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Stress et diabète

Stress et diabète

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Au cours des dernières années, un certain nombre d’études scientifiques ont étudié les effets potentiels du stress sur le diabète, et ont montré qu’il est possible d’apprendre à prévenir et à gérer le stress [1,2,3,4]. Dans cet article, vous trouverez des informations utiles sur la relation entre le diabète et le stress, ainsi que des recommandations qui peuvent vous aider à gérer les situations stressantes que vous pourriez rencontrer dans votre vie quotidienne.

Le diabète est-il une cause de stress?

Une étude récente portant sur près de 9 000 adultes a révélé que la prise en charge du diabète provoque de l’anxiété et du stress chez 45 % des personnes atteintes de cette maladie [1,5].

Devoir constamment surveiller la glycémie, suivre un régime spécifique, administrer de l’insuline et/ou prendre des médicaments par voie orale peut affecter lourdement le bien-être quotidien [2,4]. Les épisodes d’hypoglycémie, les changements de traitement et la familiarisation aux nouvelles technologies (p. ex. pompe à insuline ou système de surveillance continue de la glycémie) sont également des situations potentiellement stressantes [1,2].

Cependant, la façon dont les personnes réagissent à une situation ou un événement stressant diffère de l’une à l’autre [1,4]. Pour certains, le stress peut être ressenti positivement, par exemple lorsqu’il est perçu comme un défi [4] ! Les différences de réaction peuvent s’expliquer de plusieurs façons : le contexte dans lequel le stress se produit est un facteur important, mais il dépend également des antécédents personnels et de la possibilité de s’appuyer sur un environnement social de soutien [1,4].

Le stress a-t-il un effet sur la glycémie?

Le stress est l’une des réactions d’adaptation naturelles de l’organisme face à une situation qu’il considère d’une certaine manière comme menaçante [1,4].

En réponse, l’organisme se prépare à agir, le réflexe de fuite ou de lutte, et doit donc se recharger en énergie. Cela se fait notamment en produisant un certain nombre d’hormones du stress, comme le cortisol. Cette hormone favorise la libération de glucose (sucre) et de lipides (graisses) dans la circulation sanguine, ce qui augmente à son tour la glycémie, entraînant un déséquilibre glycémique qui peut être plus ou moins prolongé [1,4,5]. 

Cependant, les effets précis du stress sur la glycémie sont complexes et ne sont pas encore totalement compris [1,4,5]. Il existe des données probantes indiquant que seul le stress chronique a un impact sur la gestion de la glycémie, et donc sur les taux d’HbA1c [2].

De nombreuses études montrent également que l’influence du stress sur le diabète est plutôt indirecte. Le stress ou l’anxiété peuvent entraîner une réduction de l’attention au traitement et au mode de vie (tabagisme, consommation d’alcool, inactivité physique et régime déséquilibré), et donc une gestion moins attentive de la glycémie [1,3,4].

De plus, une étude publiée dans la revue médicale Diabetes Care a montré que toutes les situations stressantes n’ont pas nécessairement un impact négatif sur la gestion de la glycémie. Dans cette étude, il a été demandé aux participants de faire la distinction entre les événements stressants positifs (p. ex., se fiancer, la naissance d’un enfant ou changer d’emploi) et les événements stressants négatifs (p. ex., conflit ou décès d’un être cher) survenus dans leur vie au cours de l’année passée [4].

Les résultats ont montré que les personnes ayant une glycémie déséquilibrée avaient ressenti un stress perçu comme négatif, alors que celles ayant rapporté un stress positif avaient tendance à optimiser leur prise en charge du diabète [4] !

Conseils sur la façon de gérer le stress

Plusieurs études ont révélé que le stress peut être géré de plusieurs manières clés :

  • apprendre à reconnaître et à réduire les sources de stress, par exemple par le biais d’une relaxation musculaire progressive, d’exercices de respiration diaphragmatique, de la méditation et d’une projection mentale positive ;
  • essayer de se fixer des objectifs réalistes, mesurables et atteignables, par exemple en programmant une marche de 20 minutes 3 jours par semaine à la même heure de la journée ;
  • intégrer des activités de loisirs agréables dans la vie quotidienne ;
  • prendre des anxiolytiques ou des antidépresseurs (veillez à en parler avec votre MG et à obtenir une ordonnance avant de commencer un nouveau médicament) [1,2,3,4,5].

Les effets positifs de la gestion du stress favorisent le bien-être psychologique et, dans certains cas, pourraient également avoir un impact favorable sur la prise en charge de la glycémie. En effet, certaines études ont montré qu’apprendre à gérer le stress peut aider à optimiser la gestion de la glycémie [1,2,3,4,5].

 

Les références

  1. Hackett R.A. Type 2 diabetes mellitus and psychological stress — a modifiable risk factor. Nature Reviews Endocrinology, sept. 2017, volume 13, pages 547–560(2017). doi: 10.1038/nrendo.2017.64.
  2. Hilliard M.E. and al. Stress and A1c Among People with Diabetes Across the Lifespan. Curr Diab Rep. August 2016 ; 16(8): 67. doi:10.1007/s11892-016-0761-3.
  3. Surwit R.S and al. Stress Management Improves Long-Term Glycemic Control in Type 2 Diabetes. Diabetes Care. 2002 Jan;25(1):30-4. doi: 10.2337/diacare.25.1.30.
  4. Lloyd C.,Smith J., Weinger K. Stress and Diabetes: A Review of the Links. Diabetes Spectrum 2005 Apr; 18(2): 121-127. doi : 10.2337/diaspect.18.2.121
  5. Hackett R.A. and Steptoe A. Psychosocial Factors in Diabetes and Cardiovascular Risk. Curr Cardiol Rep. 2016 Oct;18(10):95. doi: 10.1007/s11886-016-0771-4.
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Diabète et cicatrisation des plaies

Pourquoi le diabète peut-il affecter la cicatrisation des plaies

Diabète et cicatrisation des plaies

Vivre avec le diabète signifie faire particulièrement attention en cas de plaies cutanées, car elles peuvent avoir tendance à cicatriser plus lentement [1,2,3,4,5]. Pourquoi cela se produit-il ? Existe-t-il des recommandations pour favoriser la cicatrisation des plaies ? Poursuivez la lecture pour découvrir les réponses à ces questions.

Les différents stades de la cicatrisation

La cicatrisation des plaies est un processus de réparation naturel que le corps déclenche spontanément lorsque la peau a subi une lésion [1,2,4].

Le processus de réparation des plaies cutanées se divise en plusieurs étapes :

  • hémostase (formation d’une croûte de sang coagulé recouvrant la surface de la plaie pour arrêter le saignement), qui commence immédiatement après l’apparition de la lésion ;
  • inflammation (un grand nombre de cellules de défense sont envoyées pour nettoyer la plaie et la protéger de l’infection), qui survient peu après la fin de la première étape ;
  • reconstruction/prolifération (formation de nouveaux vaisseaux sanguins et cellules cutanées pour reconstruire un nouveau tissu temporaire), qui commence environ trois jours après la lésion cutanée initiale ;
  • remodelage/maturation (formation de tissu cicatriciel et amélioration de son aspect final), qui débute généralement après 2 à 3 semaines et peut parfois durer plusieurs années, tandis que la structure cutanée retrouve progressivement son état avant la lésion, dans la mesure du possible [1,2,3,5].

Un large éventail de cellules et de molécules différentes sont impliquées dans chacune de ces étapes et travaillent ensemble pour réparer la peau [2,3,4,5].

Le diabète peut-il affecter la cicatrisation des plaies?

La cicatrisation des plaies est un processus complexe qui n’est pas encore tout à fait compris [1,2,5]. Cependant, de nombreuses études biologiques et cliniques ont permis de mieux comprendre ce qui peut avoir un impact négatif sur les différents stades de la cicatrisation des plaies cutanées [2]. Il a été montré que le diabète, en particulier, peut ralentir la cicatrisation des plaies [1,2,3,4,5].

Les études montrent que l’hyperglycémie peut causer au fil du temps, des lésions aux gros et petits vaisseaux sanguins. Cela peut, à son tour, entraîner une diminution de la circulation sanguine, fournissant un apport insuffisant d’oxygène au site de la plaie. Cela peut être préjudiciable à la cicatrisation des plaies, car la plupart des étapes du processus nécessitent de grandes quantités d’oxygène [1,2,3,4].

