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Le passage à une pompe à insuline est-il une bonne idée ?

Dois-je opter pour une pompe à insuline ?

Comme alternative à plusieurs injections quotidiennes, une pompe à insuline peut vous être prescrite en fonction de votre profil médical et de votre mode de vie [1,2]. Envisagez-vous de passer à une pompe ? Voici quelques informations que vous pourriez trouver utiles.

Qu’est-ce qu’une pompe à insuline ?

Une pompe à insuline est un appareil électronique portable et discret qui délivre des doses d’insuline à action rapide en continu à intervalles réguliers [2,3,4]. Une conception de pompe standard est constituée d’un petit moteur fonctionnant sur batterie, d’un mécanisme de contrôle informatisé et d’un réservoir d’insuline relié par une tubulure à une canule implantée sous la peau [2,3]. Plus récemment, un autre type a également émergé : la pompe patch sans fil, où le set de perfusion adhère à la peau [2,4].

Qui bénéficie d’une pompe à insuline ?

Diabète de type 1

Un certain nombre d’études cliniques chez des enfants, adolescents et adultes vivant avec un diabète de type 1 ont montré que le passage à une pompe à insuline offre plusieurs avantages [2]. Ces études ont établi qu’en plus d’améliorer la qualité de vie et l’équilibre glycémique en abaissant l’hémoglobine glyquée (HbA1c), la pompe peut également réduire les besoins quotidiens en insuline et les épisodes d’hypoglycémie [1,2,5].

En raison des avantages de la pompe à insuline pour la prise en charge du diabète de type 1, par rapport aux injections quotidiennes multiples, l’Institut national de la santé et des soins (National Institute for Health and Care Excellence, NICE), la Société Francophone du Diabète (SFD) et l’Association américaine du diabète (American Association of Diabetes, ADA) recommandent aux personnes ayant des taux de glycémie déséquilibrés et à celles qui trouvent les injections conventionnelles difficiles dans le cadre de leur vie professionnelle et/ou sociale de passer à la pompe [2,3]. Les pompes à insuline sont également généralement recommandées comme traitement de première intention pour les enfants [2].

Diabète de type 2

L’utilisation d’une pompe à insuline dans le diabète de type 2 est encore en débat [6]. Cependant, le passage à la pompe, par opposition à de multiples injections quotidiennes, peut être approprié si vous présentez une résistance élevée à l’insuline et/ou si vous avez des besoins en insuline malgré une posologie d’insuline suffisante et si vous respectez les recommandations en matière de régime alimentaire et d’exercice [2,6].

Femmes enceintes

Bien qu’il n’y ait pas de preuve du bénéfice d’une pompe à insuline au lieu de multiples injections quotidiennes chez les femmes enceintes vivant avec le diabète, l’utilisation d’une pompe à insuline est généralement recommandée pour optimiser l’équilibre glycémique [2,6]. Ce traitement peut les aider à gérer leur glycémie pendant la grossesse, une période où les besoins en insuline augmentent et varient considérablement [2,6].

Conditions d’éligibilité à une pompe à insuline

Plusieurs facteurs peuvent être pris en compte pour déterminer si vous êtes un(e) bon(ne) candidat(e) pour une pompe à insuline [3,6]. En particulier, l’utilisation d’une pompe à insuline n’est pas recommandée en cas de rétinopathie proliférative non traitée, de trouble psychiatrique sévère ou d’invalidité mentale ou physique pouvant altérer votre capacité à utiliser le dispositif [3,6].

Votre motivation est également un facteur déterminant pour savoir si vous tirerez profit de l’utilisation d’une pompe [3,6], il vous sera donc demandé de :

  • participer à une formation pratique avec une équipe médicale spécialisée [3] ;
  • passer des visites de suivi régulières [1] ;
  • surveiller fréquemment votre glycémie (4 à 6 fois par jour) [1,3,6] ;
  • apprendre à calculer la teneur en glucides de vos repas et à ajuster les doses d’insuline en conséquence [1,3].

Depuis son développement initial à la fin des années 1970, le traitement par pompe à insuline a continué à évoluer et à faciliter la prise en charge du diabète [1,4]. Si vous souhaitez essayer une pompe à insuline, il est conseillé d’en parler à votre médecin ou de prendre rendez-vous avec des professionnels de la pompe à insuline qui peuvent vous conseiller et vous guider dans le processus [3].

Sources :

  1. Sherr J, Tamborlane WV. Past, present, and future of insulin pump therapy: better shot at diabetes control. Mt Sinai J Med. 2008;75(4):352-361. doi:10.1002/msj.20055.
  2. Pozzilli P and al. Continuous subcutaneous insulin infusion in diabetes: patient populations, safety, efficacy, and pharmacoeconomics. Diabetes Metab Res Rev. 2016;32(1):21-39 ; doi:10.1002/dmrr.2653.
  3. Pickup JC and al. Insulin-Pump Therapy for Type 1 Diabetes Mellitus. NEJM 2012;366:1616-24.
  4. Andrew Fry. Insulin delivery device technology 2012: where are we after 90 years? J Diabetes Sci Technol. 2012 Jul 1;6(4):947-53. doi: 10.1177/193229681200600428.
  5. Karges B, Schwandt A, Heidtmann B, et al. Association of Insulin Pump Therapy vs Insulin Injection Therapy With Severe Hypoglycemia, Ketoacidosis, and Glycemic Control Among Children, Adolescents, and Young Adults With Type 1 Diabetes. JAMA. 2017;318(14):1358-1366. doi:10.1001/jama.2017.13994.
  6. Reznik Y. and Cohen O. Insulin Pump for Type 2 Diabetes- Use and misuse of continuous subcutaneous insulin infusion in type 2 diabetes. Diabetes Care. 2013 Aug; 36 (Suppl 2): S219–S225, 17 juillet 2013; doi: 10.2337/dcS13-2027.
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Continuons à mettre en lumière le diabète

C'est différent pour chacun, mais jamais facile.

Près de 500 millions de personnes vivent actuellement avec le diabète dans le monde et l'accès à l'insuline et aux soins du diabète reste un défi pour beaucoup.

Au cours de ce #moisdudiabète, nous voulons contribuer à sensibiliser les gens à la vie avec le diabète et à favoriser l'accès aux soins.

Car si ce n'est pas maintenant, quand ? ?

Combien de personnes vivent avec le diabète dans le monde?

463 millions : c’est le nombre de personnes diabétiques âgées de 20 à 79 ans dans le monde, soit 1 adulte sur 11.

Mais dans le détail, où en sommes-nous avec le diabète en 2020 ? Quel est le profil des personnes diabétiques et dans quelles régions du monde vivent-elles ?

Pour en savoir plus, consultez notre article

Notre engagement

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VitalAire s'engage à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de diabète.

Nos équipes de soins à domicile fournissent à nos patients et à leurs proches une éducation, un soutien et une personnalisation des soins.

