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La technologie au service de la gestion quotidienne du diabète

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La gestion de votre diabète ne repose plus uniquement sur votre volonté, votre régime alimentaire et les traitements conventionnels. La technologie a radicalement transformé la façon dont les personnes vivant avec un diabète contrôlent leur glycémie et ajustent leur traitement.
Cet article vous explique comment utiliser les dernières technologies pour améliorer l’autogestion de la glycémie, réduire les risques et prendre des décisions plus judicieuses à l’aide de données accessibles en temps réel.

1. Comment la technologie peut-elle vous aider à gérer votre diabète ?

Le diabète nécessite une prise de décision constante : quand manger, quelle activité physique effectuer, quelle quantité d’insuline administrer et comment réagir aux variations du taux de glucose. Il y a encore peu de temps, ces décisions reposaient sur l’autosurveillance glycémique ponctuelle et sur l’intuition de la personne vivant avec le diabète. Cependant, les progrès technologiques ont permis de :

  • surveiller la glycémie en continu, même pendant les phases de sommeil,
  • prévoir et prévenir l’hypoglycémie et l’hyperglycémie,
  • automatiser une partie du traitement (comme l’administration d’insuline),
  • partager facilement vos données avec votre équipe soignante.

Les personnes vivant avec un diabète de type 1 qui utilisent des appareils de mesure du glucose en continu (CGM) ont constaté des réductions significatives de l’hémoglobine A1c et leur glycémie est restée plus longtemps dans la fourchette cible¹.

2. Principales technologies en matière de contrôle du diabète

a. Mesure du glucose en continu (CGM)

Les CGM sont de petits capteurs placés sous la peau qui mesurent le taux de glucose interstitiel à quelques minutes d’intervalle. Au lieu de s’appuyer sur seulement deux ou trois mesures par jour réalisées à l’aide d’un lecteur de glycémie, vous pouvez obtenir un graphique en temps réel qui vous indique les évolutions de votre glycémie d’une minute à l’autre.

Le CGM vous donne une image des niveaux de glycémie que les méthodes traditionnelles ne permettent pas d’obtenir et vous permet de prendre des décisions plus précises en matière d’administration d’insuline, de régime alimentaire et de pratique d’une activité physique².

Il présente les avantages suivants :

  • il vous alerte en cas de diminutions ou de hausses dangereuses,
  • il vous permet de suivre votre glucose pendant que vous dormez,
  • il peut se connecter à des applications mobiles de surveillance et d’analyse,
  • il est compatible avec les pompes à insuline.

b. Pompes à insuline automatisées

Les pompes à insuline ont évolué : si elles étaient autrefois de simples dispositifs à administration continue, elles se sont transformées en systèmes intégrés dotés d’algorithmes qui « pensent » pour vous. Les pompes de ce type peuvent être connectées à des capteurs de glucose pour ajuster automatiquement le dosage de l’insuline, en s’appuyant sur les tendances actuelles pour anticiper les besoins futurs.

Les pompes avec capteurs intégrés ont permis d’améliorer le contrôle de la glycémie et de réduire les épisodes d’hypoglycémie chez les personnes vivant avec un diabète de type 1³.

Ce type de technologie est particulièrement utile pour les personnes qui :

  • souffrent de fluctuations fréquentes de la glycémie,
  • souffrent d’hypoglycémie nocturne ou inattendue,
  • ont besoin de flexibilité en matière d’horaires ou de routine.

c. Applications et plateformes de gestion des données

L’écosystème numérique comprend également des applications mobiles et des plateformes en ligne qui vous permettent de :

  • enregistrer les repas, les doses d’insuline, la pratique d’activité physique et les symptômes ressentis,
  • visualiser les tendances sur plusieurs semaines ou mois,
  • partager des données à distance avec votre équipe médicale,
  • recevoir des conseils personnalisés en fonction de vos dossiers.

Il existe une large gamme d’applications disponibles. Discutez-en avec votre équipe de soignants pour déterminer la technologie la plus appropriée à votre plan de traitement.

3. Technologie : quels avantages pour les personnes vivant avec un diabète ?

Les données scientifiques sont favorables à l’utilisation de tels outils technologiques⁵.
Ils présentent les principaux avantages suivants :

  • réduction durable de l’A1c (sans augmentation des hypoglycémies),
  • plus de temps passé dans la cible (TIR). La plupart des directives recommandent aujourd’hui de maintenir la glycémie entre 70 et 180 mg/dL pendant au moins 70 % du temps (Battelino et al. 2019)6,
  • réduction du stress et de la charge mentale liés à la gestion quotidienne,
  • meilleur respect du traitement et responsabilisation personnelle.

Ces technologies permettent également au personnel médical de prendre des décisions cliniques plus rapides et plus précises, grâce à des données détaillées et objectives.

4. Cette technologie est-elle utile à tous ?

Bien que ces outils aient à l’origine été conçus pour les personnes vivant avec un diabète de type 1, de nombreux patients vivant avec un diabète de type 2, en particulier ceux qui utilisent de l’insuline ou subissent des variations glycémiques importantes, peuvent également en bénéficier⁵.
Le suivi continu peut vous aider à :

  • ajuster les traitements oraux ou injectables,
  • identifier comment différents aliments affectent le taux de glucose,
  • prévenir l’hypoglycémie chez les personnes âgées et les personnes actives.

5. Ce qu’il faut savoir avant d’utiliser ces outils

  • Accessibilité et coût: Malgré le coût de certaines technologies, l’assurance maladie et les programmes publics de nombreux pays prennent désormais en charge une partie ou la totalité du coût de ce type d’appareil. Contactez votre service de santé local pour connaître les options disponibles.
  • Phase d’apprentissage: L’utilisation de nouvelles technologies peut nécessiter une brève période d’adaptation. Toutefois, du matériel pédagogique, des tutoriels et des conseils de spécialistes sont à votre disposition pour faciliter la transition.
  • Sécurité des données et protection de la vie privée: Il est très important de sélectionner des applications et des appareils qui respectent les réglementations internationales en matière de protection de la vie privée (telles que l’HIPAA aux États-Unis ou le RGPD en Europe). Veillez à ce que les dispositifs et les plateformes utilisés soient certifiés comme dispositifs médicaux et respectent les réglementations applicables en matière de protection de la vie privée (par exemple, RGPD, HIPAA).

6. Une nouvelle ère dans la gestion du diabète

La technologie ne peut pas se substituer au jugement clinique ou à une consultation médicale, mais elle constitue un outil puissant qui vous aide à profiter de plus de liberté, de sécurité, en bénéficiant d’un accès à de meilleures informations. Toute personne vivant avec un diabète (type 1 ou type 2) qui utilise des solutions technologiques peut transformer son quotidien et mieux contrôler sa santé.
Consultez votre endocrinologue, votre éducateur en diabétologie ou votre médecin généraliste pour connaître les options qui vous conviennent le mieux. Prendre la décision de s’informer et surmonter les obstacles un par un constitue la première étape du chemin menant à un meilleur contrôle de sa glycémie.

Sources

  1. Beck RW, et al. Continuous Glucose Monitoring versus Usual Care in Patients with Type 1 Diabetes Receiving Multiple Daily Insulin Injections. N Engl J Med. 2017;377:1139-1147. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1616414
  2. National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK). Continuous Glucose Monitoring.
  3. Bergenstal RM, et al. Effectiveness of Sensor-Augmented Pump Therapy in Type 1 Diabetes. N Engl J Med. 2010;363:311-320. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1002853
  4. Grunberger G, et al. Use of Advanced Technology in Diabetes Management: A Consensus Report by the ADA and EASD. Diabetes Care. 2020;43(7):1471–1497. https://diabetesjournals.org/care/article/43/7/1471/35952
  5. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Use of Technology in Diabetes Management. https://www.cdc.gov/diabetes/library/features/diabetes-technology.html
  6. Battelino T, Danne T, Bergenstal RM, et al. (2019). Clinical Targets for Continuous Glucose Monitoring Data: Recommendations From the International Consensus on Time in Range. Diabetes Care, 42(8), 1593–1603. https://doi.org/10.2337/dci19-0028
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La technologie : un véritable allié pour prendre en charge le diabète de manière plus simple et plus prudente au quotidien

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Aujourd’hui, la technologie n’est plus un luxe, mais un outil essentiel pour gérer des questions de santé telles que le diabète. Alors que le diabète continue de toucher des millions de personnes dans le monde, les innovations technologiques ont transformé la façon dont les gens vivent, se soignent et prennent des décisions au sujet de leur santé. Des appareils de mesure du glucose en continu (CGM) aux applications mobiles intelligentes en passant par l’intelligence artificielle, les outils modernes améliorent non seulement votre qualité de vie, mais aussi votre sécurité et votre contrôle sur votre diabète.

1. Mesure du glucose en continu : une perspective en temps réel

Les appareils de mesure du glucose en continu (CGM) constituent l’une des principales révolutions récentes dans le contrôle du diabète. Ces systèmes vous permettent de lire votre taux de glucose 24 heures sur 24, sans avoir besoin de vous piquer le doigt. Les dispositifs récents fournissent des informations en temps réel et émettent des alertes lorsque les niveaux de glucose s’écartent des valeurs fixées.