Chez les diabétiques, on peut observer une réduction de la production en quantité suffisante de cellules et de molécules qui favorisent la cicatrisation des plaies et défendent l’organisme contre les infections, et elles peuvent également présenter une capacité réduite à se multiplier et à fonctionner normalement [1,2,3,4,5].

Diabète : comment favoriser la cicatrisation chronique des plaies

Comme les études indiquent que le déséquilibre glycémique entraîne une cicatrisation des plaies plus lente et plus difficile, il est recommandé d’essayer de gérer votre diabète aussi soigneusement que possible [3,5].

Plusieurs études ont également montré qu’il existe plusieurs façons de favoriser la cicatrisation des plaies cutanées, notamment :

  • se mettre en position de repos pour éviter d’exercer une pression sur la plaie ;
  • traiter toute infection avec des antibiotiques appropriés prescrits par votre professionnel de santé ;
  • faire pratiquer des soins spécifiques par un(e) infirmier(ère) : débridement régulier de la plaie (retrait des tissus morts ou infectés) et/ou utilisation de pansements appropriés [3,4,5].

Dans la vie quotidienne, il est également recommandé de limiter, si possible, les facteurs qui peuvent ralentir le processus de cicatrisation. En effet, des études ont montré que le stress et ses affections associées (anxiété et dépression), une consommation excessive d’alcool et de tabac et une carence en certains nutriments (protéines, lipides, vitamines A, C, E et minéraux tels que le magnésium, le zinc, le fer et le cuivre) peuvent entraver la cicatrisation et vous rendre plus sujet aux infections [2].

 

Les références

  1. U.A. Okonkwo and L.A. DiPietro. Diabetes and Wound Angiogenesis. Int. J. Mol. Sci. 2017, 18, 1419; doi:10.3390/ijms18071419.
  2. S.Guo and L.A. DiPietro. Factors affecting wound healing. J Dent Res 89(3):219-229, 2010. doi: 10.1177/0022034509359125.
  3. E.Tsourdi et al. Current aspects in the pathophysiology and treatment of chronic wounds in diabetes mellitus. Biomed Res Int, April 2013;2013:385641. doi: 10.1155/2013/385641
  4. H Brem and M. Tomic-Canic. Cellular and molecular basis of wound healing in diabetes. J. Clin. Invest. 117:1219–1222 (2007). doi: 10.1172/JCI32169.
  5. G.Han and R.Ceilley. Chronic Wound Healing: A Review of Current Management and Treatments. jan. 2017. Adv Ther (2017) 34:599–610. doi: 10.1007/s12325-017-0478-y.
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Légumes et diabète: certains sont-ils recommandés et d’autres sont-ils à éviter?

Diabète et légumes: lesquels manger

Légumes et diabète: certains sont-ils recommandés et d’autres sont-ils à éviter?

Riches en fibres, minéraux, vitamines et antioxydants, et pauvres en graisses... Les légumes, y compris les légumineuses, ont de nombreux effets positifs sur notre santé [1,2,3]. En effet, la plupart des autorités de santé recommandent aux personnes vivant avec le diabète, tout comme la population en général, d’inclure des légumes dans leur alimentation quotidienne [1,2,3,4]. Quels sont les vertus des légumes et quels sont les meilleurs à manger pour en récolter tous les bienfaits ? Poursuivez la lecture pour le savoir.

Manger des légumes pour aider à prévenir et traiter le diabète de type 2

Plusieurs études cliniques ont montré qu’un régime alimentaire contenant une grande proportion d’aliments à base de plantes (légumes, mais aussi fruits, céréales complètes, légumineuses, noix et graines) réduit le risque de développer un diabète de type 2 [1,2]. Des études ont également montré qu’un régime principalement à base de plantes peut aider à :

  • réduire la quantité de médicament prise [1] ;
  • diminuer les taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) [1,2] ;
  • optimiser la gestion de la glycémie [1,2] ;
  • diminuer les taux de cholestérol [1,2] ;
  • prévenir et traiter certaines complications cardiaques et rénales [1,2] ;
  •  perdre du poids [1,2].

Le passage à un régime à base de plantes implique de limiter les quantités de produits animaux, d’aliments transformés et d’aliments raffinés, et surtout de manger plus de légumes de tous types et de toutes couleurs [1,2] :

  • légumes verts à feuilles ou crucifères (broccoli, épinards, chou, navet, etc.) ;
  • légumes rouges et oranges (tomates, carottes, poivrons rouges, courges, etc.) ;
  • légumes racines et autres légumes (oignons, salades, haricots verts, etc.) ;
  • légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs, etc.) [1,3].

La plupart des recommandations nutritionnelles préconisent d’essayer de manger une variété de différents types de légumes, de préférence frais et entiers, tous les jours, à chaque repas [3,4].

Diabète: certains légumes devraient-ils être consommés avec modération?

Bien que la plupart des légumes aient un index glycémique (IG) généralement faible, certaines plantes ont une teneur en glucides plus élevée et ont tendance à augmenter davantage les taux de glycémie [2,4,5]. C’est le cas par exemple avec :

  • les légumes féculents, tels que les pommes de terre ;
  • les patates douces ;
  • le maïs [3,4,5].

Comme les études ont montré que manger principalement des aliments à faible IG peut aider à maintenir la glycémie en équilibre, il peut être utile de ne manger que des quantités modérées de ces légumes si vous vivez avec le diabète [4].

Les références

  1. McMacken and S. Shah. A plant-based diet for the prevention and treatment of type 2 diabetes. J Geriatr Cardiol. 14(5): 342–354 ; mai 2017 ; doi: 10.11909/j.issn.1671-5411.2017.05.009.
  2. R.Polak, E.M Phillips and A.Campbell. Legumes: Health Benefits and Culinary Approaches to Increase Intake. Clinical Diabetes 33(4): 198-205 : octobre 2015 ; doi : 10,2337/diaclin.33.4.198.
  3. Joanne L Slavin, Beate Lloyd. Health benefits of fruits and vegetables. Adv Nutr. 2012 Jul 1;3(4):506-16. doi: 10.3945/an.112.002154.
  4. Alison Gray, Rebecca J Threlkeld, Kenneth R Feingold , Bradley Anawalt, Alison Boyce, George Chrousos, Wouter W de Herder, Kathleen Dungan, Ashley Grossman, Jerome M Hershman, Hans J Hofland, Gregory Kaltsas, Christian Koch, Peter Kopp , Márta Korbonits , Robert McLachlan, John E Morley , Maria New, Jonathan Purnell, Frederick Singer, Constantine A Stratakis , Dace L Trence , Don P Wilson, editors. Nutritional Recommendations for Individuals with Diabetes. In: Endotext [Internet]. South Dartmouth (MA): MDText.com, Inc.; 2000–. 2019 Oct 13. PMID: 25905243. Bookshelf ID: NBK279012.
  5. FS Atkinson, K Foster-Powell and J.C Brand-Miller. International Tables of Glycemic Index and Glycemic Load Values: 2008, Diabetes Care. 2008 Dec; 31(12): 2281–2283 ; doi: 10.2337/dc08-1239.
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Une nouvelle année scolaire commence: aider votre enfant à gérer son diabète à l’école

A new school year begins: helping your child manage their diabetes at school

A new school year begins: helping your child manage their diabetes at school

Pour aider votre enfant à commencer son nouveau trimestre en toute sécurité et à gérer son diabète tout au long de l’année scolaire, voici quelques recommandations que vous pourriez envisager de suivre.

Préparer le programme de soins individuelde votre enfant

Même si l’école de votre enfant compte déjà plusieurs étudiants atteints de diabète, il est probable que votre enfant, en fonction de son âge, de son tempérament et de son niveau d’indépendance, aura ses propres besoins particuliers en matière de traitement et de soins [1,2]. Pour cette raison, plusieurs directives de pratique clinique recommandent de rédiger un plan de soins individuel [1,2,3].