Notre mission: rendre le diabète plus facile à vivre.

VitalAire est désormais votre partenaire dans le traitement et la prise en charge du diabète

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La différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2

Différences entre diabète type 1 et type 2

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 partagent le symptôme commun de l’hyperglycémie chronique, c’est-à-dire trop de sucre dans le sang, mais ils présentent également de nombreuses différences [1,2]. Causes, symptômes et traitement : lisez la suite pour découvrir ce qui différencie le diabète de type 1 du diabète de type 2.

Deux causes très différentes

L’insuline est une hormone produite dans le pancréas. Son rôle est de réguler les taux de glucose (glycémie) [3,4].

Le diabète de type 2 survient lorsque l’organisme cesse d’utiliser l’insuline correctement et que le pancréas ne peut pas produire suffisamment d’insuline pour compenser le déficit [1,2,4,5].

Contrairement au diabète de type 2, le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle l’organisme ne produit plus d’insuline du tout, car les anticorps détruisent les cellules pancréatiques responsables de sa production [1,2].

La prédisposition génétique favorise le développement du diabète de type 2 et, à un moindre degré, du diabète de type 1 [1,5]. En effet, le risque de diabète de type 2 est estimé à environ 40 % lorsque l’un des parents est atteint de diabète de type 2, contre seulement 5 % pour le diabète de type 1 lorsqu’au moins l’un des parents en est atteint [5].

Cependant, l’hérédité n’est pas le seul déclencheur du diabète de type 2, car il dépend également largement du mode de vie : un mode de vie principalement sédentaire avec un régime riche en calories et un manque de sommeil, conduisant souvent à un surpoids [4,5,6].

Les chercheurs et experts internationaux supposent que divers facteurs environnementaux peuvent également être impliqués dans le développement du diabète de type 1, mais n’ont pas encore pu les identifier clairement [1,5].

Symptômes similaires

Les symptômes de l’hyperglycémie sont retrouvés dans les deux types de diabète : miction abondante (polyurie), soif constante (polydipsie) et, parfois, faim excessive (polyphagie) et vision trouble [1].

Le diabète de type 2 est unique en ce qu’il peut se développer sur plusieurs années sans symptômes visibles ou avec seulement des signes légers [1,4,6]. De nombreuses personnes découvrent par hasard qu’elles sont atteintes de diabète de type 2 lorsqu’elle effectuent des analyses de sang pour d’autres raisons [6].

Le diagnostic repose sur les mêmes critères pour les deux types de diabète : la mesure de la glycémie (soit à jeun, à tout moment de la journée, soit après la prise de 75 g de glucose) et de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) par une analyse de sang [1,2].

Différents traitements

Les personnes atteintes de diabète de type 1 auront systématiquement besoin d’une insulinothérapie administrée par stylo, seringue ou pompe à insuline [2,5].

Le traitement initial du diabète de type 2 implique une transition vers un mode de vie sain, avec une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une perte de poids [2,4,5]. Si cela ne permet pas de stabiliser la glycémie, une prescription de médicaments antidiabétiques ou d’insulinothérapie peut être proposée [2,4,5].

Répartition des deux types de diabète dans l’ensemble de la population

Le diabète de type 1, représentant 5 à 10 % de tous les cas de diabète, survient principalement dans l’enfance et l’adolescence, mais peut également apparaître à l’âge adulte [1,2].

Le diabète de type 2 représente 90 à 95 % de toutes les personnes atteintes de diabète, principalement des adultes [1,2].

Une autre différence notable entre les deux types de diabète est que si une proportion significative de personnes atteintes de diabète de type 2 sont en surpoids, obèses ou de poids normal avec un excès de graisse abdominale, les personnes atteintes de diabète de type 1 sont généralement dans la plage de poids normal [1,2].

Sources :

  1. American Diabetes Association. Diagnosis and classification of diabetes mellitus. Diabetes Care 2013 Jan; Vol.36 Supplement 1:S67-74. ; doi: 10.2337/dc13-S067.
  2. A. Petersmann et al. Definition, Classification and Diagnosis of Diabetes Mellitus. Exp Clin Endocrinol Diabetes 2019; 127 (Suppl 1): S1–S7 ; doi : 10.1055/a-1018-9078.
  3. A H Khan, J E Pessin. Insulin regulation of glucose uptake: a complex interplay of intracellular signalling pathways. Diabetologia. 2002 Nov;45(11):1475-83. doi: 10.1007/s00125-002-0974-7. Epub 2002 Oct 18.
  4. Andreas F H Pfeiffer, Harald H Klein. The treatment of type 2 diabetes. Dtsch Arztebl Int. 2014 Jan 31;111(5):69-81; quiz 82. doi: 10.3238/arztebl.2014.0069.
  5. JS Skyler et al. Differentiation of Diabetes by Pathophysiology, Natural History,and Prognosis. Diabetes 2017;66:241–255 | DOI: 10.2337/db16-0806.
  6. Samantha Roberts, Eleanor Barry, Dawn Craig , Mara Airoldi, Gwyn Bevan, Trisha Greenhalgh. Preventing type 2 diabetes: systematic review of studies of cost-effectiveness of lifestyle programmes and metformin, with and without screening, for pre-diabetes. BMJ Open. 2017 Nov 15;7(11):e017184. doi: 10.1136/bmjopen-2017-017184
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Diabète et voyages en avion : préparation avant de prendre l’avion

Voyager en étant diabétique

Traverser des océans, des continents et des fuseaux horaires... Si vous prévoyez un long vol, un voyage à l’étranger ou un voyage d’affaires, vous vous demandez probablement ce qu’il est conseillé de faire avant de quitter votre domicile, avant de passer par la sécurité de l’aéroport et pendant le vol. Lisez la suite pour découvrir quelques recommandations importantes pour les voyages en avion avec un diabète.

Guide pour les voyages en avion

Si vous vivez avec un diabète, il est conseillé de planifier vos voyages en avion bien à l’avance. La première étape consiste à prendre rendez-vous avec votre médecin, si possible au moins 6 semaines avant de partir pour l’aéroport [1,2]. Cette consultation vous permettra de :

  • mettre à jour vos vaccinations, en particulier celles recommandées pour votre pays de destination [2] ;
  • obtenir un certificat médical pour le diabète et une ordonnance détaillant les fournitures médicales et/ou les médicaments que vous emporterez [1,2,3] ;
  • obtenir des conseils de votre médecin sur les ajustements que vous pourriez avoir besoin d’apporter à votre traitement [1,2].

Au fur et à mesure que vous vous rapprochez de votre vol, il peut également être utile de :

  • noter les coordonnées des services aux diabétiques disponibles sur votre lieu de destination et où se trouvent les fournitures médicales et les médicaments [2] ;
  • contacter votre compagnie aérienne si vous avez besoin d’un ou de plusieurs repas spécifiques en vol [2,3,4] ;
  • obtenir ou faire une « carte de diabétique » expliquant votre état et ce qu’il faut faire si vous vous évanouissez, ainsi qu’un numéro de téléphone d’urgence [3,4].