L’utilisation de CGM a permis d’améliorer de manière significative le contrôle de la glycémie chez les personnes vivant avec un diabète de type 1, en réduisant les épisodes d’hypoglycémie et en augmentant le nombre d’heures passées dans la fourchette cible¹. Cette capacité de réaction immédiate permet aux patients d’agir avant que le taux de glucose n’atteigne des niveaux critiques, ce qui améliore non seulement leur bien-être, mais prévient également les complications à long terme.

2. Pompes à insuline intelligentes : automatisation et précision

Les pompes à insuline ont considérablement évolué au cours des dix dernières années. S’ils apparaissaient autrefois comme de simples dispositifs administrant de l’insuline en continu, ces appareils sont aujourd’hui des systèmes automatisés intégrés à d’autres technologies et dispositifs. Certains peuvent être directement connectés à des appareils de CGM, ce qui a conduit au développement de systèmes hybrides en boucle fermée, également connus sous le nom de « systèmes hybrides en boucle fermée », souvent appelés « pancréas artificiels ». Ces systèmes nécessitent toujours l’intervention de l’utilisateur et sont principalement indiqués pour le diabète de type 1.

Ces systèmes ajustent automatiquement les doses d’insuline en fonction des niveaux de glucose actuels, sans impliquer l’intervention permanente de l’utilisateur. L’automatisation de ce processus réduit la charge mentale des personnes vivant avec un diabète et améliore le délai de prise en charge des adultes et des adolescents vivant avec un diabète de type 1². Ces systèmes offrent notamment une réduction du risque d’hypoglycémie nocturne, un contrôle métabolique optimisé et une amélioration de la qualité de vie. Il est toutefois indispensable de bénéficier d’une formation initiale et d’être accompagné par des professionnels de santé.

3. Applications et plateformes numériques : un contrôle plus facile

Les appareils mobiles et les smartphones ont également révolutionné la prise en charge du diabète. Certaines applications mobiles permettent d’enregistrer les repas pris, l’activité physique réalisée, les doses d’insuline administrées et les taux de glucose. Mais la saisie de ces données n’est pas la seule option qui s’offre à vous : de nombreuses autres applications permettent également d’être appairées à des appareils, de produire des rapports automatiques et de partager les données avec des professionnels de santé en temps réel.

L’interopérabilité entre les applications et les appareils s’est également considérablement améliorée, et vous permet désormais de disposer d’un système de gestion plus unifié et moins fragmenté³. Ce système permet aux personnes vivant avec un diabète de ne plus avoir à passer d’une plateforme à l’autre, ce qui réduit les erreurs, améliore le respect du traitement et facilite grandement le suivi médical.

De nombreuses applications comprennent également des systèmes de rappel, des recommandations personnalisées basées sur des habitudes antérieures et même des communautés virtuelles, qui offrent un soutien émotionnel et des réseaux d’information aux personnes vivant avec un diabète.

4. Intelligence artificielle : prédiction et personnalisation

L’intelligence artificielle (IA) semble très prometteuse depuis son arrivée récente dans le monde du diabète. Grâce à sa capacité à analyser de grands volumes de données et à trouver des modèles cachés, l’IA est utilisée pour prédire les hypoglycémies, personnaliser les traitements et prévenir les complications.

De nombreuses plateformes intègrent des algorithmes qui analysent les données relatives au glucose et au comportement afin d’anticiper les situations à risque avant qu’elles ne deviennent un problème clinique. Une méta-analyse a montré que les modèles d’apprentissage automatique peuvent prédire les épisodes d’hypoglycémie jusqu’à 60 minutes avant qu’ils ne se produisent⁴. Si l’autonomie du patient est essentielle, la technologie fonctionne mieux lorsqu’elle s’inscrit dans un plan de soins établi par une équipe de professionnels du diabète. C’est pour cette raison que nous combinons l’IA et des professionnels humains.

Une autre étude a également révélé que l’IA peut également prédire les hospitalisations et les complications liées au diabète en analysant en continu des données recueillies auprès de personnes vivant avec un diabète⁵. Des recherches préliminaires se penchent sur l’utilisation d’algorithmes d’apprentissage par renforcement qui ajustent automatiquement les doses d’insuline chez les personnes hospitalisées⁵. La plupart des solutions basées sur l’IA sont encore en cours de développement ou utilisées dans le cadre de la recherche, et ne font pas encore partie des soins de routine administrés aux personnes vivant avec un diabète. 

5. Défis rencontrés et égalité d’accès

Malgré le potentiel considérable de ces outils, leur accessibilité pose de sérieux problèmes. Le prix élevé de nombreux appareils, la prise en charge limitée par l’assurance maladie et la fracture numérique qui existe au sein de certains groupes de la population constituent des obstacles majeurs. Dans les pays disposant de moins de ressources ou dans les zones rurales, ces technologies ne sont pas toujours disponibles, ce qui renforce davantage les inégalités en matière de contrôle du diabète.

L’utilisation de ces outils nécessite également une certaine culture numérique, et peut laisser de côté les personnes âgées ou celles ayant moins accès à l’éducation technologique. Il est donc essentiel que les politiques de santé publique ne se contentent pas de promouvoir le développement des technologies, mais qu’elles en garantissent l’accès et favorisent l’éducation à la santé et au numérique.

Un avenir plus libre et plus sûr

La technologie ne remplacera pas les soins auto-administrés ou l’éducation au diabète, mais elle peut les compléter. Grâce aux progrès actuels, les personnes vivant avec un diabète peuvent désormais prendre des décisions plus judicieuses, réduire les risques et profiter d’une plus grande liberté. L’introduction de la technologie ne se permet pas seulement de contrôler le diabète, mais également d’améliorer la qualité de vie et d’offrir une prise en charge plus humaine, plus simple et plus efficace.

Développer des outils technologiques accessibles, sûrs et personnalisés c’est investir dans un avenir où les personnes vivant avec un diabète pourront profiter pleinement de leur vie. Toutefois, pour être efficaces, ces outils nécessitent une formation, des efforts et une implication de la part de l’utilisateur. Certaines personnes peuvent rencontrer des difficultés d’accès à ces outils en raison de facteurs médicaux, cognitifs ou psychologiques, d’où l’importance d’une prise en charge individualisée et d’une prise de décision partagée.

Sources

  1. Heller, S., Bode, B., Kozlovski, P., Christiansen, M. P., & Klausmann, G. (2022). Improved glycemic control in type 1 diabetes using FreeStyle Libre 2 system: A multicentre, randomized controlled trial. The Lancet Diabetes & Endocrinology, 10(10), 786–794. https://doi.org/10.1016/S2213-8587(22)00319-9
  2. Barua, S., Miao, Y., Jiang, Y., Deng, S., & Wang, M. D. (2023). Personalized lifestyle recommendations for type 2 diabetes patients using continuous glucose monitoring and wearable data. NPJ Digital Medicine, 6, Article 92. https://doi.org/10.1038/s41746-023-00956-y
  3. Islam, M. M., Yang, H. C., Poly, T. N., & Li, Y. C. (2023). Predicting hypoglycemia using machine learning: Systematic review and meta-analysis. JMIR Diabetes, 8, e46764. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10591058/
  4. Zhou, W., Ye, F., Xu, G., Zhou, J., & Ma, J. (2021). Predicting diabetes complications and hospitalization using machine learning: A prospective cohort study. NPJ Digital Medicine, 4, Article 114. https://doi.org/10.1038/s41746-021-00394-8
  5. Lee, C. S., Yu, Y., Cho, Y., Lee, J., & Lee, S. (2023). Reinforcement learning for insulin titration in hospitalized patients with type 2 diabetes. Nature Medicine, 29, 996–1005. https://doi.org/10.1038/s41591-023-02552-9
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Vie sociale et diabète : comment s’amuser sans mettre sa santé en péril ?

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Une fête de famille, un dîner entre amis, un anniversaire. Ces moments de partage invitent à la détente et au plaisir. Mais pour les personnes vivant avec un diabète, ces événements peuvent également être source d’anxiété : nourriture inconnue, routine bouleversée... Comment garder l’équilibre sans se sentir limité ?
La bonne nouvelle, c’est qu’en vous informant un peu, en planifiant vos sorties et grâce à quelques stratégies simples, vous pouvez croquer la vie à pleines dents. Savoir comment la nourriture, l’alcool et le contexte social sont susceptibles d’affecter votre santé est la première étape pour profiter pleinement de ce type d’événement sans se faire de soucis inutilement. Si vous prenez de l’insuline ou un autre médicament hypoglycémiant, demandez conseil à votre médecin pour savoir si des ajustements sont nécessaires en cas de repas copieux ou de consommation d’alcool.

1. Planifier : la clé pour s’amuser 

Se préparer à prendre part à un événement social ne doit pas devenir une obsession. Il s’agit de prendre des décisions en toute connaissance de cause afin de vous assurer que votre corps réagit de manière prévisible.

Si cet événement implique un repas, il est judicieux de savoir à quelle heure il sera servi et, si possible, d’en connaître le menu à l’avance. Cela vous permettra d’anticiper les aliments à choisir, la quantité de glucides à consommer et la nécessité, ou non, d’ajuster votre dose d’insuline¹.
Il est également conseillé de ne pas sauter de repas avant l’événement. Si vous arrivez affamé, vous risquez de trop manger et de perdre le contrôle de votre glycémie. Prendre une collation frugale avant de partir (par exemple un fruit ou un yaourt) vous aidera à stabiliser votre taux de glucose et à prendre de meilleures décisions une fois à table¹.

Et si la fête se prolonge, il peut être très utile d’avoir à portée de main une collation ou une portion de glucose à action rapide (comme des comprimés de glucose ou du jus) en cas de chute de votre glycémie¹.