Le plan de soins individuel est un document détaillant les besoins spécifiques de votre enfant en matière de prise en charge du diabète à l’école. Vous pouvez le rédiger avec l’aide du médecin de votre enfant [1,2,3] et il inclura très probablement :

  • votre nom, le nom et la date de naissance de votre enfant, l’âge auquel votre enfant a reçu un diagnostic de diabète et le type de diabète [2] ;
  • votre numéro de téléphone, ainsi que les numéros du médecin de votre enfant et les numéros de téléphone d’urgence [2] ;
  • comment la glycémie de votre enfant est surveillée [2,3] ;
  • modes d’administration de l’insuline et/ou du médicament [2,3] ;
  • informations sur l’utilisation des dispositifs de surveillance de la glycémie et d’administration d’insuline [2] ;
  • symptômes et traitement de l’hypoglycémie et de l’hyperglycémie [2,3] ;
  • recommandations diététiques [2,3] ;
  • les précautions à prendre pendant l’exercice physique [2,3] ;
  • ce que votre enfant est capable de faire seul et ce pour quoi il a besoin d’aide [2] ;
  • votre déclaration de consentement permettant au personnel scolaire désigné de fournir des soins d’urgence à votre enfant [2].

Communiquer avec le personnel de l’école

Un conseil important que l’on vous encourage à suivre est de parler au personnel de l’école, en lui fournissant toutes les informations dont il a besoin pour aider votre enfant à gérer son diabète dès le tout premier jour d’école [2,3].

Il peut donc être judicieux, avant le début du trimestre d’ automne, d’organiser des rencontres avec le directeur, les enseignants, le personnel infirmier de l’école et peut-être d’autres personnes qui vont interagir avec votre enfant pendant l’année scolaire [1,2].

Il peut être utile d’utiliser cette réunion pour (ré)expliquer à tout le personnel concerné ce qu’est le diabète, ce qu’implique sa prise en charge et les mesures utiles à prendre [1,2,3,4] :

  • permettre à votre enfant de surveiller sa glycémie et de s’administrer de l’insuline à tout moment, sous la surveillance d’un adulte si nécessaire [2,3] ; 
  • permettre à votre enfant d’avoir toujours à portée de main (sur son banc ou dans son cartable) son dispositif de surveillance de la glycémie et une source de sucre à action rapide pour traiter l’hypoglycémie [1,2,3,4]. Les kits d’injection de glucagon doivent également être mis à disposition pour le traitement des hypoglycémies sévères et doivent être conservés au réfrigérateur [2,3] ;
  • vous informer sur la nourriture servie à la cantine de l’école (quantité de glucides, tailles des portions) et sur les activités scolaires [1,2,3] ;
  • permettre à votre enfant de manger et d’aller aux toilettes chaque fois que nécessaire [2,3] ;
  • fournir un accès à une zone propre et privée avec une source d’eau pour les soins personnels [1,2,3,4] ;
  • fournir un récipient pour objets tranchants et le matériel médical usagé, et un réfrigérateur ou un autre endroit frais pour stocker l’insuline [1,2,4] ;
  • permettre à votre enfant de voir le personnel infirmier ou le conseiller scolaire à tout moment [3] ;
  • prévoir des examens et tests si nécessaire [1,2].

Cette réunion vous donnera également l’occasion d’examiner le plan de soins individuel que vous aurez préparé au préalable [1,2].

Que mettre dans le cartable de votre enfant

Une autre recommandation provenant des directives cliniques est de s’assurer que votre enfant dispose toujours des éléments suivants à l’école :

  • dispositifs médicaux et/ou médicaments et tout manuel d’instructions ;
  • cubes de sucre, une boisson sucrée et une petite collation ;
  • son plan de soins individuel ;
  • un cahier pour consigner les mesures de glycémie et les événements médicaux (hypoglycémie et hyperglycémie) [2,3].

Enfin, pour s’assurer que l’année scolaire se déroule aussi bien que possible, il est judicieux de parler régulièrement au personnel de l’école. L’école doit vous informer de tout changement dans l’horaire de votre enfant (p. ex. activités sportives spécifiques ou repas spéciaux) et des taux de glycémie afin que vous puissiez ajuster le traitement de votre enfant et optimiser le contrôle glycémique [1,2,3].

 

Les références

  1. S.E Lawrence. et al. Managing type 1 diabetes in school: Recommendations for policy and practice. Paediatr Child Health January/February 2015;20(1):35-44. doi: 10.1093/pch/20.1.35.
  2. Bratina N, Forsander G, Annan F, et al. ISPAD Clinical Practice Consensus Guidelines 2018: Management and support of children and adolescents with type 1 diabetes in school. Pediatr Diabetes. 2018 Oct;19 Suppl 27:287-301. doi: 10.1111/pedi.12743.
  3. ADA. Diabetes Care in the School and Day Care Setting. Diabetes Care Volume 37, (Supplement 1) S91-S96, Jan. 2014. doi :10.2337/dc14-S091.
  4. Silver Bahendeka, Ramaiya Kaushik, Andrew Babu Swai, Fredrick Otieno, Sarita Bajaj, Sanjay Kalra, Charlotte M Bavuma, Claudine Karigire. EADSG Guidelines: Insulin Storage and Optimisation of Injection Technique in Diabetes Management. Diabetes Ther. 2019 Apr;10(2):341-366. doi: 10.1007/s13300-019-0574-x. Epub 2019 Feb 27.
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Hyperglycémie : définition, symptômes, traitement

Qu’est-ce que l’hyperglycémie

Hyperglycémie : définition, symptômes, traitement

Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète, le mot hyperglycémie peut être une source de confusion pour vous et vos proches. Causes, symptômes et traitement : cet article vous aidera à comprendre que sont les épisodes d’hyperglycémie et comment les prévenir.

Qu’est-ce que l’hyperglycémie?

Le glucose dans le sang, également appelé glycémie, est la quantité de glucose (sucre) dans le sang. Son taux varie tout au long de la journée et de la nuit – augmentant et baissant légèrement – et est naturellement régulé par l’organisme pour ne pas dépasser certains seuils chez les personnes sans diabète [1,2,6].

Lorsque la glycémie est trop élevée, on parle d’hyperglycémie [1,2]. Le terme hyperglycémie est dérivé des mots grecs « hyper » (élevé/au-delà), « glykys » (sucré/sucre) et « haima » (sang) [3].

Lorsque l’hyperglycémie est récurrente et se prolonge dans le temps, elle est dite chronique. Cela se produit lorsqu’il n’y a pas assez d’insuline (l’hormone qui abaisse la glycémie) dans le sang et/ou que les cellules de l’organisme deviennent résistantes à l’action de l’insuline. De ce fait, le glucose s’accumule dans le sang, ce qui entraîne une augmentation de la glycémie [1,3,4,5,6].

L’hyperglycémie chronique est caractéristique du diabète non traité. À long terme, elle peut entraîner des complications telles que cicatrisation lente, rétinopathie (affections oculaires), neuropathie (atteinte nerveuse) et des complications artérielles, cardiaques et rénales [1,2,3,4,6].

Quel est le taux de glycémie qui indique une hyperglycémie diabétique?

La Fédération internationale du diabète (FID) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considèrent que le diabète est présent si la glycémie est de 126 mg/dl (7,0 mmol/l) ou plus à jeun ou de 200 mg/dl (11,1 mmol/l) ou plus à tout moment de la journée en présence de symptômes d’hyperglycémie ou 2 heures après la prise d’un liquide contenant 75 g de glucose [3,4,5,7].

Signes et symptômes de l’hyperglycémie

Une glycémie modérément élevée ne présente généralement pas de symptômes perceptibles. Cependant, des taux de glycémie trop élevés peuvent entraîner l’apparition des signes et symptômes suivants :

  • mictions fréquentes et abondantes (polyurie) ;
  • soif intense (polydipsie) ;
  • fatigue et somnolence ;
  • perte de poids ;
  • nausées et étourdissement [1,2,3].

Traitement de l’hyperglycémie chronique

Selon votre type de diabète, différents traitements visant à « normaliser » la glycémie peuvent être mis en place avec l’aide d’un endocrinologue :

  • suivre un mode de vie spécifique (activité physique régulière avec une alimentation saine et équilibrée)
  • prendre un ou plusieurs médicaments hypoglycémiants (abaissant le glucose) en cas de diabète de type 2 ;
  • l’administration d’insuline si vous avez un diabète de type 1 ou dans le cas d’un diabète de type 2 lorsque les médicaments et les changements de mode de vie ne sont pas suffisants pour contrôler votre glycémie [3,5,7,8,9].