Que devrez-vous emporter ?

Voici une liste des articles recommandés pour les voyages en avion si vous vivez avec le diabète :

  • passeport, certificat d’assurance de voyage, certificat médical, ordonnance, « carte de diabétique » et carnet de vaccination international [2,3,4] ;
  • antidiabétiques [2,3] ;
  • matériel d’administration d’insuline (pompe, stylo ou seringues et aiguilles) [2,3]. Si vous utilisez une pompe, il est judicieux d’apporter également un stylo ou des seringues et des aiguilles à utiliser en cas de dysfonctionnement de la pompe [1,2,4] ;
  • votre équipement de mesure de la glycémie (glucomètre, bandelettes réactives, moniteur de glucose en continu [Continuous Glucose Monitoring, CGM]) [2,3]. Si vous utilisez un CGM, il est également judicieux d’apporter un glucomètre de secours [2] ;
  • des flacons et/ou des cartouches d’insuline à action rapide et à action prolongée [2,4] ;
  • une batterie de rechange pour chacun de vos appareils [2,3,4] ;
  • une trousse de premiers soins comprenant des lingettes désinfectantes, du coton, du glucagon et d’autres médicaments dont vous pourriez avoir besoin (antihypertenseurs, aspirine, médicaments contre la fièvre, médicaments contre les nausées, etc.) [2,3,4] ;
  • des en-cas contenant des glucides complexes (par ex., barres de céréales, noix et biscuits) ainsi que des glucides simples (par ex. jus de fruits, cubes de sucre, bonbons et miel) [2,3,4] ;
  • des chaussures confortables et des chaussettes absorbantes qui ne compriment pas vos jambes [2].

Pour vous préparer à toute éventualité, il est recommandé de doubler tous les médicaments et fournitures dont vous avez besoin pour gérer votre diabète pendant toute la durée de votre séjour [2,3,4]. Il est également judicieux de faire une copie de votre ordonnance [4].

Vous pouvez emporter la moitié de ce que vous prenez dans votre bagage à main et l’autre moitié dans votre bagage en soute [2,3], à l’exception de l’insuline, du glucagon, des bandelettes et du ou des stylo(s) et du ou des lecteur(s), qui seront mieux conservés dans votre bagage à main [1,2].

Selon l’Administration de la Sécurité des Transports (Transportation Security Administration, TSA), il est préférable de transporter les médicaments et l’équipement de contrôle de la glycémie et d’injection dans leur emballage d’origine [2]. Essayez de les emballer dans un sac transparent séparé qui peut être glissé dans votre bagage à main pour un accès facile et rapide [1,2].

 

Planifier un voyage en étant diabétique

Quelle est la meilleure façon de transporter l’insuline pendant un voyage en avion ?

L’insuline ne tolère pas les températures extrêmes et doit être conservée entre 2 et 8 degrés pour maintenir son efficacité [3,5]. Il est donc conseillé de placer votre approvisionnement en insuline dans un sac isotherme avec des blocs réfrigérants et de le conserver dans votre bagage à main plutôt que dans votre bagage en soute où il peut se congeler [2,3,4,5].

À l’aéroport

Lorsque vous passerez par la sécurité, vous devrez dire aux agents de sécurité que vous transportez des médicaments et du matériel médical, en présentant la prescription de votre médecin [2,4].

Si vous avez une pompe à insuline et/ou un CGM, il est préférable de les avoir avec vous et de demander à être fouillé(e) manuellement, car il est recommandé de ne pas les passer à travers les appareils de radiographie et les détecteurs de métaux [2,4].

Pendant le vol

Si vous prenez un long vol, il est recommandé d’affiner votre insulinothérapie pendant le voyage puis de nouveau pendant votre séjour, en fonction de la différence de temps et de vos taux de glycémie, qui doivent être surveillés plus fréquemment [1,2,3,4]. Il n’est généralement pas nécessaire de modifier la dose du médicament pendant le voyage, mais il est recommandé d’ajuster le moment du traitement en fonction du changement de fuseau horaire [2].

De plus, la dépressurisation et l’altitude peuvent affecter les performances de vos appareils [2]. Les études n’ont pas prouvé la fiabilité d’un CGM dans un avion, il est donc préférable de mesurer votre glycémie à l’aide d’un glucomètre, car les résultats peuvent être utilisés pour la prise de décision [1,2]. Pour les usagers de pompes, les changements de pression de l’air peuvent également entraîner la formation de bulles dans le réservoir, l’administration accidentelle d’insuline et le risque d’hypoglycémie [2,6]. Par mesure de précaution, il peut donc être utile de remplir le réservoir avec seulement 1,5 ml d’insuline, de déconnecter la pompe pendant le décollage et l’atterrissage, et d’éliminer les bulles d’air avant de la reconnecter [2,6].

Enfin, essayez de boire de l’eau régulièrement et de vous lever occasionnellement et de marcher dans l’allée [2].

Nous espérons que ces recommandations vous aideront à être détendu(e) et confiant(e) lorsque vous voyagez en avion. Bon vol !

Sources :

  1. S. Trikudanathan and al. Diabetes. Management “Up in the Air”: It’s Time for Consensus. AACE Endocrine Practice, Vol. 24, issue 6, 599-601, 1er juin 2018 ; doi : 10.4158/EP-2017-0258.
  2. Gagan Priya, Sanjay Kalra, Deep Dutta, Emmy Grewal, Indira Maisnam, Sameer Aggarwal. Up In The Air With Diabetes: a Systematic Review of Literature and A Pragmatic Approach to Diabetes Management During Long-Distance Travel. Journal of Diabetes & Metabolic Disorders. Jun 17, 2020. doi:10.24966/DMD-201X/100031.
  3. T.N Bettes and al. Medical Advice for Commercial Air Travelers. Am Fam Physician 60 (3) : 801-808. 1er septembre 1999.
  4. F. Jawad and S. Kaira. Diabetes and travel. JPMA October 2016, Volume 66, Issue 10.
  5. Bahendeka S, Kaushik R, Swai AB, et al. EADSG. Guidelines: Insulin Storage and Optimisation of Injection Technique in Diabetes Management. Diabetes Ther. 2019;10(2):341-366. doi:10.1007/s13300-019-0574-x.
  6. B.R King and al. Changes in altitude cause unintended insulin delivery from insulin pumps: mechanisms and implications. Diabetes Care. 2011;34(9):1932-1933. doi:10.2337/dc11-0139
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Existe-t-il un lien entre le diabète et la pollution ?

Diabète et pollution

Les polluants peuvent être présents dans l’air et l’eau, et dans les aliments que nous consommons [1]. Certains d’entre vous se questionnent donc peut-être sur leur effet à long terme sur notre santé, et en particulier s’il existe un lien avéré entre le diabète et la pollution. Cet article a pour objectif de fournir quelques réponses.