2. Abordez votre repas de manière rationnelle : savourez sans excès

Un buffet ou un repas copieux constitue l’un des plus grands défis à surmonter lors d’événements sociaux. Les options disponibles incluent généralement des plats riches en graisses et en glucides à absorption rapide (y compris les sucres ajoutés), qui peuvent rapidement provoquer des pics de glucose.

Ce n’est pas pour autant que vous devrez renoncer aux saveurs des plats qui vous sont proposés ou vous sentir isolé. L’essentiel est de faire les bons choix :

Optez pour de petites portions : vous pouvez goûter plusieurs plats, mais en plus petites quantités.

  • remplissez la moitié de votre assiette de légumes frais cuits à la vapeur ou grillés²,
  • consommez des protéines maigres : le poulet, le poisson, les œufs et les légumineuses contribuent à équilibrer le taux de glucose²,
  • limitez les glucides raffinés : pain blanc, riz ou desserts très sucrés. Si vous décidez d’en consommer malgré tout, veillez à ce que les quantités soient faibles et qu’ils soient toujours accompagnés de fibres ou de protéines²,
  • essayez de ne pas vous resservir: mangez lentement et patientez quelques minutes avant d’en reprendre. Le corps n’a souvent besoin que de peu de temps pour ressentir la satiété².

N’oubliez pas que passer un bon moment ne dépend pas uniquement de la nourriture. Le partage, le rire et les interactions avec les autres sont également d’excellents moyens de faire la fête.

3. Alcool : à consommer toujours avec modération

La consommation d’alcool nécessite quelques précautions si vous vivez avec un diabète. Sa consommation n’est pas interdite, mais vous devez rester raisonnable. L’alcool peut en effet faire baisser le taux de glucose à des niveaux dangereux, surtout lorsqu’il est consommé à jeun ou après un repas copieux³.

Pour éviter tout risque :

  • ne buvez pas d’alcool si vous avez l’estomac vide. Accompagnez-le d’aliments contenant des glucides complexes³,
  • choisissez des boissons alcoolisées à faible teneur en sucre. Les vins secs, la bière ou les spiritueux accompagnés d’eau minérale sont préférables aux cocktails ou aux mélanges sucrés³,
  • modérez votre consommation d’alcool. La recommandation générale est d’un verre par jour pour les femmes et jusqu’à deux pour les hommes³,
  • vérifiez votre glycémie avant et après la consommation d’alcool. Et si vous avez bu un verre ou deux, vérifiez également vos taux avant d’aller vous coucher : le risque d’hypoglycémie nocturne est plus élevé³.

Boire avec modération n’est pas seulement une façon de prendre soin de sa santé ; cela permet aussi de profiter davantage d’un événement sans subir de conséquences négatives. Si vous utilisez un CGM, pensez à programmer une alerte d’hypoglycémie au cours de la nuit qui suit la consommation d’alcool. Il est important de maintenir des niveaux de glucose sûrs et de consulter votre équipe de soignants spécialisés en diabète si vous avez des questions.

4. Le contexte social : pression, ressentis et décisions

Les principaux défis à surmonter ne concernent pas tant la nourriture que la pression sociale à laquelle vous serez confronté. « Pourquoi ne goûtez-vous pas à ce gâteau ? », « Un verre, ça ne va pas vous faire de mal ! », « Laissez tomber le régime pour aujourd’hui ! ». Ce genre de commentaire peut ainsi vous mettre mal à l’aise et semer le doute dans votre esprit.

Il est important de bien se rappeler que le diabète n’est pas un obstacle, mais qu’il faut être conscient de ce que cela implique. Préparez une réponse, par exemple : « Bien sûr, je vais en prendre un petit morceau » ou « Aujourd’hui, j’ai envie de faire attention pour me sentir bien demain » peuvent vous aider à vous en tenir à vos décisions sans vous sentir jugé.

De plus, il n’est pas nécessaire que tout le monde connaisse tous les détails de votre maladie. Vous choisissez ce que vous voulez partager, quand et avec qui. Vous sentir à l’aise et accompagné dans votre démarche est aussi important que vos contrôles glycémiques.

Vous entourer de personnes qui comprennent et respectent vos choix rend tout événement d’autant plus agréable à vivre. L’empathie, que ce soit envers vous-même et envers les autres, est votre meilleure alliée. Participer à un programme d’éducation sur le diabète ou à un groupe de soutien peut également renforcer la confiance en soi dans certaines situations sociales.

5. Après la fête : évaluation et apprentissage

Une fois l’événement terminé, il peut être pertinent de vous demander ce que vous avez ressenti et de quelle manière votre corps a réagi. Y a-t-il des aliments ou des boissons qui ont provoqué une hausse ou une baisse inattendue de votre taux de glucose ? L’alcool a-t-il eu une incidence sur vos niveaux le jour suivant ? Vous êtes-vous senti dans l’obligation de manger ou de boire ?

Ces questions peuvent vous aider à apprendre de cette expérience et à améliorer les événements à venir. Le diabète n’exige pas d’agir à la perfection à chaque instant, mais il exige toutefois une attention constante et une prise de décisions en toute connaissance de cause¹.

Avec le temps, vous saurez ce qui vous convient, quels sont les aliments que vous tolérez le mieux et comment adapter vos stratégies au type d’événement auquel vous participez. Chaque expérience est enrichissante. Un bon conseil pourrait être, par exemple, de faire une marche après le repas pour réguler les niveaux de glucose et favoriser la digestion.

S’amuser est possible, prendre soin de soi l’est tout autant

Vivre avec le diabète n’implique pas de renoncer à sa vie sociale. Bien planifier les choses, prendre des décisions éclairées et faire preuve d’un peu de flexibilité, vous permettra de profiter de votre vie sociale sans mettre votre santé en péril.

Manger intelligemment, boire avec modération et bouger en toute sécurité vous permettra de profiter de ces moments avec bonheur et confiance. Après tout, prendre soin de sa santé est une autre façon de célébrer la vie. Ces recommandations s’appliquent à la fois au diabète de type 1 et au diabète de type 2 traité à l’insuline. Votre équipe de soignants spécialisés dans le diabète peut vous aider à les adapter à votre situation personnelle.

Sources

  1. Michigan State University Extension. (2021). Tips for managing diabetes when eating at events. https://www.canr.msu.edu/news/tips-for-managing-diabetes-when-eating-at-events
  2. Centers for Disease Control and Prevention. (2022). Diabetes meal planning. U.S. Department of Health & Human Services. https://www.cdc.gov/diabetes/healthy-eating/diabetes-meal-planning.html
  3. Diabetes UK. (n.d.). Alcohol and diabetes. https://www.diabetes.org.uk/living-with-diabetes/eating/what-to-drink-with-diabetes/alcohol-and-diabetes
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Activité physique et diabète de type 2 : bouger pour vivre mieux

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Intégrer la pratique d’une activité physique dans votre routine quotidienne peut faire toute la différence si vous vivez avec un diabète de type 2. Le traitement se concentre généralement sur le régime alimentaire et la prise de médicaments, mais l’activité physique peut également constituer un allié essentiel souvent sous-estimé. La pratique d’une activité physique régulière améliore non seulement la sensibilité à l’insuline et le contrôle de la glycémie, mais elle contribue également à votre bien-être physique et émotionnel.
Il existe différents types d’exercices, chacun ayant une fonction différente. En les découvrant et en apprenant à les intégrer et à les équilibrer en toute sécurité, vous pourrez conserver un mode de vie actif et sain et éviter les complications.

1. Activité aérobique : activation du cœur et régulation du glucose

La marche, la natation, la danse, le vélo et la course à pied sont des activités aérobiques qui font travailler le cœur et les poumons. Ce type d’exercice améliore notamment la capacité de l’organisme à utiliser l’insuline et à réduire le taux de glucose¹.

La pratique régulière d’exercices aérobiques permet également de contrôler le poids, de réduire la tension artérielle et de renforcer le système cardiovasculaire. Ces facteurs sont particulièrement importants pour les personnes vivant avec un diabète de type 2, qui présentent un risque plus élevé de maladie cardiaque².
Il est généralement recommandé de pratiquer chaque semaine au moins 150 minutes d’activité aérobique modérée, telle que la marche rapide, ou 75 minutes si l’activité est plus intense³. Idéalement, le temps devrait être réparti sur plusieurs jours afin d’éviter de longues périodes d’inactivité.

Avant de faire de l’exercice, vérifiez votre glycémie et suivez les recommandations de votre équipe de soins du diabète concernant les seuils d’hypo- ou d’hyperglycémie. Ajustez l’apport alimentaire ou reportez votre séance.

2. Musculation : renforcer sa musculature, gagner en maîtrise

Soulever des poids, faire des squats, utiliser des bandes de résistance ou travailler avec son propre poids de corps ne sont pas des exercices réservés aux athlètes. La musculation est également un facteur clé dans la gestion du diabète de type 2.

Le renforcement musculaire favorise le stockage du glucose dans les muscles eux-mêmes, améliore la sensibilité à l’insuline et accélère le métabolisme, ce qui contribue à maintenir des niveaux de glucose plus stables⁴. Il prévient également la perte de masse musculaire, fréquente avec l’âge ou en cas d’inactivité, et renforce les os et les articulations.