Les références

  1. Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG),Cologne,Germany. Hyperglycemia and hypoglycemia in type 1 diabetes. May 29, 2007; Last Update:June 29, 2017.
  2. Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG), Cologne, Germany. Hyperglycemia and hypoglycemia in type 2 diabetes. May 29, 2007; Last Update: January 11, 2018 Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG); 2006.
  3. Mouri MI, Badireddy M. Hyperglycemia. [Updated 2020 Sep 10]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing.
  4. A. Petersmann et al. Definition, Classification and Diagnosis of Diabetes Mellitus. Exp Clin Endocrinol Diabetes 2019; 127 (Suppl 1): S1–S7. doi: 10.1055/a-1018-9078.
  5. D. Giugliano. A.Ceriello and K. Espositio. Glucose metabolism and hyperglycemia. Am J Clin Nutr 2008;87(suppl):217S–22S.
  6. Hantzidiamantis PJ, Lappin SL. Physiology, Glucose. [Updated 2021 Sep 20]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2021 Jan-.
  7. IDF. Diabetes Atlas. 9th edition. 2019.
  8. Ceriello A, Colagiuri S. International Diabetes Federation guideline for management of postmeal glucose: a review of recommendations. Diabet Med. 2008 Oct;25(10):1151-6. doi: 10.1111/j.1464-5491.2008.02565.x. PMID: 19046192; PMCID: PMC2701558.
  9. S.E Inzucchi et al. Management of Hyperglycemia in Type 2 Diabetes: A Patient-Centered Approach. Diabete care, Vol. 35, june 2012. doi : 10.2337/dc12-0413
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Comment dormir avec une pompe à insuline ?

Comment dormir avec une pompe à insuline

Comment dormir avec une pompe à insuline

Les modèles les plus récents de pompe à insuline sont compacts, résistants, faciles à utiliser et équipés de nombreuses fonctionnalités utiles. Cela signifie qu’ils peuvent être portées sans compromettre le confort de l’utilisateur, même la nuit [1,2,3,4] ! Dans cet article, vous trouverez des informations et des conseils utiles sur la façon de profiter au mieux de votre sommeil avec une pompe à insuline.

Prendre en charge votre diabète la nuit avec une pompe à insuline

Depuis son introduction dans les années 1970, la technologie de pompe à insuline a fait d’énormes progrès, la rendant de plus en plus précise et fiable [1,2,4].

Aujourd’hui, certaines pompes peuvent être combinées avec un système de mesure du glucose en continu (MGC) qui mesure la glycémie toutes les 3 à 15 minutes (selon le système) via un capteur inséré sous la peau. Cela vous permet d’ajuster ou de programmer l’administration d’insuline en temps réel, en fonction de vos résultats de glycémie [1,3,5].

L’un des principaux avantages de l’utilisation d’une pompe à insuline combinée à un système de MGC est la fonction d’alarme. Cela vous alerte en cas d’ hyper ou d’hypoglycémie en émettant un signal sonore audible ou une vibration afin que vous puissiez effectuer les ajustements nécessaires [1,2,5].

Certaines pompes comprennent également la fonction « seuil de suspension » ou « seuil bas de suspension » Le capteur de MGC envoie automatiquement les résultats de glycémie à la pompe, qui utilise un algorithme pour suspendre l’administration d’insuline basale pendant une période précise (p. ex. 30 minutes) lorsque la glycémie chute en dessous d’une valeur prédéfinie (p. ex. 70 mg/dl) si le porteur de la pompe ne réagit pas à l’alerte d’hypoglycémie [3,5].

Plusieurs études ont montré que la possibilité d’ajuster ou de suspendre temporairement la dose d’insuline administrée en fonction de la glycémie actuelle pourrait réduire la survenue d’épisodes d’hypoglycémie nocturne [1,2,5,6].

En plus d’une fiabilité accrue, les pompes à insuline sont devenues plus ergonomiques. Grâce à leur petite taille, semblable à celle d’une boîte d’allumettes, elles peuvent être facilement portées pendant le sommeil [2,3].

Se préparer à dormir avec votre pompe à insuline

Avant de plonger dans un sommeil profond et paisible, il peut être utile de :

  • s’assurer que le capteur de MGC, l’ensemble de perfusion et la cartouche d’insuline dans le réservoir de la pompe sont tous correctement installés ;
  • vérifier les niveaux du réservoir d’insuline et le niveau de charge de la batterie ;
  • ajuster le débit basal de la pompe, si nécessaire [1,2,5,6].

Une autre bonne idée est de garder une pile de rechange à portée de main [2].

Il existe plusieurs façons de porter votre pompe confortablement la nuit, car la longueur du tube flexible entre le réservoir de la pompe et la canule (la tubulure intraveineuse) peut varier de 30 cm à 120 cm (sur les modèles actuels disponibles à partir de 2021). Avec un tube plus long, vous pouvez, par exemple, poser la pompe sur votre table de chevet ou sous votre oreiller. Si vous préférez la porter sur votre corps (dans votre poche de pyjama ou sur une ceinture spécialisée), vous pouvez opter pour un tube plus court [2].

Pompes à insuline : conçues pour rendre vos nuits plus sereines

L’interruption de l’approvisionnement en insuline due à des nœuds ou à d’autres obstructions de l’ensemble de perfusion peut entraîner une hyperglycémie [1,2,3]. Pour cette raison, les nouvelles pompes à insuline sont généralement équipées d’un certain nombre de fonctions de sécurité. Une alarme sonore audible peut être déclenchée :

  • si l’administration d’insuline est réduite ou interrompue ;
  • si le niveau du réservoir est insuffisant ;
  • si le niveau de la batterie est faible [1,2,4].

Il faut cependant noter qu’une pompe peut ne pas détecter une interruption de l’approvisionnement en insuline pendant plusieurs heures. De plus, la « fatigue liée aux alarmes » peut être ressentie en raison du nombre d’alertes ou d’alarmes répétées inappropriées [2,3,5].

Presque toutes les pompes à insuline modernes ont également une fonction de verrouillage. Cela désactive les commandes de la pompe, vous empêchant d’appuyer accidentellement sur un bouton pendant le sommeil [4].

Enfin, si vous passez sur la pompe à insuline pendant le sommeil, il n’y a pas de risque a priori d’endommager la pompe car elle peut être portée même pendant des activités sportives énergiques (p. ex., football, danse ou sauts à la corde) [2]. La résistance des pompes à certains chocs et changements de température doit également être démontrée par le fabricant avant leur mise sur le marché [3].

Sources :

  1. Brooke H McAdams, Ali A Rizvi. An Overview of Insulin Pumps and Glucose Sensors for the Generalist. J Clin Med. 2016 Jan 4;5(1):5. doi: 10.3390/jcm5010005.
  2. T. Torrance, V. Franklin and S. Greene. Insulin pumps. Arch Dis Child 2003;88:949–953. doi: 10.1136/adc.88.11.949.
  3. L. Heinemann and al. Insulin pump risks and benefits: a clinical appraisal of pump safety standards, adverse event reporting and research needs. A Joint Statement of the European Association for the Study of Diabetes and the American Diabetes Association Diabetes Technology Working Group. Diabetologia (2015) 58:862–870. doi : 10.1007/s00125-015-3513-z.
  4. F M Alsaleh, F J Smith, S Keady, K M G Taylor. Insulin pumps: from inception to the present and toward the future. J Clin Pharm Ther. 2010 Apr;35(2):127-38. doi: 10.1111/j.1365-2710.2009.01048.x.
  5. J.S Sherwood, S.J Russell and M.S Putman. New and Emerging Technologies in Type 1 Diabetes. Endocrinol Metab Clin N Am 49 (4)667–678,. doi: 10.1016/j.ecl.2020.07.006.
  6. A. Shiffrin. Nightime Continuous subcutaneous insulin infusion revisited. Diabetes Care. Volume 23 (5) :571-3 ; mai 2000, doi : 10.2337/diacare.23.5.571.
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Existe-t-il un remède pour le diabète de type 1?

type 1 diabetes cure

Existe-t-il un remède pour le diabète de type 1?