La pollution peut-elle provoquer le diabète ?

Plusieurs polluants dont vous avez peut-être déjà entendu parler sont présents dans notre environnement :

  • polluants atmosphériques, tels que le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, l’oxyde de carbone, les hydrocarbures, les halogènes et les particules [2,3] ;
  • polluants organiques persistants (POP), tels que les PCB (polychlorobiphényles), les dioxines, les pesticides et les ignifugeants [1] ;
  • perturbateurs endocriniens, tels que le bisphénol A, les phtalates et le triclosan [1] ;
  • certains métaux tels que l’arsenic et l’étain [1] ;
  • nitrosamines [1] ;
  • toxines bactériennes [1].

De nombreuses études ont montré qu’ils peuvent avoir divers effets sur notre santé, les plus prévalents étant l’hypertension, le cancer, les maladies respiratoires et cardiovasculaires et le syndrome métabolique [1,2,3].

Ces dernières années, les chercheurs se sont également concentrés sur la pollution de l’air, de l’eau et des aliments comme facteur du diabète. Les études ont tendance à confirmer que l’exposition prolongée à certains polluants peut en effet augmenter le risque de développer un diabète [1,2,3,4,5]. Selon une étude publiée en 2018 dans la revue The Lancet Planetary Health, les particules fines seules sont responsables de 3,2 millions de cas de diabète dans le monde [5].

Le lien entre le diabète et la pollution est encore mal compris, mais des interprétations plausibles ont été émises pour tenter de l’expliquer [2,6]. L’exposition à certains polluants serait à l’origine d’une variété de réponses biologiques, toutes impliquées dans le développement du diabète : stress oxydatif et inflammation, dérèglement du métabolisme du glucose, résistance à l’insuline et augmentation des lipides (graisses) dans le sang [2,3,6,7].

Femme diabétique portant un masque au milieu de la pollution

Pollution et diabète de type 1

L’apparition du diabète de type 1 est liée à la génétique, mais aussi aux facteurs environnementaux dont la pollution pourrait faire partie [1].

En effet, des études ont montré que l’exposition à certains polluants peut favoriser le diabète de type 1 [1] :

  • perturbateurs endocriniens et polluants atmosphériques, surtout si l’exposition se produit durant la gestation dans l’utérus ou durant la petite enfance [1,4] ;
  • polluants organiques persistants [8] ;
  • nitrates dans l’eau potable [1] ;
  • nitrosamines dans les additifs alimentaires [1] ;
  • certains pesticides [8].

D’autres études sont nécessaires pour déterminer dans quelle mesure, et à quel niveau d’exposition, chacun de ces polluants peut être un facteur contributif dans le développement du diabète de type 1 chez les personnes présentant une prédisposition génétique [1].

Pollution et diabète de type 2

La génétique, le mode de vie et l’environnement sont trois facteurs de risque de diabète de type 2 [7].

Plusieurs études récentes ont confirmé que la pollution, en particulier les polluants atmosphériques, est l’un des facteurs environnementaux impliqués dans l’apparition du diabète de type 2 [2,3,7]. En effet, ces études ont montré que vivre dans des lieux où la marche est facile ou à proximité des espaces verts réduit le risque de diabète de type 2 [7]. A contrario, vivre à proximité de zones de circulation lourde a été associé à un risque accru de développer un diabète de type 2 [7].

L’exposition à l’arsenic, souvent présent dans l’eau potable, au cours du développement intra-utérin pourrait également affecter la fonction pancréatique et potentialiser le risque de diabète de type 2 [1,4]. Enfin, le contact avec les phtalates, les perturbateurs endocriniens utilisés dans les plastiques et dans de nombreux produits comme la peinture et les cosmétiques, peut favoriser l’insulinorésistance et ainsi contribuer à l’apparition du diabète de type 2 [1,8].

 

Ces études soulignent l’importance de réduire l’exposition aux polluants dans notre vie quotidienne. Au niveau individuel, il est conseillé de rester informé et de suivre les recommandations préventives pour vous aider à limiter l’impact de cette pollution sur votre santé.

Sources :

  1. Bodin J, Stene LC, Nygaard UC. Can exposure to environmental chemicals increase the risk of diabetes type 1 development? Biomed Res Int. 2015;2015:208947 ; doi: 10.1155/2015/208947.
  2. Lim CC, Thurston G D. Air Pollution, Oxidative Stress, and Diabetes: a Life Course Epidemiologic Perspective. Curr Diab Rep. 2019; 19(8):58 ; 19 Jul 2019; doi: 10.1007/s11892-019-1181-y.
  3. Yongze Li, Lu Xu, Association between air pollution and type 2 diabetes: an updated review of the literature. Ther Adv Endocrinol Metab. 2019, Vol. 10: 1–15 ; doi: 10.1177/ 2042018819897046.
  4. Howard SG. Developmental Exposure to Endocrine Disrupting Chemicals and Type 1 Diabetes Mellitus. Front Endocrinol (Lausanne). 2018; 9:513 ; 3 Septemberr 2018 ; doi: 10.3389/fendo.2018.00513.
  5. Bowe B. et al. The 2016 global and national burden of diabetes mellitus attributable to PM2·5 air pollution. Lancet Planet Health. 2018 Jul;2(7):e301-e312. doi: 10.1016/S2542-5196(18)30140-2.
  6. Wolf K. et al. Association Between Long-term Exposure to Air Pollution and Biomarkers Related to Insulin Resistance, Subclinical Inflammation and Adipokines. Diabetes 2016 ;65:3314–3326 ; Novembre 2016, doi: 10.2337/db15-1567.
  7. Dendup T, Feng X, Clingan S, Astell-Burt T. Environmental Risk Factors for Developing Type 2 Diabetes Mellitus: A Systematic Review. Int J Environ Res Public Health. 2018 ;15(1):78, 5 January 2018 ; doi:10.3390/ijerph15010078.
  8. Thayer KA, Heindel JJ, Bucher JR, Gallo MA. Role of environmental chemicals in diabetes and obesity: a National Toxicology Program workshop review. Environ Health Perspect. 2012 ; 120(6):779-789 ; doi:10.1289/ehp.1104597.
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Les fruits et le diabète : y a-t-il des fruits recommandés ?

Femme diabétique préparant une salade de fruit

Les fruits font partie intégrante d’une alimentation saine et équilibrée [1,2,3]. Si vous vivez avec le diabète, vous pouvez manger n’importe quel type de fruits. Cependant, il peut être utile de prendre en compte leur teneur en glucides et leur effet sur les taux de glycémie [2,4,5].

Fruits : est-ce bon ou mauvais ?

Les fruits sont pauvres en calories et riches en vitamines (A, C, K), en fibres, en minéraux (magnésium, potassium) et en antioxydants (polyphénols et caroténoïdes) et contiennent de nombreux nutriments ayant un effet bénéfique sur la santé [1,3].

