie[1].
Si vous avez reçu un diagnostic de diabète, l’une des premières choses dont votre équipe vous aura parlé est de la surveillance de votre taux de glycémie. L’auto-surveillance est l’une des pierres angulaires d’une bonne prise en charge du diabète[1, 2, 3].
L’auto-surveillance, par le biais d’un test par piqûre au doigt, vous permet de mesurer votre glycémie à un moment donné et, surtout, vous aide à comprendre ce qui la fait monter ou descendre[1, 2].
L’auto-surveillance n’est pas sans difficultés. Certains ne peuvent pas réaliser eux-mêmes le test par piqûre au bout du doigt, d’autres peuvent trouver le test par piqûre au bout du doigt inconfortable ou douloureux[1, 2, 3]. La nature intermittente des auto-analyses signifie qu’il peut y avoir des périodes de temps importantes (par exemple, pendant que vous dormez) durant lesquelles votre glycémie n’est pas surveillée[1, 2].
La Monitoring continu de la glycémie (MCG) cherche à résoudre un grand nombre de ces problèmes, en fournissant une évaluation pratique et complète de la glycémie, ce qui peut vous permettre de mieux gérer votre diabète[1, 3].
Les systèmes MCG mesurent les taux de glucose dans le liquide interstitiel (le liquide qui entoure le tissu adipeux), fournissant des informations semi-continues sur votre glycémie[2, 3]. Cela peut aider à identifier et à prévenir les périodes indésirables d’hypo et d’hyperglycémie[4].
Un MCG se compose d’un certain nombre d’éléments. Le premier élément est un capteur jetable résistant à l’eau qui se trouve juste sous la peau, généralement sur la partie supérieure du bras ou sur l’abdomen [1, 2, 3]. Ce capteur mesure le glucose dans le liquide qui l’entoure (connu sous le nom de liquide interstitiel) [1].
Cette mesure est envoyée au deuxième élément du MCG, à savoir l’émetteur [5]. L’émetteur envoie au récepteur/à l’écran ce signal par voie non filaire (ou autrement), et/ou l’enregistre [5].
Le dispositif d’affichage de la plupart des MCG modernes peut afficher votre glycémie actuelle, enregistrer les résultats précédents et vous aider à comprendre comment des activités telles que manger ou faire de l’exercice peuvent affecter votre glycémie, ainsi que la façon de gérer ces effets [1, 2].
La partie capteur du MCG est jetable et doit être changée tous les 3 à 14 jours [2, 3]. Les composants de l’émetteur et de l’écran sont réutilisés avec votre prochain capteur pour vous permettre de maintenir une surveillance continue.
Une pompe à insuline (également appelée perfusion sous-cutanée continue d’insuline ou PSCCI) est un dispositif que certaines personnes utilisent pour fournir à leur organisme l’insuline dont il a besoin pour gérer leur glycémie [5].
Une pompe à insuline fournit généralement une faible dose continue d’insuline (parfois appelée dose basale) qui peut être temporairement augmentée (dose en bolus) en fonction de l’alimentation, de l’exercice physique ou des résultats d’un moniteur de glycémie [5].
La mesure de la glycémie est généralement réalisée de manière classique, en réalisant des tests sanguins répétés par piqûre au doigt qui sont mesurés à l’aide d’un glucomètre traditionnel [1].
Ce système peut être modifié en introduisant un MCG, permettant à la personne d’administrer des doses d’insuline en fonction d’un résultat de glycémie continu, plutôt que des piqûres intermittentes au doigt [5].
Pour comprendre le système hybride en boucle fermée, il peut être utile de réfléchir brièvement à la fonction réelle de votre pancréas et à la manière dont il est affecté dans le diabète de type 1.
Lorsque vous mangez, vos aliments sont digérés et les glucides sont décomposés en sucres plus simples, comme le glucose, qui sont absorbés dans votre sang[2]. Votre pancréas détecte ces taux élevés de glycémie et sécrète une hormone appelée insuline pour ramener vos taux de glycémie au niveau normal[2]. Dans le diabète de type 1, les lésions du pancréas l’empêchent de sécréter suffisamment d’insuline pour gérer votre glycémie[5].
Un système hybride à boucle fermée cherche à simuler la fonction d’un vrai pancréas en mesurant la glycémie, puis en ajustant le taux d’insuline administrée en perfusion continue dans l’organisme[5].
Un système hybride en boucle fermée se compose d’un moniteur de glucose en continu connecté à une pompe à insuline[1]. La pompe utilise les informations du MCG et un algorithme pour ajuster le débit de la perfusion d’insuline[1, 5].
Des études ont montré que les pompes fonctionnant de cette manière peuvent conduire à un meilleur contrôle de la glycémie par rapport aux pompes conventionnelles[1].
Les systèmes modernes peuvent également réagir à des problèmes tels que l’hypoglycémie en réduisant ou en arrêtant temporairement la perfusion d’insuline[5].
En Belgique, vous pouvez bénéficier d'un monitoring continu de la glycémie si vous êtes diabétique et si vous répondez aux conditions suivantes[9] :
Si vous répondez à ces conditions, vous pouvez alors vous rendre dans un centre spécialisé pour le monitoring continu de la glycémie.
Un MCG est un dispositif utile qui peut aider certaines personnes à mieux gérer leur diabète. À l’heure actuelle, il n’est pas disponible pour tout le monde, mais lorsqu’il est utilisé, il peut être très bénéfique [8].