Plusieurs traitements visant à guérir le diabète de type 1 ont déjà été approuvés ou sont en cours d’essais. Un nombre croissant d’articles médicaux et scientifiques font référence à ces traitements comme remèdes potentiels [1]. Alors, la question est la suivante : est-ce qu’un remède pour le diabète de type 1 est déjà possible ou, du moins, à portée de main ?

Guérir le diabète de type 1 : raisons d’être optimistes

Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, le système de défense de l’organisme détruit les cellules qui produisent l’insuline, les cellules bêta qui forment les îlots de Langerhans dispersés dans le pancréas. De ce fait, le pancréas ne peut plus produire d’insuline, l’hormone qui régule la glycémie [2,3,4,5,6].

Pour maintenir l’équilibre de leur glycémie – dans les limites supérieures définies – les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent s’administrer de l’insuline quotidiennement. Cela fournit à l’organisme l’insuline dont il a besoin mais ne guérit pas le diabète de type 1 [2,3,4,5].

Cependant, les dernières avancées scientifiques donnent l’espoir qu’un remède pour le diabète de type 1 pourrait devenir une réalité [1,4,5,6]. Certains membres de la communauté scientifique parlent déjà de rémission du diabète de type 1 ; d’un point de vue médical, le mot « rémission » désigne une réduction des symptômes ou leur disparition complète en l’absence de médication ou de traitement chirurgical en cours [1].

Certains experts évoquent même la possibilité d’une « rémission complète ». Elle serait obtenue lorsque la glycémie est similaire à celle de la population générale (moins de 100 mg/dl à jeun et un taux d’HbA1c inférieur à 6,5 %) pendant une période d’au moins 1 an sans traitement (médicament, insuline) ni chirurgie [1].

Plusieurs traitements actuels peuvent permettre l’arrêt de l’insulinothérapie tout en normalisant le glucose sanguin, mais ne répondent pas à la définition de « rémission » décrite ci-dessus car ils nécessitent des traitements médicamenteux continus ou des interventions chirurgicales répétées [1,3].

Cependant, certains traitements encore en développement pour de futurs essais offriront potentiellement un accès à la rémission du diabète de type 1 [1].

Immunothérapie

L’immunothérapie pour le diabète de type 1 peut impliquer l’utilisation d’anticorps monoclonaux (AcM) : molécules conçues pour empêcher le système de défense de l’organisme de détruire ses cellules productrices d’insuline [2].

Les études cliniques ont montré que ce traitement est efficace pour retarder l’apparition du diabète de type 1 et, au moins à court terme, pour ralentir sa progression chez les personnes nouvellement diagnostiquées. Bien que prometteuse, l’immunothérapie nécessite encore une étude approfondie avant de pouvoir devenir un remède viable pour le diabète de type 1 [2].

Greffes de pancréas

Les greffes de pancréas ne sont pas neuves, elles ont été réalisées depuis la fin des années 1960 pour traiter le diabète de type 1 [7].

Des études ont montré que de nombreuses personnes atteintes de diabète de type 1, ayant subi une greffe de pancréas réussie, sans complications dues au rejet, ont atteint un équilibre glycémique sans administration d’insuline [3,8].

Cependant, malgré les nombreuses avancées réalisées ces dernières années, il reste encore un certain nombre de questions à traiter : le manque de donneurs, la complexité de l’opération, le risque élevé de rejet et de complications postopératoires, et les effets secondaires potentiels des médicaments immunosuppresseurs [3,8].

Greffe d’îlots de Langerhans d’un donneur

Les greffes d’îlots de Langerhans peuvent être proposées à certaines personnes atteintes de diabète de type 1, en particulier à celles atteintes de diabète fragile [4,5,6]. Des études ont montré qu’environ 60 % des personnes ayant reçu ce traitement n’avaient plus besoin d’insuline pour gérer leur glycémie 5 ans après la greffe [5].

Malheureusement, son application étendue est limitée, pour deux raisons principales. La première est la rareté des donneurs. La seconde est que les receveurs de greffes doivent alors prendre des immunosuppresseurs pour le reste de leur vie afin d’empêcher les systèmes de défense de leur organisme de détecter les cellules greffées et de les attaquer ; de plus, les médicaments anti-rejets ont plusieurs effets secondaires notables, dont une susceptibilité accrue aux infections [4,5,6].

Greffe de cellules bêta fonctionnelles

L’un des traitements les plus prometteurs pour le diabète de type 1 est la greffe de cellules qui ont été converties en cellules bêta productrices d’insuline en laboratoire. Ces cellules peuvent être préparées à partir de cellules souches ou d’autres types de cellules (p. ex. cellules hépatiques ou intestinales) [3,4,5,6].

Cependant, il existe de nombreux problèmes techniques et contraintes qui doivent être résolus avant que la greffe de cellules bêta puisse devenir une procédure standard [3,4,5,6].

Les références

  1. J.B Buse. How do we define cure of diabetes? 2009 Nov;32(11):2133-5. doi: 10.2337/dc09-9036.
  2. Qi Ke, Charles J Kroger, Matthew Clark, Roland M Tisch. Evolving Antibody Therapies for the Treatment of Type 1 Diabetes. Front Immunol. 2021 Feb 18;11:624568. doi: 10.3389/fimmu.2020.624568. eCollection 2020.
  3. Ryota Inoue, Kuniyuki Nishiyama, Jinghe Li, Daisuke Miyashita, Masato Ono, Yasuo Terauchi, Jun Shirakawa. The Feasibility and Applicability of Stem Cell Therapy for the Cure of Type 1 Diabetes. Cells. 2021 Jun 24;10(7):1589. doi: 10.3390/cells10071589.
  4. Stephanie Bourgeois, Toshiaki Sawatani, Annelore Van Mulders, Nico De Leu, Yves Heremans, Harry Heimberg, Miriam Cnop, Willem Staels. Towards a Functional Cure for Diabetes Using Stem Cell-Derived Beta Cells: Are We There Yet? Cells 2021 Jan 19;10(1):191. doi: 10.3390/cells10010191.
  5. Shuai Chen, Kechen Du, Chunlin Zou. Current progress in stem cell therapy for type 1 diabetes mellitus. Stem Cell Res Ther. 2020 Jul 8;11(1):275. doi: 10.1186/s13287-020-01793-6.
  6. Shengli Dong, Hongju Wu. Regenerating β cells of the pancreas - potential developments in diabetes treatment. Expert Opin Biol Ther. 2018 Feb;18(2):175-185. doi: 10.1080/14712598.2018.1402885. Epub 2017 Nov 13.
  7. Roberto Ferreira Meirelles Júnior, Paolo Salvalaggio, Alvaro Pacheco-Silva. Pancreas transplantation: review. Einstein (Sao Paulo). Apr-Jun 2015;13(2):305-9. doi: 10.1590/S1679-45082015RW3163.
  8. S Moassesfar, U Masharani, L A Frassetto, G L Szot, M Tavakol, P G Stock A M Posselt. A Comparative Analysis of the Safety, Efficacy, and Cost of Islet Versus Pancreas Transplantation in Nonuremic Patients With Type 1 Diabetes. Am J Transplant. 2016 Feb;16(2):518-26. doi: 10.1111/ajt.13536. Epub 2015 Nov 23.
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Diabète et maladie oculaire

Fille diabétique se cachant un oeil.

Vivre avec le diabète signifie prêter une attention particulière à la santé oculaire [1]. Avec le temps, il est possible de développer une maladie oculaire appelée rétinopathie diabétique. [1,2,3,4]. Qu’est-ce que la rétinopathie diabétique, quelles sont ses causes et ses symptômes ? Comment peut-on la prévenir et la traiter ? Lisez les réponses.

Définition et causes

Située à l’intérieur de l’arrière de l’œil, la rétine est composée de plusieurs couches de cellules nerveuses sensibles à la lumière. En transformant les signaux lumineux de notre environnement en impulsions nerveuses électriques et en les transmettant au cerveau, cela nous permet de voir [5,6].

La rétinopathie diabétique se caractérise par une série de lésions dans la rétine [2], principalement causée par :

  • la durée du diabète [1,2,4] ;
  • diabète déséquilibré (en particulier en cas d’hyperglycémie fréquente) [1,3,4] ;
  • hypertension artérielle [1,4].

C’est l’une des complications les plus fréquentes du diabète [3]. Heureusement, seule une minorité finit par développer une déficience visuelle [2].