Au moins deux séances hebdomadaires de musculation sont recommandées, faisant travailler tous les principaux groupes musculaires (bras, jambes, dos, abdomen). Il n’est pas nécessaire de passer des heures dans une salle de sport : une séance bien structurée de 30 ou 40 minutes suffit pour commencer.

Outre le contrôle de la glycémie, chez certaines personnes, la pratique régulière de la musculation peut réduire le besoin de médicaments ou d’insuline.

3. Assouplissement : travailler sa souplesse pour prévenir les blessures
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ligés, les assouplissements sont pourtant un élément essentiel de tout programme sportif. Des exercices doux tels que le Pilates, le stretching et le yoga peuvent contribuer à assouplir les articulations, à réduire les raideurs musculaires et à prévenir les blessures⁵.

La souplesse n’a pas d’effet direct sur le glucose, mais elle permet d’effectuer d’autres types d’exercices de manière plus sûre et plus confortable. Les assouplissements peuvent également soulager les douleurs et l’inconfort associés aux troubles physiques courants dont souffrent souvent les personnes vivant avec un diabète, tels que la neuropathie périphérique et les douleurs articulaires.

De brèves séances d’étirements plusieurs fois par semaine sont recommandées, de préférence après avoir marché ou fait de la musculation. L’important est de ne pas se fatiguer, mais de bouger doucement et en pleine conscience.

4. Exercices d’équilibre : prévenir les chutes, gagner en confiance

Les personnes vivant avec un diabète de type 2, en particulier les personnes âgées et les personnes souffrant de neuropathie, peuvent constater que leur sens de l’équilibre est affecté. Des activités telles que le tai-chi, la marche en ligne droite et la station debout sur une jambe peuvent contribuer à améliorer la coordination et la posture, ainsi qu’à réduire le risque de chutes⁴.

Outre les bienfaits physiques, l’entraînement à l’équilibre augmente la sécurité et l’autonomie dans les activités quotidiennes. Monter les escaliers, marcher dans la rue et se lever d’une chaise sont des tâches plus simples lorsque l’on a un bon équilibre.

Tout comme les assouplissements, l’entraînement à l’équilibre peut se faire en quelques minutes à la maison. Avec seulement deux séances d’entraînement à l’équilibre par semaine, vous commencerez bientôt à remarquer une différence.

Une combinaison qui fonctionne

La combinaison d’une activité aérobique et d’exercices de musculation, d’assouplissement et d’équilibre présente de nombreux avantages pour les personnes vivant avec un diabète de type 2. Non seulement il peut contribuer à réduire les niveaux de glucose, mais il améliorera également votre qualité de vie, en réduisant les complications et en renforçant votre corps et votre esprit.

La routine hebdomadaire ci-dessous en est un bon exemple :

  • Marcher 30 minutes par jour, cinq fois par semaine.
  • Deux séances de renforcement musculaire.
  • Exercices d’assouplissement en douceur après chaque promenade.
  • Une séance de tai-chi ou d’entraînement à l’équilibre deux fois par semaine.

 
Alors que la plupart des types d’exercice contribuent à diminuer le taux de glucose, les activités anaérobies ou de haute intensité peuvent augmenter temporairement le taux de glucose en raison des réactions hormonales. Ce phénomène est normal et doit être pris en compte lors de l’interprétation des mesures de glycémie après la pratique d’une activité physique.

Écoutez votre corps et faites preuve de prudence

Il est important de surveiller votre glycémie avant, pendant et après la pratique d’une activité physique. Pour ce faire, vous pouvez utiliser des moniteurs de glucose continus ou flash, car ils peuvent contribuer à ce processus et aider à éviter l’hypoglycémie. Tenez un registre et ayez à portée de main une source d’hydrates de carbone à action rapide (jus de fruits ou comprimés de glucose)⁵.

Une activité physique bien planifiée peut être un allié de poids. Non seulement elle aide à contrôler le diabète, mais elle améliore l’humeur, augmente l’énergie et renforce l’estime de soi. L’exercice physique est une façon de prendre soin de son corps et de profiter de la vie avec plus de liberté et de santé.

Sources

  1. World Health Organization (WHO). (2023). Diabetes https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/diabetes
  2. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). (2022). Type 2 diabetes. https://www.cdc.gov/diabetes/about/about-type-2-diabetes.html
  3. Pan American Health Organization (PAHO). (2022, November 11). The number of people with diabetes in the Americas has more than tripled in three decades, PAHO report says. https://www.paho.org/en/news/11-11-2022-number-people-diabetes-americas-has-more-tripled-three-decades-paho-report-says
  4. National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK). (2023). What is diabetes?
  5. MedlinePlus. (2023). Diabetes. U.S. National Library of Medicine. https://medlineplus.gov/diabetes.html
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Le quotidien des enfants vivant avec un diabète

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L’annonce du diagnostic de diabète infantile peut bouleverser la routine familiale. Lorsque l’enfant est diagnostiqué, c’est le début d’un périple au cours duquel des bases essentielles telles que le traitement médical, l’apprentissage continu et le soutien émotionnel sont posées. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prise en charge quotidienne du diabète de l’enfant ne se résume pas à l’administration d’un traitement à l’insuline. Cela implique d’assurer un suivi minutieux, d’éduquer l’enfant et son entourage, d’adopter une alimentation équilibrée, de faire preuve de vigilance lors de la pratique d’activités sportives et surtout d’offrir à l’enfant une vie épanouissante et saine.

1. Traitement : le point de départ

Pour la grande majorité des enfants vivant avec un diabète, le traitement consiste en l’administration quotidienne d’insuline¹. Ce traitement peut prendre la forme d’injections tout au long de la journée, ou la pose d’une pompe, qui fournit un apport continu et ajustable en insuline. La méthode choisie dépend de l’âge de l’enfant, de son mode de vie et des recommandations du personnel soignant.
Ce traitement doit être souple et s’adapter aux évolutions de l’organisme de l’enfant : croissance, appétit, rythme scolaire et activité physique. Une communication constante et fluide avec l’endocrinologue pédiatre et des contrôles réguliers sont donc essentiels. Un traitement parfaitement adapté permet non seulement de mieux gérer la glycémie, mais aussi de prévenir les complications à long terme¹.

2. Suivi de la glycémie : quand l’information est une force

Le contrôle du taux de glucose dans le sang plusieurs fois par jour est l’une des tâches les plus importantes de la gestion du diabète au quotidien. La glycémie peut être contrôlée soit en mesurant le glucose à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, soit à l’aide d’appareils de mesure du glucose en continu (MGC), qui évaluent le taux de glucose dans le liquide interstitiel.
Grâce aux progrès technologiques, de nombreux enfants utilisent aujourd’hui des appareils de MGC qui fournissent des relevés en temps quasi réel et des alertes de tendance qui permettent d’anticiper les risques d’hypo- ou d’hyperglycémie (taux de glucose excessivement bas ou élevé)². Cette technologie permet d’agir rapidement et de prendre des décisions plus judicieuses en matière de nutrition et d’administration d’insuline.

En l’absence de MGC, les contrôles réalisés à l’aide d’un glucomètre restent très efficaces. L’idéal est de mesurer la glycémie avant et après chaque repas, avant la pratique d’une activité physique et au coucher. Ces informations permettent non seulement de maintenir la glycémie dans des fourchettes cibles, mais aussi d’offrir à l’enfant les moyens d’interpréter les signaux envoyés par son propre corps².

Dans ce domaine, un facteur clé est l’élaboration d’un plan de gestion médicale du diabète (ou DMMP) en collaboration avec une équipe de professionnels de santé, dans lequel sont définis les objectifs glycémiques, les directives de mesure, le régime alimentaire, l’administration d’insuline et les protocoles d’urgence. Il est conseillé d’informer l’école, le personnel soignant et les membres de la famille proche de ce plan afin de garantir un environnement sûr à tout moment².

3. Régime : une routine équilibrée, mais pas restrictive

On croit souvent, à tort, que le diabète implique un régime strict et monotone, alors qu’en réalité, en faisant preuve d’un peu d’organisation, un enfant peut suivre un régime varié et déguster de délicieux repas. À ce titre, le plus important est de contrôler l’apport en glucides, car ils ont un effet direct sur le taux de glucose.
La clé est d’apprendre à déchiffrer les étiquettes, à identifier les portions adéquates, à choisir des aliments à faible indice glycémique et à compter précisément les glucides, puisque cela permet de doser correctement l’insuline et de maintenir des niveaux de glucose stables. Les céréales complètes, les fruits entiers, les légumineuses, les légumes et les graisses saines sont de véritables alliés pour réguler la glycémie. En revanche, il est préférable d’éviter les sucres simples, les aliments ultra-transformés et les boissons sucrées. 

Une prise de repas à heure fixe permet également de prévenir les déséquilibres. L’idéal est de prendre cinq repas par jour : trois repas principaux et deux en-cas sains. Ces habitudes ne sont pas uniquement bénéfiques pour l’enfant, elles peuvent être adoptées par toute la famille afin de créer un environnement plus sain et plus solidaire.

4. Activité physique : faire de l’exercice, surveiller son taux de sucre

La pratique d’une activité physique régulière constitue un autre élément clé du traitement. Elle améliore la sensibilité à l’insuline, renforce le système cardiovasculaire, facilite le contrôle du poids et a des répercussions positives sur le bien-être émotionnel³. Cependant, chez les enfants vivant avec un diabète, celle-ci doit être soigneusement planifiée.