Selon plusieurs études cliniques, un régime à base de plantes permet de prévenir les cardiopathies et l’obésité, et de réduire les risques d’hypertension artérielle et de mauvais cholestérol [3].

Pour les diabétiques, manger des fruits frais à faible index glycémique (IG) permet d’optimiser la gestion de la glycémie, d’augmenter la sensibilité à l’insuline et de réduire le risque de complications médicales [2,3,6].

Quels fruits devrais-je manger et en quelles quantités ?

La composition de vos repas, et en particulier la quantité de fruits que votre médecin vous conseille de manger chaque jour, variera en fonction de votre type de diabète et de votre profil médical [2]. Cependant, la plupart des recommandations de santé publique préconisent deux portions de fruits par jour [7].

Qu’est-ce qui est considéré comme une portion de fruits ?

Pour l’Agence des normes alimentaires (Food Standards Agency, FSA), une portion de fruits pèse 80 grammes. Cela équivaut à une poignée de raisins, de cerises ou de baies rouges, une pomme, une banane, une poire, une orange ou tout autre fruit de taille similaire. Un verre de 150 ml de jus de fruits compte comme une portion, mais il est recommandé de ne boire qu’un verre par jour [1].

Lors du choix d’un fruit particulier, il est judicieux de considérer son indice glycémique (IG), une valeur qui reflète la capacité d’un aliment à augmenter la glycémie [2,4]. Des études ont montré que les fruits à faible IG peuvent aider à gérer le diabète en n’élevant pas indûment la glycémie après un repas [2,3,5].

Si vous avez un diabète de type 1 ou un diabète de type 2 traité par insuline, il est conseillé d’ajuster vos doses d’insuline en fonction de la quantité et du type de sucres contenus dans les fruits que vous choisissez pour vos repas [2].

Jus de fruits

Comparativement aux fruits entiers (frais, congelés ou séchés), le jus de fruits est généralement plus riche en sucre et plus pauvre en fibres et peut augmenter rapidement la glycémie [1,3,5]. Aussi, si vous essayez de perdre du poids ou de maintenir un poids sain, n’oubliez pas que les fruits entiers sont plus nourrissants que leur jus [1,6].

Quels fruits ont un faible IG ?

Les fruits ayant les IG les plus faibles sont :

  • pommes ;
  • poires ;
  • oranges ;
  • pêches ;
  • abricots ;
  • prunes ;
  • cerises ;
  • fruits rouges (mûres, myrtilles, framboises, fraises) [2,4,8].

Les études cliniques suggèrent que les fruits secs tels que les dattes, les figues, les pruneaux et les raisins secs, bien qu’ils aient une concentration en sucre plus élevée, ont une teneur élevée en fibres et un IG faible à modérée pouvant limiter leur effet sur la glycémie [3,9].

Quels fruits ont un IG élevé ?

Alors que la plupart des fruits ont un faible IG (55 ou moins) [8], il y a des fruits avec un IG élevé qui sont plus susceptibles d’augmenter votre glycémie. Par exemple, les fruits tropicaux :

  • ananas ;
  • mangue ;
  • papaye ;
  • kiwi ;
  • pastèque ;
  • banane [2,4].

Les fruits sont non seulement incroyablement bénéfiques pour votre santé, comme dessert, en-cas, en salade ou mélangés avec des produits laitiers ou des céréales, mais ils sont également un délicieux complément à chaque repas.

Sources :

  1. Slavin JL, Lloyd B. Health benefits of fruits and vegetables. Adv Nutr. 2012;3(4):506-516. Published 2012 Jul 1. doi:10.3945/an.112.002154
  2. Canadian Diabetes Association Clinical Practice Guidelines Expert Committee. Nutrition Therapy. P.D. Dworatzek et al. / Can J Diabetes 37 (2013) S45eS55
  3. Mark L Dreher. Whole Fruits and Fruit Fiber Emerging Health Effects. Nutrients. 2018 Nov 28;10(12):1833. doi: 10.3390/nu10121833.
  4. M T Guevarra, L N Panlasigui. Blood glucose responses of diabetes mellitus type II patients to some local fruits. Asia Pac J Clin Nutr. 2000 Dec;9(4):303-8. doi: 10.1046/j.1440-6047.2000.00159.x.
  5. D J A Jenkins, K Srichaikul, C W C Kendall, J L Sievenpiper, S Abdulnour, A Mirrahimi, C Meneses, S Nishi, X He, S Lee, Y T So, A Esfahani, S Mitchell, T L Parker, E Vidgen, R G Josse, L A Leiter. The relation of low glycaemic index fruit consumption to glycaemic control and risk factors for coronary heart disease in type 2 diabetes. Diabetologia. 2011 Feb;54(2):271-9. doi: 10.1007/s00125-010-1927-1. Epub 2010 Oct 27.
  6. McMacken M, Shah S. A plant-based diet for the prevention and treatment of type 2 diabetes. J Geriatr Cardiol. 2017;14(5):342-354. doi:10.11909/j.issn.1671-5411.2017.05.009
  7. Forouhi N.G et al. Dietary and nutritionnal approaches for prevention and mangement of type 2 diabetes. BMJ 2018;361:k2234, 13 juin 2018. doi: 10.1136/bmj.k2234
  8. 8. Fiona S Atkinson, Kaye Foster-Powell, Jennie C Brand-Miller. International tables of glycemic index and glycemic load values: 2008. Diabetes Care. 2008 Dec;31(12):2281-3. doi: 10.2337/dc08-1239. Epub 2008 Oct 3.
  9. Effie Viguiliouk, Alexandra L Jenkins , Sonia Blanco Mejia, John L Sievenpiper, Cyril W C Kendall. Effect of dried fruit on postprandial glycemia: a randomized acute-feeding trial. Nutr Diabetes. 2018 Dec 11;8(1):59. doi: 10.1038/s41387-018-0066-5.
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Tabagisme et diabète : pourquoi et comment arrêter

tabagisme et diabète

Il n’y a plus aucun doute sur le fait que le tabagisme est nocif pour la santé et, pour les diabétiques, le tabagisme peut accélérer l’apparition de complications médicales [1,2]. Heureusement, il existe plusieurs façons d’arrêter de fumer. Mais d’abord, il est important de trouver la force, le désir et la motivation pour le faire. Quels sont les facteurs qui pourraient vous inciter à vous lancer et à dire « non » à la cigarette ? Et comment pouvez-vous vous donner la meilleure chance de réussir à arrêter de fumer ?

Pourquoi le fait de vivre avec le diabète est une bonne raison d’arrêter de fumer

La motivation étant l’une des clés pour démarrer une nouvelle vie sans tabac, examinons quelques chiffres convaincants.