Symptômes

La rétinopathie diabétique se développe généralement de façon asymptomatique pendant plusieurs années avant que la vision ne commence à décliner [1,2,3,4]. Il existe deux stades de la rétinopathie diabétique [1,2,3,4] :

  • le stade précoce, appelé rétinopathie diabétique non proliférante. À ce stade, il est fréquent de n’avoir aucun problème de vision, même si la rétine est devenue fragile : ses vaisseaux sanguins sont obstrués et commencent à fuir, ce qui finit par diminuer le flux sanguin vers certaines zones de la rétine. Des micro-anévrismes (dilatation des vaisseaux sanguins de la rétine) peuvent être observés [1,2,3] ;
  • le stade avancé, appelé rétinopathie proliférante. Pour compenser le manque d’apport sanguin, de nouveaux vaisseaux sanguins anormaux se forment au niveau de la papille, de l’iris et de la rétine. Cela peut s’accompagner d’un œdème maculaire ; un gonflement ou un épaississement de la macula (le milieu de la rétine) dû à l’accumulation de liquide. Dans les cas plus avancés, il peut également y avoir un saignement à l’intérieur de l’œil, un décollement de la rétine ou un glaucome néovasculaire. A ce stade, plusieurs symptômes peuvent apparaître tels qu’une perte d’acuité visuelle et une distorsion d’image [1,2,3].

En l’absence de traitement, la rétinopathie diabétique peut entraîner la cécité. Pour prévenir l’apparition, il est recommandé par plusieurs études cliniques de consulter régulièrement un ophtalmologue. [1,2,3,4]

Diagnostic et dépistage

Le diagnostic de rétinopathie diabétique est posé par un examen du fond de l’œil, une procédure de routine réalisée par un ophtalmologue qui examine la rétine à l’arrière de vos yeux [3,4]. Il peut être utilisé pour détecter une rétinopathie, même asymptomatique [1,3].

Pour les adultes et les enfants de plus de 10 ans vivant avec un diabète de type 1, la plupart des directives recommandent qu’un examen complet soit effectué dans les 5 ans suivant le diagnostic initial de diabète et, en l’absence de rétinopathie, un réexamen au moins une fois par an [1,4].

Les directives pour le dépistage de la rétinopathie diabétique chez les personnes atteintes de diabète de type 2 peuvent différer d’un pays à l’autre : l’Association américaine du diabète (ADA) recommande de se soumettre à un dépistage dans les cinq ans suivant le diagnostic, tandis que la Société allemande du diabète (Deutsche Diabetes Gesellschaft, DDG) recommande d’être orienté vers un ophtalmologue dès que le diabète est diagnostiqué [1,4].

Le dépistage n’est pas obligatoire pour les femmes qui développent un diabète gestationnel pendant la grossesse [4]. Cependant, il est conseillé aux femmes enceintes avec un diabète préexistant de se soumettre à un examen du fond de l’œil au premier trimestre avec une surveillance étroite tout au long de la grossesse et jusqu’à un an après l’accouchement [4].

Traitements

Le traitement au laser peut être utilisé pour prévenir la perte de vision due à la rétinopathie diabétique [1,2,3,4].

La vitrectomie, une intervention chirurgicale visant à retirer le vitré (la région derrière le cristallin) peut prévenir la perte de la vision, même chez les patients atteints de rétinopathie diabétique proliférante avancée [1].

Un autre traitement qui s’est avéré bénéfique pour les patients atteints de rétinopathie diabétique précoce et avancée est l’injection d’agents anti-VEGF (facteur de croissance endothélial anti-vasculaire) dans l’œil [1,2,3,4]. Les médicaments anti-VEGF testés dans les essais cliniques sont progressivement approuvés par les organismes réglementaires de plusieurs pays [3].

Même si ces différents traitements peuvent ralentir la progression de la rétinopathie diabétique et prévenir la perte de vision, il est judicieux de passer régulièrement des examens chez un ophtalmologue, tout en faisant attention à optimiser la prise en charge du diabète et de la pression artérielle pour prévenir les complications ophtalmologiques [1,2,4].

Les références

  1. A.N Kollias and M.W. Ulbig. Diabetic Retinopathy. Dtsch Arztebl Int 2010; 107(5): 75–84. doi: 10.3238/arztebl.2010.0075.
  2. J.M. Forbes and M.E. Cooper . Mechanisms of diabetic complications. Physiol Rev 93: 137–188, 2013. doi:10.1152/physrev.00045.2011.
  3. W. Wang and A.C. Y. Lo. Diabetic Retinopathy: Pathophysiology and Treatments. Int. J. Mol. Sci. 2018, 19, 1816. doi:10.3390/ijms19061816.
  4. R.A Gangwani , JX Lian, S. M McGhee, D. Wong, KKW Li. Diabetic retinopathy screening: global and local perspective. Hong Kong Med J 2016;22:486–95. doi : 10.12809/hkmj164844.
  5. Mrinalini Hoon, Haruhisa Okawa, Luca Della Santina, Rachel O L Wong. Functional Architecture of the Retina: Development and Disease. Prog Retin Eye Res. 2014 Sep;42:44-84. doi: 10.1016/j.preteyeres.2014.06.003. Epub 2014 Jun 28.
  6. H Kolb. The architecture of functional neural circuits in the vertebrate retina. The Proctor Lecture. Invest Ophthalmol Vis Sci. 1994 Apr;35(5):2385-404.
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Diabète et Noël

Que diner à Noël quand on est diabétique ?

Noël est synonyme de partage de repas de fête copieux en famille et entre amis. Être diabétique ne vous empêche pas de vous gâter de temps en temps et, comme le réveillon de Noël et le jour de Noël sont des périodes de plaisir, voici quelques idées pour réaliser de délicieuses recettes qui régaleront tous vos invités, sans compromettre la gestion de votre glycémie.

Comme les repas pendant les fêtes de Noël peuvent durer longtemps et que les conversations avec votre famille peuvent avoir un impact sur votre attention, vous devrez peut-être être plus attentif(-ve) à votre glycémie et adapter le traitement si nécessaire.

Diabète : ingrédients recommandés pour les recettes de Noël

Noël est synonyme de longs dîners et déjeuners, donc pour un repas sain, il vaut mieux choisir des recettes contenant la plus grande quantité possible de fruits et légumes. [1].

Vous pourriez envisager de créer vos menus de Noël autour de produits à base de poisson et de fruits de mer, qui sont d’excellentes sources de protéines, de minéraux et de vitamines essentielles, et pauvres en calories [2].

Idées de menu de Noël

Pourquoi ne pas commencer votre repas de fin d’année avec une entrée élégante en servant des fruits de mer comme des crustacés, des moules ou des noix de Saint-Jacques, qui sont aussi délicieux que bons pour la santé [2].

Pour le plat principal, préférez les poissons blancs (bar, morue, merlu, etc.), les poissons gras (saumon, truite, maquereau, hareng, etc.) ou les volailles, plutôt que de la viande rouge [2,3,4,5]. Si vous cuisinez un repas de Noël végétarien, ajoutez des champignons, qui sont riches en fibres et en nutriments [6].

Les légumes crucifères tels que le chou d’hiver et le brocoli ou les légumes de saison tels que la citrouille et le potiron sont un délicieux plat d’accompagnement servi avec des céréales complètes, comme le riz rouge et noir, du quinoa et du boulgour, des châtaignes ou des pommes de terre bouillies (mais en plus petite quantité et non frites) [1,7,8].

Les herbes, les agrumes et les baies rouges, tels que le citron et la canneberge, sont des ajouts délicieux qui contiennent des antioxydants [1,9,14].

Idées de gâteau et de dessert de Noël

Si vous souhaitez inclure une friandise à la fin du repas, vous avez l’embarras du choix ! Envisagez de faire une salade de fruits, par exemple avec des mangues, des oranges, des ananas, des bananes, des litchis, des pommes et des poires [1,10,11,12] ou de faire un gâteau de Noël avec de la poudre de cacao non sucrée et de la farine de noix de coco, en remplaçant le sucre blanc par du jus d’orange à la cannelle et le beurre par des noix moulues en pâte. Pour une touche déco finale et un look résolument festif, saupoudrez simplement votre gâteau de Noël de poudre de noix de coco et de baies rouges [9,10,13,14,15,16] !