Il est important de mesurer la glycémie de l’enfant avant qu’il ne fasse de l’exercice. En général, bien que ce seuil puisse varier en fonction des plans de traitement individuels, si le taux est inférieur à 100 mg/dL, il est recommandé de consommer une boisson contenant des hydrates de carbone. Il est également nécessaire de contrôler la glycémie une fois l’activité terminée, car l’hypoglycémie peut survenir même plusieurs heures après un effort physique³.

En fonction du type, de la durée et de l’intensité de l’activité pratiquée, il peut être nécessaire d’adapter la dose d’insuline ou l’apport alimentaire avant et après l’exercice. Avoir des glucides à portée de main, tels que des jus de fruits, des comprimés de glucose ou des biscuits, est une précaution indispensable. Il est également vivement recommandé d’informer les professeurs d’éducation physique et les entraîneurs du diabète de l’enfant et des mesures à prendre en cas d’hypoglycémie³.

5. Éducation et soutien émotionnel : les bases de l’autonomie

L’un des aspects les plus importants de la prise en charge du diabète chez l’enfant est son éducation progressive et celle de son entourage. Cela permet ainsi à l’enfant de participer à la prise en charge de sa propre santé, de prendre des décisions éclairées et d’acquérir progressivement de l’autonomie⁴.

Dès son plus jeune âge, il peut apprendre à reconnaître les symptômes de l’hypoglycémie, à identifier les aliments qui entraînent une augmentation ou une diminution du taux de glucose et à comprendre pourquoi il doit s’injecter de l’insuline. En grandissant, l’enfant peut ensuite apprendre à mesurer sa glycémie, à ajuster ses doses sous la supervision d’un adulte et, finalement, à gérer son propre traitement avec une indépendance quasi totale⁴.

Il convient également de prêter attention à la question des émotions. Le diabète peut être source de frustration, d’anxiété et d’isolement, en particulier pendant l’adolescence. C’est pourquoi un accompagnement par des psychologues, des groupes de soutien et les réseaux sociaux spécifiquement destinés aux jeunes vivant avec un diabète peut faire toute la différence. Les membres de la famille, les amis et le personnel enseignant peuvent également apporter leur aide en faisant preuve de compréhension et d’empathie⁴.

La gestion du diabète de l’enfant au quotidien va bien au-delà des contrôles médicaux. Elle exige une implication de tous les instants, un apprentissage constant et un solide réseau de soutien. Lorsque les outils adéquats sont fournis - traitement personnalisé, surveillance efficace, éducation nutritionnelle, activité physique planifiée et soutien émotionnel - un enfant vivant avec un diabète peut tout à fait mener une vie épanouie, sûre et heureuse.

Le défi ne se limite pas à contrôler la glycémie, il consiste aussi à instaurer les bases d’un véritable climat de confiance, à encourager la prise d’indépendance et à offrir à l’enfant la sécurité nécessaire pour qu’il puisse grandir sans être limité par son diabète.

Sources

  1. World Health Organization. Diabetes https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/diabetes
  2. Centers for Disease Control and Prevention. Diabetes. https://www.cdc.gov/diabetes/
  3. American Diabetes Association. Diabetes. https://diabetes.org/
  4. National Library of Medicine. Diabetes. MedlinePlus. https://medlineplus.gov/diabetes.html
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L’importance de la santé mentale pour les personnes vivant avec un diabète

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Vivre avec le diabète n’affecte pas seulement le bien-être physique. Gérer son diabète ne se limite pas à contrôler son taux de glucose ou à suivre un régime. Le diabète implique également d’apprendre à gérer les situations du quotidien. Vivre avec un diabète exige à la fois force de caractère, compréhension et soutien.

Car jongler entre mesure, planification ou ajustement, peut également avoir son propre coût émotionnel en termes d’anxiété, de peur, d’épuisement et de frustration. Et si vous ne reconnaissez pas ces sentiments et n’en tenez pas compte, vous risquez de rendre votre prise en charge beaucoup plus difficile.

Les personnes vivant avec un diabète ont souvent l’impression qu’elles doivent toujours paraître fortes et capables aux yeux de leur entourage, ce qui peut les amener à cacher leurs émotions et à accumuler des tensions émotionnelles.

L’épuisement des personnes vivant avec un diabète

À un moment ou à un autre de leur vie, nombreuses sont les personnes vivant avec un diabète à souffrir de ce que l’on appelle l’épuisement lié au diabète (diabetes burnout). Il se manifeste sous la forme d’une sorte d’épuisement profond que l’on peut ressentir face à la pression constante des exigences du quotidien et à la routine que constituent les soins personnels. Ce n’est pas parce que vous êtes paresseux ou que vous manquez de volonté; c’est le résultat inévitable de ce qu’il faut faire, jour après jour1.

Cette usure émotionnelle peut se présenter sous la forme d’une perte de motivation, d’une tristesse, d’un sentiment d’échec... Il se peut même que vous souhaitiez « faire une pause » dans la gestion de votre taux de glucose. Mais il arrive que les personnes vivant avec un diabète ne parlent pas de leur ressenti avec leur médecin, alors qu’il est très important pour leur santé physique et mentale de s’y confronter.

L’épuisement lié au diabète peut également affecter vos relations personnelles et engendrer des malentendus avec votre famille et vos amis, qui ne prennent pas la pleine mesure des efforts constants qu’implique la prise en charge quotidienne du diabète.

Elle peut également avoir un impact sur votre travail ou vos résultats scolaires en raison de difficultés de concentration ou d’un manque d'énergie.

Stress et glucose : une corrélation directe

Lorsque vous traversez des phases de stress ou d’anxiété, votre corps libère des hormones comme le cortisol, qui augmentent le taux de glucose dans le sang. Cette réaction physique tout à fait naturelle peut toutefois vous compliquer la vie.

Lorsque vous ressentez ces émotions, il est également possible que vous délaissiez vos bonnes habitudes ou en preniez de mauvaises : alimentation émotionnelle, mauvaises habitudes de sommeil, report de l’activité physique ou oubli du traitement. Tout cela peut progressivement affecter votre équilibre bien-être physique/bien-être mental3.

Le stress, lorsqu’il se prolonge, peut même affecter la prise de décision, et vous empêcher de suivre les conseils d’un médecin et de maintenir le niveau de discipline dont vous avez besoin pour poursuivre votre traitement.

Face à de telles situations, il est essentiel d’apprendre à identifier les signaux que vous envoie votre corps lorsqu’il réagit au stress, afin d’agir à temps et d’éviter des dérèglements inutiles.

Que se passe-t-il lorsque je ne me sens pas bien ?

Le bien-être émotionnel n’a rien d’un luxe. C’est au contraire un besoin fondamental pour tout le monde. On estime qu’environ 30 % des personnes vivant avec un diabète de type 2 développent des symptômes dépressifs à un moment ou à un autre de leur vie4. Et lorsque votre santé mentale est mise à mal, le respect de votre traitement peut également en pâtir.

Cela peut créer un cercle vicieux dont il n’est pas facile de s’extirper : Je me sens mal → Je prends moins soin de moi → Mon taux de glucose augmente → Je me sens encore plus mal. C’est pourquoi prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi protéger sa santé physique.

Pour briser le cycle, il faut du courage et du soutien. Reconnaître que l’on a besoin d’aide est le premier pas pour améliorer sa qualité de vie.

Le simple fait de parler de ce que vous ressentez peut réduire une partie de la charge émotionnelle qui vous pèse. Partager ces sentiments avec une personne de confiance ou avec un professionnel de santé peut faire toute la différence.

Les outils qui peuvent nous aider

Il est beaucoup plus facile de trouver le bien-être émotionnel lorsqu’on est accompagné. De nombreuses ressources peuvent faire toute la différence et nous aider dans la gestion de nos émotions:

Pleine conscience et connexion intérieure

La pratique de la pleine conscience permet de réduire le stress et de se reconnecter à soi-même. Des études montrent ainsi que même quelques minutes par jour peuvent améliorer le bien-être émotionnel et favoriser une meilleure gestion du glucose4.

Thérapie psychologique

Un espace d’écoute professionnelle peut parfois s’avérer indispensable. Par exemple, la thérapie cognitivo-comportementale s’est révélée efficace pour réduire les symptômes dépressifs et renforcer la motivation à prendre soin de soi1.

Réseaux de soutien

Parler à d’autres personnes qui vivent avec le diabète, dans le cadre de groupes de parole ou de communautés en ligne, peut permettre de se sentir compris et moins seul. Bénéficier du soutien de sa famille et de ses amis proches peut également constituer un soutien émotionnel indispensable.

Faire une pause

Lire, marcher, écouter de la musique, rire ou simplement se reposer. Prévoir de courtes pauses pour faire ce que l’on aime permet de recharger ses batteries et constitue un moyen simple et efficace de prendre soin de son bien-être émotionnel3.

L’importance d’une approche humaine

Tout traitement global doit également se concentrer sur le bien-être émotionnel. Il est important que les professionnels de santé demandent directement à la personne concernée ce qu’elle ressent, l’écoutent et l’orientent vers un psychologue si le besoin s’en fait sentir2.

L’organisation d’ateliers, de groupes de rencontre et de documents d’éducation émotionnelle au sein des centres de santé peut contribuer à normaliser ces questions, à briser les stigmates et à offrir un soutien compatissant face aux moments difficiles.