La principale préoccupation des fumeurs diabétiques est l’apparition de complications cardiovasculaires [2,3,4]. Par exemple, des études scientifiques suggèrent que le tabagisme augmente le risque de décès de 48 %, d’AVC de 44 %, de maladie coronarienne de 54 % et d’infarctus du myocarde de 52 % chez les diabétiques [4]. Le tabagisme peut également augmenter le risque de néphropathie (maladie rénale) [2,4].

De plus, un grand nombre de substances présentes dans les cigarettes (nicotine, acétaldéhyde, radicaux libres, métaux lourds, monoxyde de carbone) augmentent l’insulinorésistance tout en diminuant la quantité sécrétée par le pancréas [2,3,4]. De ce fait, les fumeurs ont besoin de plus d’insuline que les non-fumeurs pour atteindre le même niveau de contrôle glycémique [4].

Est-ce que l’arrêt du tabac facilite la prise en charge du diabète ?

Les bénéfices de l’arrêt du tabac pour les diabétiques ont été clairement établis : réduction du risque de complications macrovasculaires, de néphropathie et d’insulinorésistance [2,3,4].

L’effet du tabagisme sur la glycémie reste peu clair et mal étudié [2, 4]. Une étude a montré que le risque de mauvais contrôle glycémique était plus élevé chez les fumeurs, et ce risque s’est normalisé après une dizaine d’années de sevrage tabagique [3]. Cependant, il n’a pas été prouvé que l’arrêt du tabac améliore la prise en charge du diabète [2]. En effet, l’arrêt du tabac pourrait aggraver le contrôle glycémique, possiblement en raison de la prise de poids souvent associée à l’arrêt [2].

Il est donc conseillé, une fois que vous avez pris la décision d’arrêter de fumer, d’essayer d’éviter d’en prendre trop de poids, car cela pourrait interférer avec votre gestion de la glycémie [2,3].

jeune femme diabétique refusant une cigarette

Conseils et astuces sur la façon d’arrêter de fumer

Pour diminuer ou ralentir l’apparition des complications, l’Association américaine du diabète (American Diabetes Association, ADA) et l’Institut national de la santé et des soins (National Institute of Health and Care, NICE) du Royaume-Uni recommandent fortement que les personnes atteintes de diabète arrêtent de fumer [3]. Et comment pouvez-vous vous donner la meilleure chance de réussir ?

Tout d’abord, il est conseillé de faire appel à une supervision. Plusieurs études ont montré qu’un soutien psychologique, incluant des conseils personnalisés, et la prescription de médicaments pour arrêter de fumer augmentent les chances de réussir à arrêter de fumer [1,2]. Les résultats d’une étude montrent une meilleure efficacité avec au moins 8 séances individuelles avec un psychologue spécialisé [1]. Ce soutien psychologique peut également inclure une thérapie de groupe cognitive, des conversations téléphoniques et l’utilisation d’applications mobiles [1].

Parallèlement, il peut aussi être utile d’essayer des produits de substitution nicotinique : selon plusieurs études, leur consommation double les chances d’arrêter de fumer [2,3] ! Les gommes, les inhalateurs, les pastilles, les sprays nasaux et les patchs transdermiques aident tous à surmonter les symptômes de sevrage typiques tels que les sautes d’humeur, l’anxiété et l’agitation, la prise de poids et la constipation [1,2,3]. Vous pouvez envisager de tester plusieurs formats pour voir ceux qui fonctionnent le mieux pour vous. Cependant, ces substituts pouvant potentiellement causer une gêne cardiaque temporaire (douleur thoracique, tachycardie) et perturber le métabolisme du glucose, il est conseillé de limiter leur utilisation à une période de temps fixe [2].

Dans tous les cas, il peut être utile de consulter votre médecin généraliste ou votre professionnel de santé pour une évaluation personnalisée de vos besoins en termes de traitement médicamenteux et de conseils pour vous aider à arrêter de fumer.

Sources :

  1. L. Garcia-Gomez et al. Smoking cessation treatments : current psychological and pharmacological options. Rev Invest Clin 2019;71(1):7-16. ; doi:10.24875/RIC.18002629.
  2. Campagna D, Alamo A, Di Pino A, et al. Smoking and diabetes: dangerous liaisons and confusing relationships. Diabetol Metab Syndr. 2019 ; 11:85. Published 2019 Oct 24. doi:10.1186/s13098-019-0482-2.
  3. K.Kos. Cardiometabolic Morbidity and Mortality with Smoking Cessation, Review of Recommendations for People with Diabetes and Obesity. Curr Diab Rep . 2020 Dec 8;20(12):82. doi: 10.1007/s11892-020-01352-6.
  4. Mariola Śliwińska-Mossoń and Halina Milnerowicz. The impact of smoking on the development of diabetes and its complications. Diabetes & Vascular Disease Research 2017, Vol. 14(4) 265–276.
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Diabète : 3 recettes estivales faciles

Diabète : 3 recettes estivales faciles

Les températures élevées de l’été vous donnent-elles envie de cuisiner des plats frais et légers avec de délicieux fruits et légumes de saison ? Voici trois idées pour des recettes estivales faciles.

3 idées de recettes estivales

Fromage blanc et noix sur pain grillé complet

Un plat d’été rapide et facile ! Commencez par couper un pain de seigle en tranches [1]. Grillez les tranches, ajoutez la feta, le fromage blanc ou le fromage de chèvre frais selon vos préférences personnelles [2,3], les noix écrasées et peut-être des germes de soja [1]. Si vous aimez une touche sucrée, essayez d’ajouter quelques tranches de poire [1]. Terminez votre recette estivale en rajoutant une feuille de basilic ou deux sur le dessus [5]. Ce serait une bonne idée de servir le pain grillé avec une salade verte et/ou des tomates assaisonnées à l’huile d’olive [1,3,6,7].

Taboulé au boulgour et pois chiches

Pour faire cette recette, mélangez simplement le boulgour cuit avec des pois chiches, du thym et du persil, des oignons hachés et les tomates coupées en dés [1,4,5,6,7,8]. Assaisonnez avec du jus de citron et de l’huile d’olive [1,4,9]. Placez le tout au réfrigérateur pendant au moins 2 heures et c’est fini ! Les mélanges de céréales et de légumes secs fournissent des protéines et leur faible indice glycémique (IG) peut vous aider à gérer votre glycémie [1,2].

Rouleaux d’aubergine farcis aux moules

La première étape pour faire cette délicieuse recette de fruits de mer estivale et ensoleillée consiste à couper les aubergines dans le sens de la longueur et à les faire frire dans une large poêle plate avec un petit peu d’huile d’olive [1,4]. Lorsque les aubergines sont bien grillées, on peut passer à l’étape suivante : la préparation des moules décoquillées [4,10]. Faites-les cuire à feu vif pendant 5 minutes dans une casserole avec un peu d’eau, de l’huile d’olive [1,4], de l’ail [11], des oignons [8], du safran, du persil et/ou du romarin [5]. Une fois cuites, recueillez le jus et transférez-le dans une petite casserole avec des tomates écrasées [6,7]. Faites mijoter à feu doux jusqu’à ce que le mélange épaississe légèrement et devienne une sauce. Pendant ce temps, placez quelques moules sur une extrémité de chaque tranche d’aubergine et enroulez-les. Servez avec des pommes de terre cuites à la vapeur dans leur peau [3] et plusieurs cuillerées de sauce.