 

Sources :

  1. Jia X, Zhong L, Song Y, Hu Y, Wang G, Sun S. Consumption of citrus and cruciferous vegetables with incident type 2 diabetes mellitus based on a meta-analysis of prospective study. Prim Care Diabetes. 2016 Aug;10(4):272-80.
  2. Bjørn Liaset, Jannike Øyen, Hélène Jacques, Karsten Kristiansen, Lise Madsen. Seafood intake and the development of obesity, insulin resistance and type 2 diabetes. Nutr Res Rev. 2019 Jun;32(1):146-167. doi: 10.1017/S0954422418000240. Epub 2019 Feb 7.
  3. Du H, Guo Y, Bennett DA, Bragg F, Bian Z, Chadni M, Yu C, Chen Y, Tan Y, Millwood IY, Gan W, Yang L, Yao P, Luo G, Li J, Qin Y, Lv J, Lin X, Key T, Chen J, Clarke R, Li L, Chen Z; China Kadoorie Biobank collaborative group. Red meat, poultry and fish consumption and risk of diabetes: a 9 year prospective cohort study of the China Kadoorie Biobank. Diabetologia. 2020 Apr;63(4):767-779.
  4. Pinal S Patel, Stephen J Sharp, Robert N Luben, Kay-Tee Khaw, Sheila A Bingham, Nicholas J Wareham, Nita G Forouhi. Association between type of dietary fish and seafood intake and the risk of incident type 2 diabetes: the European prospective investigation of cancer (EPIC)-Norfolk cohort study. Diabetes Care. 2009 Oct;32(10):1857-63. doi: 10.2337/dc09-0116. Epub 2009 Jul 10.
  5. Schwingshackl L, Hoffmann G, Lampousi AM, Knüppel S, Iqbal K, Schwedhelm C, Bechthold A, Schlesinger S, Boeing H. Food groups and risk of type 2 diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. Eur J Epidemiol. 2017 May;32(5):363-375.
  6. Dubey SK, Chaturvedi VK, Mishra D, Bajpeyee A, Tiwari A, Singh MP. Role of edible mushroom as a potent therapeutics for the diabetes and obesity. 3 Biotech. 2019 Dec;9(12):450.
  7. Liu G, Liang L, Yu G, Li Q. Pumpkin polysaccharide modifies the gut microbiota during alleviation of type 2 diabetes in rats. Int J Biol Macromol. 2018 Aug;115:711-717.
  8. Zhang Y, You D, Lu N, Duan D, Feng X, Astell-Burt T, Zhu P, Han L, Duan S, Zou Z. Potatoes Consumption and Risk of Type 2 Diabetes: A Meta-analysis. Iran J Public Health. 2018 Nov;47(11):1627-1635.
  9. Guo X, Yang B, Tan J, Jiang J, Li D. Associations of dietary intakes of anthocyanins and berry fruits with risk of type 2 diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis of prospective cohort studies. Eur J Clin Nutr. 2016 Dec;70(12):1360-1367.
  10. Huang Y, Park E, Replogle R, Boileau T, Shin JE, Burton-Freeman BM, Edirisinghe I. Enzyme-treated orange pomace alters acute glycemic response to orange juice. Nutr Diabetes. 2019 Aug 28;9(1):24.
  11. Septembre-Malaterre A, Stanislas G, Douraguia E, Gonthier MP. Evaluation of nutritional and antioxidant properties of the tropical fruits banana, litchi, mango, papaya, passion fruit and pineapple cultivated in Réunion French Island. Food Chem. 2016 Dec 1;212:225-33.
  12. Guo XF, Yang B, Tang J, Jiang JJ, Li D. Apple and pear consumption and type 2 diabetes mellitus risk: a meta-analysis of prospective cohort studies. Food Funct. 2017 Mar 22;8(3):927-934.
  13. Greenberg JA. Chocolate intake and diabetes risk. Clin Nutr. 2015 Feb;34(1):129-33.
  14. Kaur G, Invally M, Khan MK, Jadhav P. A nutraceutical combination of Cinnamomum cassia &Nigella sativa for Type 1 diabetes mellitus. J Ayurveda Integr Med. 2018 Jan-Mar;9(1):27-37.
  15. Trinidad TP, Valdez DH, Loyola AS, Mallillin AC, Askali FC, Castillo JC, Masa DB. Glycaemic index of different coconut (Cocos nucifera)-flour products in normal and diabetic subjects. Br J Nutr. 2003 Sep;90(3):551-6.
  16. Comerford KB, Pasin G. Emerging Evidence for the Importance of Dietary Protein Source on Glucoregulatory Markers and Type 2 Diabetes: Different Effects of Dairy, Meat, Fish, Egg, and Plant Protein Foods. Nutrients. 2016 Jul 23;8(8):446.
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Injections d’insuline : où et comment injecter l’insuline

Insulin injections

Injections d’insuline

Si vous avez récemment reçu un diagnostic de diabète, ou si vous connaissez quelqu’un qui l’a, vous avez probablement beaucoup de questions. Un grand nombre de ces questions auront reçu des réponses de la part de votre équipe soignante du diabète.

Certaines d’entre elles peuvent concerner un nouveau médicament qui vous a été prescrit, appelé insuline. L’insuline est un médicament couramment utilisé par les diabétiques pour leur permettre de traiter leur affection [1].

Cet article vous expliquera ce qu’est l’insuline, pourquoi vous en avez besoin et comment vous l’administrer par le biais d’injections d’insuline.

Qu’est-ce que l’insuline ?

L’insuline est une hormone fabriquée par des cellules spécialisées dans un organe appelé pancréas [1, 2]. L’insuline régule les taux de glycémie — elle est libérée dans votre circulation sanguine et agit sur les cellules dans tout votre organisme en leur permettant d’absorber le glucose de votre sang [1, 2]. L’insuline régule également l’utilisation des glucides, des lipides et des protéines [2].

L’insuline a été isolée et purifiée pour la première fois en 1921 [2]. Les scientifiques ayant mené les expériences qui ont prouvé que ce nouveau produit chimique pouvait abaisser les taux de glycémie ont remporté le prix Nobel de médecine en 1923 [2]. Vous pouvez en savoir plus sur la découverte de l’insuline dans notre brève histoire de l’insuline.

L’insuline est un médicament très fréquemment utilisé dans le monde entier. On estime que 150 à 200 millions de patients utilisent de l’insuline dans le monde [3].

 

Que sont les injections d’insuline ?

Des millions de personnes s’injectent de l’insuline chaque jour [4]. Contrairement à certains médicaments qui peuvent être pris sous forme de comprimés ou avalés sous forme liquide, l’insuline doit être administrée par voie sous-cutanée, intraveineuse et intramusculaire [1].

Les diabétiques administrent le plus souvent de l’insuline par voie sous-cutanée, en utilisant une aiguille fixée à une seringue ou un stylo à insuline pour injecter l’hormone sous la peau, ou en utilisant une pompe à insuline [1].

Quel type de diabète nécessite des injections d’insuline ?

Il existe différents types de diabète. Pour certains types de diabète, l’insulinothérapie est absolument vitale, tandis que d’autres peuvent ou non être traitées par insuline. Cela peut dépendre de facteurs tels que la façon dont l’affection a répondu à d’autres traitements, thérapies ou mesures préventives [1, 4].

Diabète de type 1

Dans le diabète de type 1, les cellules productrices d’insuline du pancréas sont détruites par le système immunitaire de l’organisme, un traumatisme ou une lésion du pancréas [1]. Cela entraîne un manque d’insuline qui ne peut être résolu qu’en remplaçant l’hormone de régulation de la glycémie par l’insulinothérapie.

L’insuline est toujours nécessaire dans le diabète de type 1 [1, 3]. Pour les personnes atteintes de diabète de type 1, l’insulinothérapie est essentielle [1].

Diabète de type 2

Dans le diabète de type 2, les cellules de l’organisme deviennent résistantes à l’insuline [1]. La cause exacte du diabète de type 2 est inconnue, mais des facteurs tels que la génétique ou l’obésité jouent un rôle. Le pancréas tente de contrer cette résistance en produisant de plus en plus d’insuline — cependant, cela finit par entraîner l’épuisement des cellules productrices d’insuline aux stades ultérieurs du diabète de type 2 [1].