Vivre avec le diabète ne se résume pas à lire des résultats et effectuer des contrôles. Il est également essentiel de savoir si vous ne vous sentez pas dépassé. Lorsque vous êtes à l’écoute de vos émotions, il est plus facile de suivre des routines, de rester motivé et, surtout, de bien vivre.

Sources

  1. American Diabetes Association. https://diabetes.org/
  2. CDC. Diabetes https://www.cdc.gov/diabetes/
  3. NIDDK. Diabetes https://www.niddk.nih.gov/health-information/diabetes
  4. International Diabetes Federation. Diabetes impacts the mental health https://idf.org/news/diabetes-hidden-burden/
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Journée Mondiale du Diabète 2025 : Le diabète ne lâche rien. Moi non plus.

Chez Making Diabetes Easier, nous nous efforçons de soutenir les personnes vivant avec un diabète de type 1 grâce à de nouvelles technologies innovantes telles que les pompes à insuline et les CGM, et grâce à un soutien constant visant à améliorer les soins personnels et la gestion quotidienne de la maladie.

Ce 14 novembre 2025, à l'occasion de la Journée Mondiale du Diabète, nous célébrons le courage et la force quotidienne des personnes vivant avec le diabète. C'est une célébration de la force de ne jamais abandonner. Rejoignez-nous pour partager votre histoire.

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Tout savoir sur la Journée Mondiale du Diabète 2025

La Journée Mondiale du Diabète (WDD) est une date essentielle pour la communauté mondiale de la santé. Elle permet de sensibiliser le public et de faire progresser le dialogue sur la vie avec le diabète. La Journée Mondiale du Diabète a lieu le 14 novembre 2025.

La Journée Mondiale du Diabète a été créée en 1991 à l'initiative de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de la Fédération Internationale du Diabète (FID), en réponse au nombre croissant de personnes atteintes de diabète dans le monde. Elle a été conçue comme une campagne internationale de sensibilisation à cette condition de plus en plus courante.

La Journée Mondiale du Diabète est devenue une journée officielle des Nations Unies en 2006 et constitue depuis la plus grande campagne de sensibilisation au monde pour tous les types de diabète. Aujourd'hui, elle touche un public d'environ 1 milliard de personnes dans le monde.

Pourquoi cette journée est-elle importante ?

Le nombre de personnes vivant avec le diabète continue d'augmenter à travers le monde, touchant des adultes, des adolescents et des enfants.

Dans ce contexte, la sensibilisation mondiale est d'autant plus importante. Cette journée est l'occasion de:

  • Mieux comprendre les différences entre les types de diabète.

  • Réduire la stigmatisation et améliorer les soins.

  • Informer sur les risques potentiels et les moyens de prévention.

  • Mettre en lumière l'importance de l'accès aux soins, aux technologies et au soutien.

C'est pourquoi, pour la JMD 2025, nous célébrons la résilience quotidienne des personnes vivant avec le diabète et le pouvoir de ne jamais abandonner.

Quand a lieu la Journée Mondiale du Diabète 2025 ?

La Journée Mondiale du Diabète a lieu le vendredi 14 novembre 2025.

Cette date marque l'anniversaire de Sir Frederick Banting, qui a co-découvert l'insuline en 1922.

Le thème de notre campagne cette année célèbre la résilience à travers un message puissant: #IWontQuit (« Je n'abandonnerai pas »). Notre slogan résume cet état d'esprit: « Le diabète ne lâche rien. Moi non plus ! ».

Le mouvement #IWontQuitCircle

Pour l'édition 2025 de la Journée Mondiale du Diabète, nous ne nous contentons pas de sensibiliser: nous créons un mouvement centré sur la participation et la communauté. Nous lançons le #IWontQuitCircle, un mouvement créatif pour transformer un souffle en un symbole de force.

Le concept est simple:

  • La buée que l'on crée en soufflant représente l'effort invisible, la charge mentale et la persistance quotidienne que le diabète exige.

  • Le cercle que vous dessinez dans cette buée est votre acte personnel de résilience. C'est un moyen de « fermer la boucle », de reprendre le dessus et de déclarer votre force.

Comment rejoindre le mouvement #IWontQuitCircle

Nous invitons toutes les personnes vivant avec et autour du diabète, aidants, alliés et amis à se joindre à nous pour faire de ce geste un symbole viral de soutien.

  1. EMBUEZ: Trouvez une surface (un miroir, une vitre) et embuez-la avec votre souffle.

  2. DESSINEZ: D'un seul doigt, tracez un cercle (🔵) dans la buée.

  3. PARTAGEZ: Dites la phrase : « Le diabète ne lâche rien. Moi non plus. »

  4. PUBLIEZ: Publiez votre photo ou vidéo et utilisez les hashtags #IWontQuitCircle et #IWontQuit.

  5. INVITEZ: Taguez 2 amis et invitez-les à rejoindre le mouvement.

Suivez le mouvement #IWontQuit

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Sources

  1. 1. World Diabetes Day. About World Diabetes Day. 26 August 2024. Disponible sur https://worlddiabetesday.org/about/
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Gestion du diabète et vie active : Comment la pompe t:slim X2™ s'ajuste à votre style de vie ?

2 joggers, dont un équipé d'une pompe à insuline t:slim X2 et d'un CGM Dexcom G6

La pompe à insuline t:slim X2™ est révolutionnaire : petite et très facile à transporter, elle permet des mises à jour logicielles à distance et vous aide à gérer votre diabète en déplacement.1,2
Avec plus de 300 000 utilisateurs actifs actuellement, la pompe à insuline t:slim X2 permet à de nombreuses personnes vivant avec un diabète de type 1 de rester actives tout en maintenant leur glycémie dans la plage cible.3 Dans cet article, nous passons en revue les principaux avantages et caractéristiques de ce dispositif unique.

Portabilité de la pompe à insuline t:slim X2

Petite, légère et facile à transporter, la t:slim X2 est un bon choix de pompe à insuline portable.

Avec une longueur de 7,95 cm, une largeur de 5,08 cm et une hauteur de 1,52 cm, la pompe à insuline t:slim X2 n’est pas plus grande que la paume de votre main.4

Bien qu’elle soit petite, la pompe à insuline t:slim X2 est robuste. Elle ne pèse que 113 grammes mais elle comprend une cartouche complète pouvant contenir jusqu’à 300 unités d’insuline.1,4

Grâce à sa petite taille et à son faible poids, la t:slim X2 est idéale pour les déplacements et facile à emporter. Lors de vos prochaines vacances, soyez certain(e) que le dispositif convient aux voyages en avion et qu’il peut passer en toute sécurité au détecteur de métaux.5 Toutefois, il n’est pas conçu pour passer dans les appareils à rayons X. Alors ne placez jamais votre pompe à insuline dans un scanner corporel ou dans un contrôleur de bagages à rayons X.

Pompe à insuline t:slim X2 avec CGM Dexcom G7

Batterie rechargeable de la pompe à insuline t:slim X2

La t:slim X2 est dotée d’une batterie rechargeable pratique, qui vous permet de la recharger en déplacement à l’aide d’un port micro-USB.1,4

L’absence de piles jetables dans la t:slim X2 vous permet également d’être mieux préparé(e) aux situations d’urgence : lorsque votre batterie est épuisée, il vous suffit de trouver une prise de courant pour la recharger.1

La t:slim X2 est toutefois dotée d’une autonomie de batterie longue durée. De plus, elle émet des alertes de batterie faible suffisamment à l’avance, ce qui vous permet d’être paré(e) à toutes les situations.4

Autonomie de la batterie de la pompe t:slim X2

Une fois complètement chargée, la batterie est conçue pour durer jusqu’à quatre jours si vous utilisez la pompe avec un moniteur de glucose en continu (CGM) intégré, et sept jours si vous n’utilisez pas le CGM.4 

Mais n’oubliez pas que l’autonomie de la batterie varie d’une personne à l’autre et dépend de plusieurs facteurs, tels que :4

  • le temps pendant lequel vous laissez l’écran allumé ;
  • le nombre de rappels programmés ;
  • la fréquence des alertes et des alarmes ; 
  • l’activation du son ou des vibrations ;
  • votre consommation d’insuline.

Prévoir votre taux de glycémie avec la pompe à insuline t:slim X2

Comment la technologie Control-IQ du t:slim X2 fonctionne-t-elle pour prévenir les hypers et les hypo ?

Comment la technologie Control-IQ de la pompe à insuline t:slim X2 fonctionne-t-elle pour prévenir les hypers et les hypo ?

La pompe peut être utilisée seule ou avec un CGM.1 La t:slim X2 peut communiquer avec un CGM Dexcom G6 ou G7.1 

Lorsqu’elle est associée au CGM Dexcom, la pompe à insuline t:slim X2 utilise une technologie spéciale qui prédit les glycémies élevées et basses 30 minutes à l’avance sur la base des relevés du CGM.

La t:slim X2 diminue ou arrête automatiquement l’administration d’insuline basale pour aider à prévenir l’hypoglycémie (glycémie basse) ou augmente l’insuline pour prévenir l’hyperglycémie (glycémie élevée).1 Cela permet à ses utilisateurs d’augmenter le temps passé dans la cible (le pourcentage de temps pendant lequel votre glycémie se trouve dans une plage « cible »).