Si vous avez un diabète de type 1, il est toujours nécessaire d’ajuster vos taux d’insuline à la quantité et au type de glucides présents dans votre alimentation [1]. Bon appétit !

Sources :

  1. P.D. Dworatzek et al. Nutrition Therapy. Canadian Diabetes Association Clinical Practice Guidelines Expert Committee, / Can J Diabetes 37 (2013) S45eS55
  2. Comerford KB, Pasin G. Emerging Evidence for the Importance of Dietary Protein Source on Glucoregulatory Markers and Type 2 Diabetes: Different Effects of Dairy, Meat, Fish, Egg, and Plant Protein Foods. Nutrients. 2016 Jul 23;8(8):446.
  3. Irena Mańkiewicz-Żurawska, Przemysława Jarosz-Chobot. Nutrition of children and adolescents with type 1 diabetes in the recommendations of the Mediterranean diet. Pediatr Endocrinol Diabetes Metab. 2019;25(2):74-80. doi: 10.5114/pedm.2019.85817.
  4. M. Georgoulis, MD Kontogianni and NYiannakouris. Mediterranean Diet and Diabetes: Prevention and Treatment. Nutrients 2014, 6, 1406-1423; doi:10.3390/nu6041406
  5. Andreia S P Pereira et al. Evaluation of the Anti-Diabetic Activity of Some Common Herbs and Spices: Providing New Insights with Inverse Virtual Screening. Molecules. 2019 Nov 7;24(22):4030. doi: 10.3390/molecules24224030.
  6. Assunta Raiola, Maria Manuela Rigano, Roberta Calafiore, Luigi Frusciante, Amalia Barone. Enhancing the health-promoting effects of tomato fruit for biofortified food. Mediators Inflamm. 2014;2014:139873. doi: 10.1155/2014/139873. Epub 2014 Mar 12.
  7. K Subhash, C Bose, B K Agrawal. Effect of short term supplementation of tomatoes on antioxidant enzymes and lipid peroxidation in type-II diabetes. Indian J Clin Biochem. 2007 Mar;22(1):95-8. doi: 10.1007/BF02912889.
  8. A Tjokroprawiro, B S Pikir, A A Budhiarta, Pranawa, H Soewondo, M Donosepoetro, F X Budhianto, J A Wibowo, S J Tanuwidjaja, M Pangemanan, et al. Metabolic effects of onion and green beans on diabetic patients. Tohoku J Exp Med. 1983 Dec;141 Suppl:671-6. doi: 10.1620/tjem.141.suppl_671.
  9. Marta Klimek-Szczykutowicz, Agnieszka Szopa, Halina Ekiert. Citrus limon (Lemon) Phenomenon-A Review of the Chemistry, Pharmacological Properties, Applications in the Modern Pharmaceutical, Food, and Cosmetics Industries, and Biotechnological Studies. Plants (Basel). 2020 Jan 17;9(1):119. doi: 10.3390/plants9010119.
  10. Stefano Carboni, Gunveen Kaur, Abigail Pryce, Kyle McKee, Andrew P Desbois, James R Dick, Stuart D R Galloway, David Lee Hamilton. Mussel Consumption as a "Food First" Approach to Improve Omega-3 Status. Nutrients. 2019 Jun 19;11(6):1381. doi: 10.3390/nu11061381.
  11. Johura Ansary et al.. Potential Health Benefit of Garlic Based on Human Intervention Studies: A Brief Overview. Antioxidants (Basel). 2020 Jul 15;9(7):619. doi: 10.3390/antiox9070619.
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Dois-je me faire vacciner contre la grippe si je souffre de diabète ?

diabète grippe vaccin

Chaque année, la grippe saisonnière touche 5 % à 15 % de la population mondiale [2]. Est-il recommandé de se faire vacciner contre la grippe lorsqu’on souffre de diabète ? Le vaccin contre la grippe affecte-t-il les taux de glycémie ? Nous donnons quelques explications sur le sujet.

 

Pourquoi est-il conseillé aux personnes diabétiques de se faire vacciner contre la grippe ?

La grippe est une infection respiratoire fréquente et relativement contagieuse [1]. En général, il ne faut que quelques jours pour se rétablir de ses principaux symptômes :

  • Fièvre ;
  • Fatigue et douleurs musculaires ;
  • Maux de tête ;
  • Toux sèche ;
  • Mal de gorge ;
  • Nez bouché [1].

Bien que la grippe soit inoffensive la plupart du temps, dans certains cas, elle peut entraîner des complications médicales, voire être fatale [1,2,3]. C’est pourquoi il est conseillé aux personnes considérées comme « vulnérables » de se faire vacciner contre la grippe chaque année. Cela s’applique généralement aux personnes âgées et aux femmes enceintes, mais également aux personnes atteintes de certaines maladies chroniques, comme le diabète de type 1 et de type 2 [1,3,4,5]. Quelles en sont les raisons ?

La première raison est que l’hyperglycémie récurrente diminue la performance du système de défense de l’organisme, le rendant moins à même de lutter contre le virus de la grippe [2]. Des complications médicales, telles qu’une pneumonie, peuvent alors se manifester [2]. L’autre raison est que d’importantes fluctuations de la glycémie peuvent augmenter la sévérité de la grippe en affectant la fonction pulmonaire [2].

Même si vous n’aimez pas les piqûres, si vous souffrez de diabète, il est judicieux de vous faire vacciner contre la grippe par mesure de précaution. Essayez de voir cela comme un bref moment un peu désagréable, mais qui en vaut la peine, car c’est la meilleure façon de vous protéger... au moins jusqu’à l’année suivante ! En effet, le vaccin doit être renouvelé chaque année, car les virus de la grippe évoluent constamment et le vaccin doit donc être adapté à chaque nouvelle saison de grippe [1,3]. Votre famille proche et vos amis sont également encouragés à se faire vacciner afin d’éviter d’être porteurs et de vous transmettre le virus [1,5].

 

Le vaccin contre la grippe affecte-t-il les taux de glycémie ?

Les effets secondaires du vaccin contre la grippe sont fréquents et bien connus :

  • Rougeur, inflammation, gonflement ou douleur autour du site d’injection ;
  • Fièvre ;
  • Maux de tête ;
  • Douleurs musculaires et articulaires ;
  • Autres symptômes semblables à ceux du rhume ;
  • Fatigue [1,3,4].

Il n’y a rien à craindre, car ce sont des réactions attendues et sans conséquence qui surviennent habituellement dans les 48 premières heures [6].