L’insuline est parfois nécessaire pour le diabète de type 2. Il s’agit de l’un des nombreux traitements disponibles pour les personnes atteintes de diabète de type 2 [1, 3].

Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel se développe pendant la grossesse. Il peut être traité par des modifications du régime alimentaire et de l’exercice, mais l’insuline peut être nécessaire si le régime alimentaire et l’exercice ne parviennent pas à contrôler la glycémie [1].

Diabète de type adulte chez le jeune (MODY)

Le diabète de type adulte chez le jeune (maturity onset diabetes of the young, MODY) est une maladie héréditaire dans laquelle une mutation génétique empêche les cellules pancréatiques de sécréter l’insuline correctement. Il peut être traité par des médicaments appelés sulfonylurées, mais l’insuline peut être nécessaire [1].

Quels types d’insuline existent ?

Les insulines peuvent être classées de différentes manières. L’une de ces façons est la vitesse à laquelle l’insuline agit une fois injectée [7] :

  • Insuline à action rapide : action maximale en 30 minutes, dure 3 à 5 heures. Les insulines à action rapide sont généralement utilisées avant les repas et toujours parallèlement aux insulines à action brève ou prolongée tout au long de la journée pour gérer les taux de glycémie.
  • Insuline à action brève : action maximale en 90 à 120 minutes, dure 6 à 8 heures. Ces insulines sont prises avant les repas. La nourriture est nécessaire dans les 30 minutes suivant son administration pour éviter une hypoglycémie.
  • Insuline à action intermédiaire : action maximale en 4 à 8 heures. Elle aide à gérer les taux de glycémie tout au long de la journée et est généralement prise deux fois par jour.
  • Insuline à action prolongée : agit sur 12 à 24 heures. La longue durée d’action de ces types d’insuline permet d’obtenir un effet plateau et de réduire la fréquence d’administration tout au long de la journée. Elle est généralement prise le soir, après les repas.

L’insuline est également disponible sous forme de mélange d’insuline à action rapide ou brève et d’insuline à action intermédiaire ou prolongée [5]. C’est ce qu’on appelle l’insuline prémélangée [5].

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Où puis-je m’injecter de l’insuline ?

Où puis-je m’injecter de l’insuline ?

L’insuline est le plus souvent injectée dans la graisse sous-cutanée, juste sous la peau : on parle d’injection sous-cutanée [1, 4]. L’injection sous la peau est considérée comme plus facile et plus pratique que d’autres méthodes d’injection, comme par voie intraveineuse (dans une veine) ou intramusculaire (dans un muscle) [1].

Les sites recommandés pour l’injection d’insuline sont l’abdomen, les cuisses, les fesses et le haut des bras [4, 6].

Tous les sites ne sont pas adaptés à toutes les personnes qui doivent s’injecter de l’insuline. Par exemple, les injections abdominales ne conviennent pas aux personnes qui ne peuvent pas pincer 1,5 cm de graisse à injecter, comme les jeunes enfants ou les personnes musclées [4].

Une « rotation » des sites d’injection est également recommandée : autrement dit, il est conseillé de ne pas procéder à des injections répétées au même endroit, afin de réduire les complications pouvant survenir lors de l’injection, telles que la formation de cicatrices ou de dépôts graisseux [4, 6]. Cependant, il convient de noter que l’insuline est absorbée différemment selon les sites [4]. Il est donc conseillé de procéder à une rotation dans une zone définie [4].

Comment utiliser les injections d’insuline

Les injections d’insuline peuvent être administrées à l’aide d’une aiguille et d’une seringue [4, 6]. Elles peuvent également être faites à l’aide d’un dispositif appelé stylo à insuline qui fonctionne comme une seringue, mais qui contient l’insuline dans une cartouche préremplie [3].

Avant ouverture, les flacons et les stylos doivent être conservés au réfrigérateur [4]. Après ouverture, les stylos doivent être conservés à température ambiante, tandis que les flacons peuvent être conservés dans ou hors du réfrigérateur [4].

La technique d’injection d’insuline vous sera enseignée par votre équipe soignante. Cependant, elle prévoit généralement les étapes suivantes [4] :

  • amorcez la seringue ou le stylo avec deux unités d’insuline ;
  • en tenant la seringue verticalement avec l’aiguille pointée vers le haut, tapotez le corps de la seringue avec votre doigt pour expulser les bulles d’air, suivi de l’expulsion de deux unités supplémentaires d’insuline ;
  • sélectionnez la dose réelle nécessaire ;
  • choisissez votre site d’injection (comme le bras, l’abdomen, la cuisse ou une fesse) ;
  • nettoyez la peau du site d’injection avec un tampon imbibé d’alcool ;
  • pincez la peau entre le pouce et l’index, tournez légèrement pour vous assurer de ne pas serrer le muscle ;
  • insérez l’aiguille à 45 degrés (ceci est approprié pour les zones où la graisse est moins importante, ce qui permet d’éviter une injection intramusculaire d’insuline). L’angle d’injection peut varier en fonction de la zone d’injection : un angle de 90° est approprié pour les zones présentant plus de graisse ;
  • injectez l’insuline, puis desserrez les doigts avant de retirer l’aiguille ;
  • après l’injection, exercez une légère pression pour minimiser les ecchymoses.

Votre équipe soignante vous expliquera comment utiliser correctement les injections d’insuline.

D’autres dispositifs peuvent être utilisés pour administrer l’insuline, notamment des pompes à insuline [3].

Effets secondaires de l’injection d’insuline

Chaque médicament peut avoir des effets secondaires, et l’insuline n’est pas différente.

Les effets secondaires des injections d’insuline peuvent être divisés entre les effets de l’insuline sur l’organisme et les effets de l’injection [1].

Les effets de l’insuline sur l’organisme peuvent inclure une hypoglycémie et une prise de poids [1]. Dans de rares cas, ils peuvent inclure des perturbations électrolytiques telles qu’une hypokaliémie [1].

Les effets secondaires de l’injection peuvent comprendre une douleur au niveau du site d’injection et une affection appelée lipodystrophie, qui provoque un perte de tissu cutané ou un gonflement de la peau [1, 4, 6].

Injections d’insuline : un résumé

Les injections d’insuline sont un traitement important pour les personnes diabétiques [1]. Votre équipe soignante vous apprendra comment gérer votre diabète à l’aide d’insuline et comment l’injecter correctement et efficacement.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur l’insuline, les injections ou sur la gestion efficace de votre diabète, votre équipe soignante sera en mesure de vous orienter dans la bonne direction.

Sources :

  1. Thota S, Akbar A. “Insulin.” [Updated 2021 Jul 16]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2022 Jan-.
  2. Wilcox G. “Insulin and insulin resistance.” Clin Biochem Rev. 2005; 26(2):19-39.
  3. Buse JB, Davies MJ, Frier BM, et al. “100 years on: the impact of the discovery of insulin on clinical outcomes.” BMJ Open Diabetes Research and Care 2021; 9:e002373. DOI: 10.1136/bmjdrc-2021-002373
  4. Dolinar, Richard. “The Importance of Good Insulin Injection Practices in Diabetes Management.” US Endocrinology, 2009; 5(1):49-52 DOI: 10.17925/USE.2009.05.1.49
  5. Kalra S, Czupryniak L, Kilov G, et al. “Expert Opinion: Patient Selection for Premixed Insulin Formulations in Diabetes Care.” Diabetes Ther. 2018; 9(6): 2185-2199. DOI:10.1007/s13300-018-0521-2
  6. Anders H. Frid, MD; Gillian Kreugel, DSN; Giorgio Grassi, MD; Serge Halimi, MD; Debbie Hicks, DSN; Laurence J. Hirsch, MD; Mike J. Smith, DSN; Regine Wellhoener, MD; Bruce W. Bode, MD; Irl B. Hirsch, MD; Sanjay Kalra, MD; Linong Ji, MD; and Kenneth W. Strauss, MD. “New Insulin Delivery Recommendations.” Mayo Clin Proc. n September 2016; 91(9):1231-1255
  7. O M Selivanova, S Yu Grishin, A V Glyakina, A S Sadgyan, N I Ushakova, O V Galzitskaya. Analysis of Insulin Analogs and the Strategy of Their Further Development. Biochemistry (Mosc). 2018 Jan;83(Suppl 1):S146-S162. doi: 10.1134/S0006297918140122
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