Quelques précautions à prendre avec la pompe Tandem t:slim X2

Il est important de ne pas oublier que la pompe t:slim X2 et sa technologie CGM ne remplacent pas une gestion active du diabète.1 Lorsque vous utilisez la pompe, veillez à :1 

  • utiliser les appareils de manière appropriée et suivre le manuel d’utilisation ;
  • vérifier régulièrement le bon fonctionnement de la pompe et du moniteur CGM ;
  • saisir les bonnes informations dans votre CGM, notamment vos repas, votre sommeil et votre activité physique ;
  • être attentif à vos symptômes ;
  • contrôler régulièrement votre glycémie pour vous assurer que les appareils fonctionnent bien et correspondent à vos symptômes ;
  • gérer votre diabète comme cela a été discuté avec votre équipe soignante.

Pour plus d’informations

Consultez notre brochure patient t:slim X2 !

Gestion ciblée de la glycémie pour les personnes actives avec la pompe t:slim X2

La technologie prédictive de la pompe améliore le temps passé dans la cible, tant sur 24 heures que pendant la nuit, par rapport à une pompe équipée d’un capteur.6 Cela permet aux utilisateurs de moins se préoccuper de leur glycémie et de profiter davantage de la vie en s’adonnant à leurs activités préférées.2

En outre, la t:slim X2 dispose de paramètres dédiés pour le sommeil et l’activité physique grâce auxquels les utilisateurs peuvent gérer leur glycémie dans des situations particulières.1 

Enfin, la pompe offre aux utilisateurs la possibilité de définir jusqu’à six profils personnels, chacun avec ses propres taux d’insuline basale, ratios insuline/glucides (RIG) et facteurs de correction (FC).7

Ces caractéristiques font de la t:slim X2 la pompe idéale pour les personnes atteintes de diabète de type 1 qui ont un mode de vie actif, notamment :7

  • les personnes qui travaillent de nuit ; 
  • les athlètes et les personnes qui font souvent du sport ;
  • les personnes qui traversent une période particulièrement stressante, que ce soit au travail ou dans leur vie privée ;
  • les personnes qui doivent rester actives malgré la maladie ou pendant leurs règles.

Autres particularités de la pompe Tandem t:slim X2

La t:slim X2 possède plusieurs caractéristiques qui la distinguent des autres pompes à insuline. Outre les avantages décrits ci-dessus, la t:slim X2 présente les caractéristiques suivantes :1

  • un design élégant et moderne ;
  • un grand écran tactile couleur pour une utilisation simple et claire ;
  • un logiciel qui peut être mis à jour régulièrement, pour que les utilisateurs suivent les derniers développements technologiques sans avoir à acheter une nouvelle pompe, (pendant la durée de la garantie de 4 ans).

 

Son design compact, ses fonctionnalités intelligentes et sa technologie de pointe font de la t:slim X2 un bon choix pour les personnes qui sont constamment en mouvement. Ce dispositif innovant et sa technologie révolutionnaire permettent aux personnes atteintes de diabète de gérer leur maladie sans difficulté, de moins s’inquiéter et d’aborder de front les défis et les bonheurs de la vie.

Pour en savoir plus sur les avantages uniques de la t:slim X2

consultez notre page produit!

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Sources :

  1. Brochure patient t:slim X2 https://www.makingdiabeteseasier.com/be/sites/be_fr/files/2024-12/ML-1007519_A_Print_Patient_Pack_Control-IQ_OUS_FINAL_Print-Ready_be-FR%20-%20mgdL%202024.pdf
  2. NICE publishes Medtech Innovation Briefing on the Tandem t:slim X2 insulin pump for managing blood glucose levels in type 1 diabetes. Published October 2020. https://uk.healthcare.airliquide.com/sites/alh_uk/files/2022-10/press-release-nice-medtech-innovation-briefing-.pdf
  3. First Automated Insulin Delivery System in the World to Feature Dexcom’s Most Advanced CGM Technology. Published 6 December 2023. https://investor.tandemdiabetes.com/node/15071/pdf
  4. t:slim X2 Insulin Pump User Guide. https://www.makingdiabeteseasier.com/be/produit-support/formations-ressources
  5. Flying with your Tandem t:slim X2 Insulin Pump. https://www.makingdiabeteseasier.com/be/sites/be_fr/files/2022-06/BE-ml-1000524_b-print-travel-info-card.pdf
  6. The International Diabetes Closed-Loop Trial, Protocol 31. Accessed 11 July 2024. Available from: https://www.tandemdiabetes.com/docs/default-source/collateral/ml-1005076_a_print_flyer_pivotal_trial_control-iq.pdf?sfvrsn=b44604d7_8
  7. Chico A, Moreno-Fernández J, Fernández-García D, Solá E. The Hybrid Closed-Loop System Tandem t:slim X2 with Control-IQ Technology: Expert Recommendations for Better Management and Optimization. Diabetes Ther. 2024;15(1):281-295. doi:10.1007/s13300-023-01486-2. https://link.springer.com/article/10.1007/s13300-023-01486-2
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Merci d’être là. Merci pour ces petits gestes du quotidien ?

Journée Mondiale du Diabète | “The Small Gestures #ChaqueGesteCompte”

En novembre, le mois de la sensibilisation au diabète, mettons en lumière nos amis qui sont toujours là pour nous ! ?


Les personnes vivant avec un diabète de type 1 savent combien chaque geste compte, que ce soit un sourire rassurant, un jus tendu au bon moment ou des mots de réconfort dans les moments difficiles. The Small Gestures, notre nouvelle campagne pour la Journée mondiale du diabète, célèbre ces moments et ces petites attentions que les proches prodiguent au quotidien pour rendre la vie avec le diabète un peu plus facile à vivre. 

Notre vidéo raconte les histoires de ces petits gestes précieux. Regardez et découvrez comment de simples attentions peuvent faire toute la différence.

 

Exprimez votre gratitude avec le "Buddy Circle"

Pour l’occasion, participez à notre campagne "Buddy Circle" !
Utilisez notre filtre Instagram pour remercier ces amis, partenaires, et familles qui vous ont soutenus. Partagez un moment spécial et créez votre vidéo ou photo en utilisant le filtre dans vos Stories et Reels.
 

Comment utiliser le filtre Instagram: 

  1. Allez sur notre page Instagram @makingdiabeteseasier_be et accédez à notre filtre MDE-Buddy Circle, ou trouvez le directement dans les filtres story ou Reels en cherchant MDE BE Buddy Circle.
  2. Créez votre vidéo en exprimant votre gratitude envers votre proche.
  3. Publiez en mentionnant @makingdiabeteseasier_be et utilisez les hashtags #TheSmallGestures #BuddyCircle.
How to use the Buddy Circle filter?

Merci d’être là. Merci pour ces petits gestes du quotidien ? 

Ensemble, rendons hommage aux héros du quotidien qui rendent le diabète plus facile à vivre. ?

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Traitement de l'hyperglycémie

Un diabétologue explique le diagnostique du diabète à son patient.

Ce guide ne remplace en aucun cas les recommandations de votre médecin traitant.

Si l'on vous a diagnostiqué un diabète, vous avez peut-être entendu parler de l'hyperglycémie, c'est-à-dire de l'élévation du taux de sucre dans le sang ou de la glycémie [1]

Vous avez peut-être appris les causes et les symptômes de l'hyperglycémie, ou votre équipe soignante vous a peut-être montré comment vérifier si votre glycémie est élevée.

Cet article examine comment vous pouvez traiter l'hyperglycémie une fois que vous l'avez identifiée, les situations dans lesquelles vous pourriez avoir besoin d'aide pour traiter l'hyperglycémie, et comment réduire le risque d'un autre épisode.

Diagnostiquer l'hyperglycémie

Avant de pouvoir diagnostiquer et traiter l'hyperglycémie, vous devez reconnaître les signes indiquant que votre glycémie est élevée. Il se peut que vous n'ayez pas les mêmes signes que quelqu'un d'autre, vous devrez donc apprendre ce que vous ressentez lors d'un épisode d'hyperglycémie.

Remarquer les signes

La première étape de la détection de l'hyperglycémie consiste à remarquer les signes que vous ressentez lorsque votre glycémie est élevée. 

Les signes d'hyperglycémie peuvent être les suivants [1, 2] :

  • Soif extrême
  • Uriner beaucoup 
  • Se sentir très fatigué

Au fur et à mesure que l'hyperglycémie progresse et s'aggrave, votre état mental peut également changer, vous pouvez vous sentir léthargique et avoir des difficultés à vous concentrer ou à voir [1, 2].

Si vous souffrez d'une affection associée à l'hyperglycémie, appelée acidocétose diabétique (ACD), vous pouvez également avoir des nausées ou vomir, ressentir des douleurs dans l'abdomen ou respirer rapidement [1, 2, 3].

Vérifier sa glycémie

L'étape suivante si vous pensez que votre glycémie est élevée est de la vérifier.

De nombreuses personnes utilisent un glucomètre portatif pour vérifier un petit échantillon de leur sang et mesurer le glucose qu'il contient [4]. C'est ce que l'on appelle la « surveillance de la glycémie capillaire » ou BGM capillaire. Votre équipe soignante vous a peut-être expliqué ce processus, car la surveillance fréquente de la glycémie peut vous guider dans divers aspects de la gestion du diabète, comme le choix de la dose d'insuline à prendre et de l'alimentation à consommer [4].