Dans de très rares cas, les personnes diabétiques peuvent également présenter une augmentation de leur taux de glycémie après le vaccin contre la grippe. Cette élévation temporaire du taux de glycémie peut être provoquée par la stimulation du système immunitaire et le stress corporel qui en résulte [4]. Comme elle n’est que temporaire, la posologie du traitement après la vaccination ne doit en général pas être modifiée [4].

Le vaccin contre la grippe a un profil d’innocuité connu et acceptable, et est généralement efficace. Envisagez donc de vous faire vacciner dès la mi-octobre afin de profiter des saisons d’automne et d’hiver en toute sérénité !

 

Sources :

  1. S. Ghebrehewet, P.MacPherson, A.Ho. Influenza. BMJ 2016;355:i6258 ; 7 décembre 2016; doi: 10.1136/bmj.i6258
  2. Hulme KD, Gallo LA and Short KR(2017). Influenza Virus and Glycemic Variability in Diabetes: A Killer Combination ? ; Front. Microbiol. 8:861. doi: 10.3389/fmicb.2017.00861Influenza
  3. G. Dos Santos, H.Tahrat and R.Bekkat-Berkani. Immunogenicity, safety, and effectiveness of seasonal influenza vaccination in patients with diabetes mellitus: A systematic review. HUMAN VACCINES & IMMUNOTHERAPEUTICS 2018, VOL. 14, NO. 8, 1853–1866 ; 24 février 2018, doi : 10.1080/21645515.2018.1446719
  4. S.S. Glaess, Acute Hyperglycemia After Influenza Vaccination in a Patient With Type 2 Diabetes. Spectrum Diabete Journals.org ; doi : 10.2337/d https://doi.org/10.2337/d
  5. P. Eszter et al. Effectiveness of the influenza vaccine in preventing admission to hospital and death in people with type 2 diabetes. CMAJ 2016. ; 25 juillet 2016 DOI:10.1503 /cmaj.151059
  6. T Robinson, A Rayani. Side effects of influenza vaccination. Br J Gen Pract. 1991 Nov;41(352):476.
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Neuropathie diabétique : symptômes, causes, diagnostic, traitement

Neuropathie diabétique : symptômes, causes, diagnostic, traitement

Vivre avec le diabète peut entraîner des changements fréquents et significatifs des taux de glycémie. Au fil du temps, cela peut provoquer une neuropathie diabétique. En quoi consiste cette atteinte des nerfs ? Quelles en sont les causes et les symptômes ? Comment pouvez-vous la prévenir ?

Qu’est-ce que la neuropathie diabétique ?

Si vous souffrez depuis longtemps d’un diabète non contrôlé, les fluctuations fréquentes des taux de glycémie peuvent finir par endommager les nerfs et avoir un impact sur la manière dont ils fonctionnent [1,2]. Cela peut entraîner le développement d’une neuropathie diabétique. Il existe deux types :

  • La neuropathie périphérique : lorsque les nerfs des bras et des pieds sont endommagés ;
  • La neuropathie autonome : lorsque les nerfs qui contrôlent le fonctionnement de certains organes (comme le cœur, les organes génitaux, l’estomac, les intestins et la vessie) sont endommagés [1,2].

Causes

Selon de nombreuses publications scientifiques, les principaux facteurs de risque d’une neuropathie diabétique sont les suivants :

  • Instabilité glycémique ;
  • Durée du diabète et âge ;
  • Surpoids et obésité ;
  • Tabagisme et abus d’alcool ;
  • Hypertension artérielle [1,2,3,4].

Symptômes

La plupart du temps, la neuropathie diabétique commence par toucher les nerfs sensitifs et peut provoquer une diminution ou une perte de sensibilité à la chaleur et au froid [1,3]. Parfois, ce que l’on appelle une « douleur neuropathique » peut également se produire, c’est le cas pour environ 30 à 50 % des personnes souffrant de neuropathie [1]. La sensation de douleur se manifeste par une gamme de symptômes [1,2] :

  • Picotements ;
  • Sensations de brûlure ;
  • Engourdissement ;
  • Fourmillements ;
  • Douleur incapacitante plus importante au repos [1,2].

En cas de neuropathie autonome, les symptômes dépendent en grande partie de l’organe touché. Les symptômes peuvent comprendre une modification de la fréquence cardiaque, une vessie hyperactive et une dysfonction érectile [1].

Diagnostic

Les personnes atteintes d’un diabète de type 1 et de type 2 sont encouragées à faire l’objet d’un dépistage de la neuropathie une fois par an ou quelques années après le diagnostic de leur diabète, selon les réglementations du pays [2].

Ce dépistage comprend quelques tests simples :

  • Test au monofilament, réalisé sur la plante du pied et l’arrière du gros orteil [1,2]. Sans regarder, vous devez indiquer l’endroit touché par le fil ;
  • Tests de vibration ;
  • Évaluation des réflexes ;
  • Test de sensibilité à la température ou à la douleur [1,5].

Traitement et prévention

Bien que la neuropathie diabétique soit irréversible, elle est heureusement fortement évitable ! Voici quelques recommandations pour prévenir ou ralentir son développement :

  • Améliorer la gestion de la glycémie [1] ;
  • Adopter un mode de vie sain [1,3] ;
  • Surveiller la tension artérielle et les taux de graisse dans le sang [1,3].

De plus, bien qu’il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour la neuropathie diabétique, la douleur qu’elle peut provoquer peut être soulagée par :

  • Des antidouleurs anticonvulsivants ou des antidépresseurs [1,2,4] ;
  • L’application d’analgésiques topiques sur la zone douloureuse [1,2,4] ;
  • La neurostimulation électrique transcutanée au cours de laquelle de faibles courants électriques sont transmis à travers la peau, réduisant la douleur en provoquant la libération d’endorphines [2].

Sources :

  1. Feldman EL, Callaghan BC, Pop-Busui R, et al. Diabetic neuropathy. Nat Rev Dis Primers. 2019;5(1):42; 13 juin 2019; doi:10.1038/s41572-019-0097-9
  2. Diabetes Canada Clinical Practice Guidelines Expert Committee. 2018 Clinical Practice Guidelines Neuropathy. Can J Diabetes 42 (2018) S217–S221
  3. Zilliox LA, Russell JW. Physical activity and dietary interventions in diabetic neuropathy: a systematic review. Clin Auton Res. 2019; 29(4):443-455; doi:10.1007/s10286-019-00607-x
  4. Ardeleanu V, Toma A, Pafili K, et al. Current Pharmacological Treatment of Painful Diabetic Neuropathy: A Narrative Review. Medicina (Kaunas). 2020 ; 56(1):25. 9 janvier 2020 ; doi:10.3390/medicina56010025
  5. Zozulińska-Ziółkiewicz D, Araszkiewicz A. A. Peripheral diabetic neuropathy: better prevent than cure. Pol Arch Intern Med. 2019; 129:152-153; doi:10.20452/pamw.14773
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