Certaines personnes atteintes de diabète peuvent également utiliser un appareil de mesure du glucose en continu (CGM) pour mesurer leur taux de glucose [4]. Les appareils CGM mesurent les niveaux de glucose dans le liquide interstitiel (le liquide qui entoure le tissu adipeux) à l'aide d'un capteur et se présentent sous deux formes [4]. Un type de CGM vous donnera une lecture continue de votre glycémie - récepteur, application mobile, smartwatch ou pompe - et peut avoir des alarmes pour vous alerter si vous êtes en dehors des limites [4]. Le second type vous indique votre glycémie lorsque l'émetteur CGM est scanné par un lecteur ou un smartphone [4].

Une autre méthode de mesure de la glycémie dont vous avez peut-être entendu parler est le test HbA1c [4]. Votre équipe soignante vous a peut-être parlé de ce test, ou on vous a peut-être fait une prise de sang à cette fin lors d'un examen du diabète. 

Cependant, le test HbA1c ne mesure pas la même chose que le test de glycémie - il est utilisé pour évaluer votre gestion du glucose à long terme [2, 4]. Votre HbA1c est une mesure de votre glycémie moyenne au cours des trois derniers mois [4]. Contrairement au lecteur de glycémie et au CGM, elle ne peut pas vous indiquer votre glycémie actuelle [4].

Traitement de l'hyperglycémie

Pour les personnes atteintes de diabète de type 1, les épisodes d'hyperglycémie peuvent survenir tous les jours [2]. Cela peut être dû à un certain nombre de raisons, comme un manque d'insuline (si vous oubliez une dose ou si vous ne prenez pas assez d'insuline par rapport à votre consommation de glucides, par exemple [2]). D'autres facteurs peuvent également entraîner une hyperglycémie, comme le stress, la maladie ou l'exercice physique intensif [2].

Bien que cela puisse être frustrant, il s'agit rarement d'une urgence médicale [2].

Comment réduire la glycémie en cas de diabète de type 1 ?

La plupart du temps, l'hyperglycémie est traitée avec de l'insuline [2]. Votre équipe soignante discutera avec vous de ce qui constitue pour vous une glycémie élevée ou basse afin que vous connaissiez vos propres objectifs [5].

Lorsque vous vous administrez de l'insuline, il existe deux types de doses : la dose d'insuline basale et le bolus [6]

La dose basale permet de répondre à vos besoins de base en insuline [6]. Si vous vous administrez de l'insuline par injection, vous le ferez probablement une ou deux fois par jour avec un type d'insuline à action prolongée [6]. Si vous utilisez une pompe à insuline, votre dose de base est l'insuline à action rapide que la pompe vous administre en permanence [6].

Un autre type de dose est appelé bolus [6]. Le bolus est celle que vous vous administrez pour gérer les changements de votre glycémie qui seraient provoqués par la prise d'un repas [6]. Elle peut également être utilisée pour réduire votre glycémie si elle est en dehors des limites [6].  Si vous vous administrez de l'insuline par injection, il s'agira probablement d'un type d'insuline à action rapide [6]. Si vous utilisez une pompe à insuline, le bolus peut être donné par une dose rapide d'insuline provenant de votre pompe [6].

Traiter un épisode d’hyperglycémie

Si vous avez un épisode d'hyperglycémie, la première chose à faire est de prendre de l'insuline [2]

Votre médecin ou votre équipe de soins du diabète doit vous expliquer votre « facteur de correction », c'est-à-dire la quantité d'insuline dont vous aurez besoin pour réduire votre glycémie [2].

Si vous utilisez une seringue ou un stylo pour prendre de l'insuline et que votre glycémie n'a pas réagi dans les deux heures, vous pouvez prendre une deuxième dose de « correction » [2].

Il est important de ne pas prendre trop de doses d'insuline, car cela peut entraîner une hypoglycémie, c'est-à-dire une baisse du taux de glucose dans le sang. Il convient de rappeler que l'insuline met 20 à 30 minutes pour agir et qu'elle continue à faire effet pendant 4 à 5 heures [2].

Lors d'un épisode d'hyperglycémie, vous devez boire beaucoup d'eau ou d'autres boissons sans glucides [2].

Vous devez appeler votre médecin généraliste si votre glycémie reste élevée après la prise d'insuline [2].

Que faire après un épisode d'hyperglycémie ?

Après un épisode d'hyperglycémie, vous devrez peut-être prendre quelques mesures. 

Pour vous assurer que vous avez traité votre hyperglycémie avec succès, vous devrez peut-être vérifier votre glycémie plus souvent que d'habitude [5].

Vous voudrez peut-être réfléchir à la quantité d'insuline que vous prenez [5]. Lors de votre prochaine discussion avec votre équipe soignante, celle-ci pourrait décider de changer la quantité d'insuline que vous prenez, le moment où vous la prenez ou le type d'insuline que vous vous administrez [5].

Comme toujours, si vous avez des inquiétudes concernant votre glycémie, la dose d'insuline ou le type d'insuline que vous prenez, vous devez en discuter avec votre équipe de soins.

Traitement d'urgence de l'hyperglycémie

Il existe deux grandes urgences diabétiques associées à une glycémie élevée : l'acidocétose diabétique (ACD) et l'état hyperglycémique hyperosmolaire (EHH) [7].

Dans les deux cas, il y a hyperglycémie et déshydratation [7]. La prise en charge de ces deux états implique certains des mêmes traitements, bien qu'ils puissent être administrés à des rythmes différents [7] :

  • Liquides. Ils seront généralement administrés par goutte-à-goutte dans une veine [7]. Il s'agit de corriger la déshydratation importante que les deux maladies peuvent provoquer [7]
  • Insuline. Elle peut être administrée dans l'une de vos veines sous forme de perfusion à débit fixe [7]. La perfusion d'insuline permet de ramener votre glycémie à des niveaux plus normaux [7].
  • Remplacement des électrolytes. Dans le cadre de ces syndromes, les niveaux de substances chimiques dans votre sang peuvent devenir anormaux [7]. Il se peut que l'on vous donne des gouttes contenant des électrolytes comme le potassium jusqu'à ce que vos niveaux soient normaux [7]

Si vous ne vous sentez pas bien, en particulier si vous avez mesuré votre taux de cétones et constaté qu'il était élevé, vous devez demander une assistance médicale.

Une jeune femme est en train d'avoir les effets d'une hyperglycémie

Comment prévenir l'hyperglycémie

Si vous avez eu des épisodes répétés d'hyperglycémie, ou si vous avez reçu un traitement d'urgence, vous voudrez peut-être discuter avec votre équipe soignante des moyens de maintenir votre glycémie dans l'intervalle [5].

Votre médecin pourrait vouloir discuter avec vous pour voir s'il y a des obstacles à la prise de vos médicaments contre le diabète tels qu'ils ont été prescrits [5]. Si vous prenez correctement vos médicaments, mais que vous souffrez toujours d'hyperglycémie, votre équipe pourrait vous suggérer de modifier les médicaments que vous prenez pour améliorer la gestion de votre glycémie [5].

Des études ont montré que les personnes qui gèrent mieux leur glycémie [8] :

  • vérifient plus souvent leur glycémie
  • oublient moins souvent leurs doses d'insuline
  • administrent leurs doses bolus avant un repas plutôt que pendant ou après
  • font plus souvent de l'exercice.

Si vous pensez que vos épisodes d'hyperglycémie peuvent être dus à des difficultés à mesurer votre glycémie, demandez à votre équipe soignante quelle est la méthode la plus appropriée pour contrôler vos niveaux de glucose [9]

 

L'hyperglycémie peut entraîner des complications à court et à long terme [6, 7]. Avec le temps, vous pouvez apprendre à reconnaître les premiers signes d'hyperglycémie [1]. 

En connaissant vos objectifs glycémiques et avec l'aide de votre équipe soignante, vous pouvez prendre des mesures pour gérer l'hyperglycémie et réduire le risque d'épisodes ultérieurs [5, 6].

 

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Sources :

  1. Mouri M, Badireddy, M. Hyperglycaemia. StatPearls. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2022 Jan. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK430900/
  2. JDFR. Type 1 Diabetes High Blood Sugar Symptoms: Hyperglycemia Symptoms. Accessed August 2022. Available at: https://www.jdrf.org/t1d-resources/about/symptoms/blood-sugar/high/
  3. Trachtenbarg, D. E. Diabetic Ketoacidosis. American Family Physician; 2005, 71(9): 1705-1714.
  4. Holt, RIG et al. The Management of Type 1 Diabetes in Adults. A Consensus Report by the American Diabetes Association (ADA) and the European Association for the Study of Diabetes (EASD). Diabetes Care. 2021; 44 (11): 2589–2625.
  5. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Manage Blood Sugar. Accessed April 2022. Available at: https://www.cdc.gov/diabetes/managing/manage-blood-sugar.html.
  6. Cooke, DW, Plotnick, L. Type 1 diabetes mellitus in pediatrics. Pediatr. Rev. 2008; 29: 374-385.
  7. Dhatariya, K. Blood Ketones: Measurement, Interpretation, Limitations, and Utility in the Management of Diabetic Ketoacidosis. The review of diabetic studies. 2016;13(4):217-225. doi:10.1900/RDS.2016.13.217.
  8. Simmons, JH et al. Differences in the Management of Type 1 Diabetes Among Adults Under Excellent Control Compared With Those Under Poor Control in the T1D Exchange Clinic Registry. Diabetes Care. 2013; 36 (11): 3573–3577.
  9. Deiss, D. et al. Improved Glycemic Control in Poorly Controlled Patients with Type 1 Diabetes Using Real-Time Continuous Glucose Monitoring. Diabetes Care. 2006; 29 (12): 2730–2732.
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